Monument sépulcral sur lequel on a représenté (gravé
creux) Pierre du Moulin, archevêque de Toulouse. Ce r lat fut d’abord juge d’appeaux, et maître des requêtes. Il cupa aussi la place de garde du sceau et de vice-chance pour le roi en Languedoc , lorsque Charles VU, p«r son i daté de Saumur, le 1 1 octobre < 44^7 établi à Toula le parlement, déjà donné à cette province en i 4'97 ^
primé en i 4 a 8 . Ce parlement fut installé le 7 avril i4<
f >ar du Moulin et le célèbre Jacques Cœur. Denis du M in, frère du premier, avait occupé le siège épiscopal Toulouse depuis 142 s juqu’eu époque à laquelle
fut nommé évêque de Paris. Son frère lui succéda dans la pitalc du Languedoc. Il lit embellir le palais destiné à sa
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meure , et construire ii ses frais le grand portail de l'Eglise Saint-Eticune, où Ton plaça la statue de son frère et la sienne. Ce prélat aimait les lettres, et composa plusieurs ouvrages qui ne sont point parvenus jusqu’à nous. Il parait que dans le nombre il v avait quelques jK)csies. La maladie contagieuse qui ravageait Toulouse en , força ce prélat d’aller chercher un asile dans le château de Balma ; mais il y trouva la mort le 3 octobre de cette année. Voici l’épitaphe gravée sur son tombeau :
Hoc quiescit tumulo urhis Tolosæ digrn’ssinuts A rehipreesul Petrus de Molendino , noLdis generc , (U'tiuni Magister,
utroque jure Licenliatus ac linguœ occitanæ RcgLi vice
Cancellarius et poctarum Monarcha , qui anno Domini M. cxcc. ht. Dominus in xeo fChristoJ tertio octobris healo fine quievit.
579. Pierre sépulcrale de Bernard du Rosier ou de Rosergio, Archevêque de Toulouse, Comte ès lois, etc. Il naquit dans cette ville selon Nicolas Bertrand, ou au Mas-de-Saintes- Puelles, en Lauraguais, suivant Guillaume Benoit. D’abord chanoine de la métropole, il fut successivement évêque de Bazas en «44*^5 transféré en i43o sur le siège de Monlauhan. Après la mort de Pierre du Moulin , il fut nommé archevêque de Toulouse par le chapitre de cette métropole. Il composa plusieurs ouvrages qui étaient conservés dans la bibliothèque du chapitre , et engagea frère Etienne de Ganno, religieux cordelier, à écrire l'histoire de Toulouse. Il mourut le i8 mars i474' L’inscription placée sur son tombeau doit être lue de la manière suivante :
Hic jacet reverendissimtis in Christo Pater Dominus Bet"nardus de Rosergio , Archiepiscopus Tolosanus , utriasque juris Doctor, et in sacra pagina Magister, qui obiit Tolosæ xviij martii anno Domini m. cccc. lxxiiii , cujus anima in pace requiescat. Amen.
580. Statue sépulcrale et couchée d’un Evêque. Ce monument qui n’occupai tpoint sans doute, à une époque reculce,la place où on le voyait naguère dans le chœur de l’église de S. Etienne, n’est accompagnée d’aucune insc/iption qui puisse faire reconnaître ce prélat. Catcl n’a pas fait mention de ce monument dans le chapitre de ses Mémoires sur le Languedoc , où il parle des Evêques et des Arehevêques de Toulouse. Le
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Sl^le et le travail indiqucntque le monument n’a pu être sculpté que dans le r3.‘"' ou siècle, et ce ne fut que |>our ne
laisser aucune recherche à faire à ce sujet, que j’étendis autrefois mon examen même jusque dans le ih.*"'
Après la mort de Fulcraud , arrivée dans l'année i aoo , on sait qu’un schisme divisa l'église de Toulouse , et que deux portions du chapitre nommèrent chacune un évêque. Raymond Arnaud fut bientôt dépossédé ; Raymond de Rahaslciis fut déposé en i2o5. Le célèbre Foulques, qui succéda à ce dernier, reçut les honneurs de la sépulture dans l’église de l’ahhaye de Grandselve. Raymond de T’algar a été enseveli dans l’église des Dominicains ou Frères prêcheurs. Bertrand II était de la famille des seigneurs del’Isle-Jourdain, et portait les mêmes armes que les comtes de Toulouse, c’està-dire, de gueules a la croix clcchce , vidée et pommelée et or *. Hugues Mascaron avait son tombeau dans l’église des Dominicains. Saint Louis de F rance mourut à Brignoles , et son corps, transporté à Marseille, fut ensuite enlevé par les Arragonnais. Les armes sculptées sur ce monument suffiraient d’ailleurs pour montrer que l’on n’a point voulu représenter cet évêque. Arnaud Roger de Comminges portait l’écu bien connu de sa famille. Le cardinal Pierre de la Capelle-Taillefer passa, vers i ’io5, du siège de Toulouse à celui de Palestrine. Gaillard de Preissac fut nommé à l’évêché de Riez , qu’il n’accepta pas, lors de l’érection de Toulouse en métropole.
Nous avons épuisé la liste des évêques pendant le 1 3.“' siècle et le commencement du et cependant nous n’avons
trouvé aucun prélat auquel on puisse attribuer ce monument.
En recherchant parmi les archevêques, bien que les insignes portés par la statue ne paraissent indiquer qu’un évêque, je ne sais si nous serons plus heureux.
Jean de Comminges étant de la même famille que Arnaud II, est par cela même exclu du nombre de ceux pour lequel ce monument aurait pu être fait, puisque les armes que l’on y remarque sont différentes de celles de la maison de Commin-
f res ] d'ailleurs, Jean de Comminges se démit en iJaS. Guilaume de Laudun en fit autant en 1 345 ; Raymond de Canillac quitbi aussi le siège en i35o. Etienne Audebrand ou Aldebrandi vint ensuite, et nous n'avons pu retrouver son écusson.
t Dictionnairf généalogique €t héraldique , n,555*
n en est de même pour Gaudfrid de Vayroles Nous avons le monument de Jean de Cardaillac , et l’on sait que l'écu de sa famille est Je gueules au lion arme, lampassc et couronné d’or, àl’orle de treize besans d! argent^. François de Gmzié renonça à rarclievêclié de Toulouse, vers iJga. Nous avons les monumens de Pierre de Saint-Martial et de Vital de Castelmaur. Rien n’indique d’abord que ce soit celui de Dominique de Florence , qui avait cependant un tombeau dans l’éi^lise de Saint-Etienne, tombeau sur lequel on lisait une inscription que Catel ne rapporte pas , mais dont il fait mention. Et cependant on doit peut-être s’arrêter à l’opinion que ce monument représente ce prélat. Denis du Moulin fut transféré sur le siège de Paris. Pierre du Moulin, son frère et son successeur, avait une tombe plate que nous possédons encore. Nous avons aussi un monument du même genre consacré à Bernard de Rosergio ou du Rosier. Pierre Dulion y successeur de celui-ci , avait des armes bien difiërentes de celles qu’on voit sur le monument qui nous occupe. Hector de Bourbon ne peut être compris dans le nombre de ceux sur les sii^es héraldiques desquels on peut former quelques doutes. Ce prélat ferme la liste des archevêques de Toulouse pendant le 1 5.“' siècle. Le style indique le 1 4.“', et, faute de mieux , on peut aussi l’attribuer à Dominique de Florence , si ce n’est à ua prélat étranger à la ville de Toulouse.
581 . Cette autre statue sépulcrale est celle de Jacques Isalguier , issu de cette antique famille qui a joui d’une si grande considération dans Toulouse , et qui entra plusieurs fois dans les charges municipales de cette ville. On a retiré, en 1791 , ce monument en stuc qui provient du cloître de la Daurade , du mausolée en forme de cbapcllequiappartcnaitauxlsalguiers. La voûte était peinte en azur et semée d’étoiles d’or. Des bas-relief, aussi en stuc, de l’époque de la renaissance, en couvraient les murs. Jacques Isalguier vivait encore en i5o4,et cette année même il fut Capitoul.