M-XIIII
En l'absence du monument, aujourd'hui perdu, nous n'entreprendrons pas la restitution de ce texte défectueux, et renverrons le lecteur à celle qu'en a donnée le même auteur (1)^. On voit seulement ^
<1) Hist. du pays de Forez ^ p. i30.
tioe cette ilascription a une grande analogie avec celles des quatre <M)loDnes de Feurs<. Dans les unes comme dans les autres il est ques* tion de l'empereur Maximin et de son fils, qui est qualifié prince de la jeunesse, suivant Tusage, c'est-à-dire chef de Tordre des chevaliers, comme Tempereur était prince du sénat (princeps senatus).
De la Mure voyait dans les lettres VS, qui commençaient, suivant lui , la huitième'ligne , la preuve que Maximin et son fils avaient été les restaurateurs d'Usson, ou pour mieux dire d'un temple célèbre qui s'y trouvait, lequel n'aurait été autre que celui dont parle Grégoire de Tours (1). VAlmanach de Lyon pour l'année 1760, qui donne aussi cette inscription à l'article Usson, «abonde dans le même seûs. Seulement il porte à la dernière ligne : MR. XXIIII , qui renferme au moins une erreur, R pour P (passus). La distance devait être en effet indiquée en milles romains sur cette colonne, Usson se trouvant dans le pays des Vellaves, c*est-à-dire dans l'Aquitaine, et non chez les Ségusiaves, c'est-à-dire dans la Celtique, qui, ainsi que BOUS l'avons dit précédemment, avait seule conservé le privilège de se servir de la lieue gauloise.
Hector Dulac de la Tour-d'Aurec, qui dit avoir vu cette inscription au commencement de notre siècle, et qui en a également donné la transcription, conforme pour tout le reste à celle de de la Mure, as* sure (2) qu'il y avait TIS et non VS au commencement de la huitième ligne, c'est-à-dire qu'il achève le dernier mot de la ligne précédente, juventu-tiSy renversant ainsi tout l'échafaudage élevé par son prédécesseur, sans rien mettre à la place ; or, dans sa restitution, on ne voit pas à quoi se rapporte le verbe restituerunt, M. Greppo, qui a reproduit cette inscription dans ses Études archéologiques sur les eaux therinales et minérales de la Gaule (p. 78), pense que les deux lettres objet de la contestation pouvaient être liées de façon à exprimer le mot vus. Il cite à cette occasion une inscription donnée par Bergier, « qui a, dit-il, quelque rapport avec celle-ci et qu'on a jugée être la même. » Bergier a, en effet, publié (3) un fragment d'inscription qui a quelque rapport avec la nôtre , mais qui toutefois en diffère assez pour prouver qu'elle est autre. Voici
(1) Hist. eccL, I, 30. Temple que de la Mure, par parenthèse, croît avoir été dédié à une déesse VassOy tandis que Grégoire de Tours dit seulement que ce mot signifie temple en gaulois, dilubrwn illud quod galiiea lingua vasso vacant.
(2) Précis hist, et stat, du département de la Loire, t. I, p. 135,
(3) Hist. de&grar^ chemins de lempire, t. 1, p. 71.
la reproduction de cette inscription, quMl dit tenir du président Sa* varon, lequel l'aurait prise sur un monument existant près de Pau<liaguet :
IS
CAES'PRINCEPS-
IVVENTVTIS-