‹ Description du pays des Ségusiaves, pour servir d'introduction à l'histoire du LyonnaisChapitre 15 sur 36 · Livre I, chap. x (p. 187 de l'édition Nisard · texte numérisé non relu

Livre I, chap. x (p. 187 de l'édition Nisard

uCompluribus his prsliis pulsis; ab Ocelo, quodest citerions provinciae extremum, in fines Vocontiorum ulterioris provinciœ die septimo pervénit : inde in AUobrogum fines ; ab Allobrogibus in Segusianos exercitum ducit. Hi sunt extra Provinciam trans Rhodamon prinU, n

La dernière phrase (en italique) parait être une glose introduite dans le texte. On ne la trouve pas dans la traduction grecque des Commentaires, qui date du quatorzième ou du quinzième siècle, et qui a été publiée dans la collection de Lemaire (in-8<*) ; mais c'est une

(1) Ce livre est le plus ancien qui fasse mention des Ségusiaves. C'est à tort qu'on a cru voir le nom des habitants du Lyonnais dans un passage du plaidoyer de Cicéron pour P. Quiniius. Au lieu du mot Sebusianos, qu'on imprime habituellement, c'esi Sebaginos que portent les manuscrits 6369 et 7777 de la Bibliothèque nationale, de même que le célèbre manuscrit de Dresde. Or ce mot n'a aucun rapport avec le nom' des Ségusiaves; d'ailleurs le fond même du discours prouve qu'il n'y est pas question de ces derniers. En effet, il s'agit au procès des propriétés de deux citoyens romains qui furent, mises en vente à Narbonne plus de vingt ans avant l'arrivée de César dans les Gaules, c'est-à-dire avant que les Romains possédassent rien hors de la province. Évidemment c'est dans cette dernière qu'étaient situés les domaines en litige, et non dans la Celtique, où Nevius, l'une des parties, n'aurait pu faire exécuter les lois romaines contre l'autre par ses agents, ce qu'il fit cependant, en se prévalant de la noncomparution de Quintius devant les magistrats de Rome, à un jour donné.

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