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étroits. Le temps ou les mains des hommes ont altéré une partie du rebord oriental. Au milieu et dans le fond (si elle était couchée dans son vrai sens) est une ouverture circulaire de deux pieds de diamètre. 11 faudrait parcourir un espace de trois lieues pour rencontrer des blocs de ce genre. »
11 existe encore un autre monument druidique appelé les Grandet- Pierres de Jas. Elles sont placées sur le penchant d'une colline vis-* à-vis du château de Jas, près de Feurs. La première, appelée Pierre- Paillasse, placée sur le sommet de la colline, repose sur un bloc de pierre de même nature épais d'un^ pied. Sa forme est un carré de douze pieds. Sa longueur est de vingt-cinq pieds et sa largeur de dixsept. La seconde, Pierre-8ur-<mtre^ est assez loin au-dessus de la première; elle pose sur un bloc énorme de vingt pieds d'élévation au nord, de cinquante- trois au n)idi. Cette table, de trente pieds de long sur vingt et un de large, est supportée par un piédestal dont la base est moins large que le haut.
' Au devant de la porte de SaiutrJust, presque dans Lyon même, existait encore au dix-septième siècle un monument semblable, respecté par les populations ; c'était une pierre branlante .^^pon et Golnitz en parlent ; Gochart Ta mentionnée aussi, d'après eux, dans sa I^otice historique sur Saint-Just : « On Tébranlait, dit-il, avec le petit doigt, parce qu'elle était en équilibre. »
Un monument analogue existait à peu de distance de Roanne, sur la route de Saint- Alban : c'était une grande table de pierre supportée par quatre espèces de petites colonnes; on l'appelait le Pa/e^-rfw- Diable, Le propriétaire du fonds sur lequel ce monument se trouvait l'a fait détruire.
On voit au milieu des champs, au Massard, près du village de Précieux, de grandes pierres que le peuple appelle Pierres-du-Diable, et sur lesquelles il fait beaucoup de fables.
11 existe sur le mont Pilât, partie des monts Gemènes, des blocs de rochers nommés chirats, qu'on a cru longtemps être les débris d'une forteresse bâtie par Gésar. En outre, on trouve sur cette montagne des monuments que l'on croit celtiques : ce sont des pierres élevées d'intervalle en intervalle et quelquefois circulaîrement placées; d'autres pierres plus hautes s'aperçoivent de distance en distance. Il y en a dont la forme est triangulaire : ici ce sont deux piliers surmontés d'une énorme pierre entravers; le plus souvent c'est une seule pierre sur laquelle repose une autre pierre plate.
Dans le village de la Tour, près de Saint-Étienne,' on voyait autrefois une pierre de granit, de forme pyramidale, ayant sur chacune de
ses quatre faces la représentation du soleil environné de ses rayons. Elle avait environ un pied d'épaisseur sur deux de hauteur. Dans le haut se trouvait un trou assez profond, où on suppose qu'avait été placée une matière servaiiià bKikiëiitfB^'utie lumière. Une couleur noire couvrait cette pierre, et avait semblé à plusieurs personnes ôlre Teffet d'une teinture résineuse produite par Faction du feu. De la Mure décrit ce «moouri^ot^ et oilel/opiiiioB/der quelques persoooes qui le prenaient pour une idole d'ÂpoUoo. u G*étoit, dit-il (1), un phare ou fanal dédié à cet astre (le soleil), père des lumières , tels qu'étoient les phares usités alors, qui, étant de haut aperçus allumés, ser voient de signal pour prendre les annes^^t se gafantir dans les temps de troubles des surprises jioetanie8«i>^
On croit généralement que le .nom da moat d'Usora (qu'Honoré d'Urfé a rendu si. célèbre dans son xoman é'Atirée) vieat de celui de la déesse Isis, qui y aurait eu un ti^ii^ avant l'arrivée des Roniains, On a trouvé; dit-on, sur son sommet des débris de vases, de petites statues d'isis, de Mercure, d'Hereide : cette dernière, en marbre blanc, représentant le demi^eu nu et tenant dans sa main droite une patère avec manche. Elle avait environ sdxante-cinq oentimètrès de haut, et fut longtemps |dacée sur le portail de Téglise de Chalain-d'Uzore.
Mais ceci nous ramène à Tépoque romaine, car les Romains avaient autorisé le culte d'isis, et avaient des autels pour Mercure et Hercule. Quittons ^onc Tépôque fabuleuse pour aborder les temps vraiment historiques.
(1) HUt, du pays de Forez^ p. 148.