HONG
FV
CVLATTI
Voici la restitution proposée par M. L. Renier dans les notes de la nouvelle édition des Recherchée de Spon, p. 39.
C{aio) Ula([tio\ C[a%î) fil\io)], Aspr[enati, apud] Seguaia[vo8 omni-
b{ti8)] hono{ribti8) fu{ncto), C{aiu$) UlaUi\u8 fii{iu8), p(onendum)
c{uravit)].
Traduction :
« A Gaius Ulattius, fils de Gains Asprenas, qui a rempli tous les
honneurs chez les Ségusiaves, Caius Ulattius , son fils, a pris soin
de faire élever ce monument. »
Cette inscription, gravée sur un monument élevé dans Lyon mémer prouve que les Ségusiaves conservaient teur nationalité dans cette ville, qui n'était pas, comme on Ta dit, )a capitale du peuple sur le territoire duquel elle avait été fondée.
Le nom d'UlatUus se trouve sur une autre inscription donnée par M. de Boissieu (3), d'après un monument transporté de Lyon à Ternay, sur les bords du Rhône, où il est encore. En voici la restitution certaine proposée par l'épigraphiste lyonnais :
<( D{ii8) M{anibu8) et memoriœ ceîemœ. Caio) lJlat[tio) Meleagri^ 8evir{o) aug[ii8tali) C{oloniœ) C{opiœ) C{laudiœ) Âug[mtœ) Lug'^dunensis)^ patrono ejusdem corpor{i$), item patrono omnium corpor{um) Lug{dunt) licite eoeuntium. Memmia Caeeiana conjtmx eareofago condidit^ et$[ub) a{scia) d{edieavit),
(1) Recherches^ !'• édit., p. 35, ci Mi&cellan.^ p. 470.
(2) Préparations y p. 8.
(3) Inscriptions ant. de Lyon, p. 206-7.
Traduction :
(( Aux dieux Mânes et à la mémoire éternelle. A Caius Ulattius Meleager, sévir augustal de la colonie de Lyon (Colonia Copia Claudia Àugusta Lugdunensia), patron de sa corporation, patron également de toutes les corporations de Lyon reconnues légalement. Memmia Gassiana,sa femme, a fait dresser ce sarcophage, et Ta dédié sous Yascia. »
On voit que Caius Ulattius Meleager était Lyonnais par ses fonctions; très-probablement c*est lui qui figure à la fin de Tinscription de la rue de Flandre donnée plus haut, et qui nous fait connaître deux autres membres de la famille des Ulattius. Né à Lyon, où s'était fixé son père, et honoré d'emplois publics dans cette ville, il n'avait pas de motif pour conserver la nationalité de celui-ci.
Ces deux monuments nous font connaître trois ou peut-être quatre générations d'une famille ségusiave, et non pas lyonnaise comme le dit M. de Boissieu :
1 ^ Caius (Ulattius) , père du suivant ;
2^ Caius Ulattius Asprenas, pour qui est le monument de la rue de Flandre ;
3^ Caius Ulattius , qui fit ériger ce monument;
li^ Caius Ulattius Meleager, au nom duquel est le monument do Ternay, et dont la femme était Memmia Cassiana.
S 10. (Premier ou deaxième siècU.)
On lit l'inscription suivante sur un ex voto trouvé à Bagnères-de- Lacht)n, et conservé aujourd'hui au musée de Toulouse. Ce monument se compose d'une petite table de pierre ayant 22 centimètres de hauteur sur 17 de largeur.
NYMPdS
GASSIA
TOVTA
SEGVSIAV