‹ Description du pays des Ségusiaves, pour servir d'introduction à l'histoire du LyonnaisChapitre 9 sur 36 · MARC · texte numérisé non relu

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Restitution proposée par M. de Boissieu (3) :

{jBr)bs Fe{lic)iu$ [ou Feronim ou Fenitis]^ ur{bi8) curat{or) [Sé)gu-' siavi8^n{obil%$ mé)moriœ {Pe)tronio Gemin{io) Marc(o) Marc(iano),

Restitution proposée par M. Mommsen (4) ;

{Er)o8, Fe{lix, Stat)iu8, lJr{hicuB ^ pro)c%irat{pres in Sé)gii8iavi9 n{egotn^ tne)moriœ (et honori pa)troni [p{o8uerunt) Caijo Gémin{io) Marc[eUo) 3Iarc{iano).

Traduction de la restitution de M. Mommsen, qui nous paraît bien préférable :

<( Eros, Félix, Statius, Urbicus, agents d'affaires chez les Ségu*'

(0 Voyez le fac-similé exact de cette inscription ci-joint, pi. IV. Il a déjà été donné dans les Mémoires de la Société des Antiqfiaires de France, I. XVIII, p. 263 ; dans notre Mémoire sur les origines du LyonnaiSy p. 48; é2ins les Inscriptions antiques de Lyon de JA. de BoissieU, p. 118, et dans les Recherches sur le Forum Segusiavorum de M. Roux, pi. 1.

(2) On en trouvera im fac-similé dans les Inscriptions antiques de Lyon de M. de Boissieu, p. 123, et dans les Recherches de M. Roux, pi. 3.

(3) Inscriptions antiques de Lyon, p. 123.

(4) Annal, de Tlnslit. de correspond, archéol. de Rome, 1853, p. 62*

slaves» ont élevé ce monument à la mémoire et à la gloire de leur patron , Caius Gemînius Marcellus Marcianus. »

Au reste, qu'on rejette Tune et l'autre restitution» ce qu'autorise l'état de mutilation du monument, il n'en résulte pas moins la preuve

de la persistance de l'aulonomie du peuple ségusiave et son indépendance de Lyon.

S 8. (Premier pu deuxième siècle.)

L'inscription suivante (1) se lit sur une pierre provenant des dé* montions du vieux pont du Change ou pont de Pierre, à Lyon, pont qui datait du onzième siècle, et qui a été reconstruit en 1846. Elle est aujourd'hui conservée au musée des Antiques de la ville do Lyon;

pmâglioprIsciân

segvsiavo patripamaeprisciam

LIAE

La pierre sur laquelle elle se trouve est un énorme bloc en calcaire jurassique, ayant 1 mètre de large et 1 mètre 56 cent, de haut. Les lettres des trois premières lignes ont environ 56 millimètres de hauteur; elles sont d'une belle exécution et parfaitement conservées, grâce à l'emploi qu'on avait fait de foit bonne heure de la pierre qui les porte. Les lettres liae de la quatrième ligne n'ont pas moins de 27 centimètres de hauteur, et prouvent que ce monument faisait suite à un ou à deux autres érigés probablement à des membres de la môme famille par les trois provinces des Gaules qui avaient fait construire le temple de Rome et d'Auguste au con* fluent du Rhône et de la Saône. £n effet, ces quatre lettres sont la un de la formule très provinciœ Galliœ, ou tre$ Gaîliœ, si communes sur les inscriptions provenant de ce temple.

Restitution proposée par M. de Boissieu (2) :

P{ublio) Maglio Prt$cian{6), Segu$îavo, patri Pâma Priscianœ.

(1) On en trouvera un fac-similé identique dans les Inscriptions anti^ ques de Lyon de M. de Boissieu; d^nsV Histoire de Lyon de M. Monfalcon, et dans les Recherches sw U Forum Segusiavorum de M. Roux.

(2) Nous en proposerons une autre, quant aux deux derniers mots, dans notre travail sur le temps d'Auguste ; mais la discussion que cette ioterprétakion nécessite serait ici sans intérêt.

Traduction :

If A Publias Maglius Priscianus» Ségusiave, père de Pâma Prisdana. »

S 9. (Premier oa deuxième siècle.)

L'inscription suivante se lisait jadis sur une pierre placée dans la

rue de Flandre» à Lyon, et que Spon (1) et Menestrior (2) ont vue

et décrite :

CVLM

ASPR

SEGVSIA

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