‹ Description du pays des Ségusiaves, pour servir d'introduction à l'histoire du LyonnaisChapitre 32 sur 36 · FL VAL · texte numérisé non relu

FL VAL

COSTANT. . .

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Mais un autre monument du môme genre, trouvé à Vienne, en . i751, et dont Tinscription, disposée de la même manière, est trèsbien conservée, pennet de restituer celle-ci à coup sûr :

Imp{eraion) Cœs{ari) Fl(avio) Vaï{erio) Co{n)sta7U[ind\ P{io) F{élici) \Aiï^{^to), {d\iv{^ \Con$tanti{ni) Aug{u8H) PU filto].

Traduction î

« A l'empereur César Flavius Valerius Constantin Pieux Heureux Auguste, fils du divin Constantin Auguste Pieux. »

(i) If. de Boissieu en a donné un fac-simile (înscript. atU de Lyon, p. 371).

Mermet, qui a donné Tinscription de la colonne de Vienne (1), pense que cette colonne, qui ne pr.rte aucun chiffre, était leniilliaire doré de cette ville, c'est-à-dire celui d'où se comptaient les distances. Par analogie, M. de Boissieu (2) propose de considérer la colonne de la Guillotière (où on ne voit également aucun chiffre, et dans le haut de laquelle on aperçoit une espèce de couronne taillée en creux) comme le milliaire doré de Lyon.

Il y aurait beaucoup à dire ^r la question de savoir de quel point des villes partaient les distances ; mais ce n'est pas ici le lieu d'aborder ce sujet : il nous suffira de dire que l'opinion existante au sujet des prétendus milliaires dorés est fondée sur une confusion, ou que, du moins, il y avait autant de milliaires dorés que de routes, car les distances étaient comptées, pour chacune, non du centre de la ville, mais de la porte où commençait cette route.

Quoi qu'il en soit, l'opinion de M. de Boissieu au sujet de la colonne de la Guillotière nous semble inadiftissible. Si on ne voit pas de chiffre sur cette colonne, c'est que le chiffre a été effacé par l'usure de la pierre. Gomme nous l'avons dit, ce monument provient originairement des démolitions de l'ancienne église de la Guillotière, et ir est peu probable qu'on eût pris la peine d'apporter à une distance de deux ou trois milles, en traversant deux fleuves, une pierre sans valeur, qui pouvait trouver un si facile emploi à Lyon même. Nous pensons que cette colonne se trouve à peu près à l'endroit où elle avait été érigée, et qu'elle portait le chiffre XIIII, son éloignement de. Lyon devant être au moins de deux milles, et la distance partant de Vienne.

Il existait sur cette route (qui étaij l'une des plus importantes de Lyon) (3), et presque aux portes de la ville, un grand nombre de monuments funéraires. La plupart ont été employés dans les constructions : le musée lapidaire de Lyon s'est enrichi récemment de plusieurs d'entre eux ; mais il en reste encore quelques-uns sur la commune de la Guillotière. Comme ces monuments n'ont aucun intérêt pour nous, et ont d*ailleurs été déjà publiés, nous nous dispenserons d'en parler ici (4).

(1) Hist. de la ville de Vienne, t. ï, p. 443.

(2) Inscrip. ant. de Lyon^ p. 371.

(3) Elle conduisait à Rome, et ce nom est resté dans quelques parties de la route. Voyez Inscript, ant. de Lyon, p. 515, note.

(4) Voyez Inscr. ant. âe Lyon, p. 87, n» 6; 334, a<» 30; 475, n» 100; 486, noH; 503, n» ll;515,no 70;622,n« 1. Voyez aussi VHist. de Lyon, de M. Monfalcon, p. 4350, n» 1, et les Archives du Rhône^ t. 1, p. 82.

Si Ton s'en rapporte au récit que Menestrier fait de la mort de Tempereur Gratien (1), il existait sur le Rhône, en 383, un pont de bois, destiné à desservir cette route, Â plus forte raison devait-il en exister un sur la Saône pour le même objet.

Cette route, entrant à Vienne par la porte de la Victoire, venait se souder dans cette ville à la îsimeuse voie Domitienne, ainsi appelée du nom de son créateur, Domitim Ahenobardus, qui Tavait fait construire cent vingt ans avant notre ère, après la soumission des Allobroges. La voje Domitienne conduisait à Marseille, et de là à Rome, en suivant le littoral* de la Méditerranée; mais une autre route conduisait plus directement de Vienne en Italie, en passant par le pays des Ceutrons : elle est mentionnée par Strabon.

Quant à Tautre roule de Lyon à Vienne, celle par laquelle les habitants de la colonie de Lugdunum avaient été mis dès le principe en communication avec leur mère-patrie, elle longeait la rive droite du Rhône, et devait avoir, en effet, 15 à 16 lieues gauloises, à cause des circuits du fleuve.

• Elle sortait de Lyon par la porte de Saint-Just, et venait gagner le chemin des Estroits, dont le nom est une corruption de strata (2). / Son passage à Ivours, sur le bord du Rhône, est signalé par une pierre sur laquelle on lit un fragment d'inscription antique contenant une dédicace aux déesses mères augustales du lieu ;

MATRISAV

EBVRNIGI

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