‹ Description du Musée des Antiques de ToulouseChapitre 29 sur 102 · Le pavé de cette petite chapelle est fermé en partie de · texte numérisé non relu

Le pavé de cette petite chapelle est fermé en partie de

fragmens de mosaïques retirées de l’une des hahi tâtions de Calagorris , au N. E. de la Villa impériale. Le dessin n’en est pas extrêmement délicat , les cubes sont gros et assez mal taillés. '

285. Une autre mosaïque , trouvée aussi à Calagorris , a été transportée entière et placée sous l’arc ogive qui conduit dans la chapelle. Plus délicate que celle qui vient d’être indiquée , elle pavait une très-petite chambre dont les murs s’élevaient encore de quelques centimètres au-dessus du sol. C’est l’une de celles marquées h , dans le plan <]iie j’en ai publié eu 1 83o '.

En enlevant quelques moëlons d’un mur de séparation, on s’aperçut que l’on avait pratiqué sous cette mosaïque une excavation. C’était dans l’un des angles. Elle était recouverte par une voûte plate , qui depuis long-temps s’était en partie afifaisséc. Lâ existait un petit caveau sépulcral , dont les murs étaient peints de manière à imiter un marbre à larges veines rouges. Dans le fond paraissaient les restes d’un enfant , une lampe brisée et en terre cuite , plusieurs osselets , quelques jetons en ivoire colorés en vert , et le squelette assez bien conservé d’un passereau. Cette découverte inattendue a sans <loute révélé le secret d’une mère , car quelle autre qu’ime mère aurait dérogé aux coutumes générales , aux habitudes des peuples de l’antiquité en faveur d’un enfant ? Enlevé par une mort prématurée , il ne fut pas cependant entièrement

I Histoire et Mémoires de l'Académie de Toulouse, Nouvelle série , It. Seconde partie, pl. U.

séjwrc <le celle qui lui avait donné la vie. I.e LAcLer ne consuma point ses formes délicates ; son lomljeau fut placé dans la demeure de sa mère : avec lui furent ensevelis, et les jouets de ses premières années et l'oiseau qui voletait autour de lui , qui recevait de lui sa nourriture. Au-dessus du caveau , une mosaïque étendit scs élégans rinceaux , ses rosaces de couleurs variées, et, seule peut-être, celle qui avait fait construire ce sépulcre , connaissait la place exacte où reposait son enfant.

IVIONUMENS DIVERS EN BRONZE, EN FER, EN PLOMB, EN VERRE ET EN TERRE CUITE.

Plusibdrs collections d’antiquités ont été formées à Toulouse durant le 1 siècle , et quelques habitons de cette ville étudièrent alors, avec des succès non contestés, la numismatique et les monumens des differens âges. Tandis que Dom Pont faisait un cours de Littérature biblique et un autre de Littérature Grecque , dans l’hôtel de rAcadéniie des Sciences , M. le P. Caulet-de-Gragnague , élève de Rollin , formait une belle suite de médailles impériales, et M. Clément de Saint-Amand ajoutait chaque jour aux richesses de son cabinet. Plus .de 4>ooo médailles en or , en argent et en bronze , étaient acquises par lui et décrites dans un savant catalogue que nous possédons encore Des hasards heureux ’ lui prfjcurèrcnt des objets d’une grande rareté ou d’un prix assez élevé. C’est ainsi que deux Pacatiens à revers dif-

1 Catalogu.t veteram numismatun quœ Tolo^tœ collept Caroîux Clemens Martin de Saint-Amand , ab anno 17*7 , très sériés eontinens : i.**" consularem ar^enteam. a.»”' Jmperialem aif^enteam. 3 »"» Jmperialem aream primi moduli 'y a vol. in-fol.* Ms». Aux suites indiquées dflns Ce titre, il faut a|ouier un grand nmnlire de médailles de moyen et de petit bronze qui , depuis la mort de M. de Suiiit-Amand , sont entrés dans sa collection encore conservée,

2 Quelques découvertes eurent lieu prè.s de Toulouse pendant la vie de M. de Saint-Amand. Le trésor antique que l’on trouva près de Foix enrichit sur-tout sa collection. Voici ce qu’on trouve à ce sujet dans la préface du Catalogue,,,, *iSed qiiod finem omnem excedit, nec ulli antiqnario contigit unquàm , aul fortè coniinget , sexaginta numismatiini argentearum milita , rc',èm ex Au/no *fossa, milii endita fucranf ut ex his quidquid

férens, une TranquiUina Augusta , une Cornelia Sapera, et d'autres médailles non moins rares , entrèrent dans ses collections.

II rassembla aussi quelques bronzes antiques. A sa mort, ses collections furent achetées par l’Académie des Sciences.

Les médailles romaines rassemblées par M. le Marquis de Gardouch de Bclestat ont été dispersées.

La collection de M. de Carbon a de même été perdue pour Toulouse.

M. le Marquis d’Aignan d’Orbassan , retiré dans le château de ce nom , près d’Auch , y porta ses médailles et ses marbres antiques.

Le beau cabinet de M. de Monlégut , formé principalement de monumens découverts dans Toulouse et dans les lieux voisins de cette ville , a été vendu et emporté à Paris. Le médailler de M. Magi a de même été , dit-on , transporté dans la Capitale.

Je n’aurai à indiquer ici que le reste des collections de l’Académie et le petit nombre d’objets rassemblés par M. Bibent.

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