‹ Description du Royaume Thai ou SiamChapitre 21 sur 96 · INSECTES · texte numérisé non relu

INSECTES

Parmi la multitude d'insectes qui pullulent à un, il y en a deux qui sont très-venimeux, à sair : le mille-pieds et le scorpion. On trouve des IDe-pieds de toute grosseur, depuis la grosseur in fil jusqu'à celle du pouce; ces derniers ont I pied de longueur ; ils se fourrent quelquefois squedans vos habits ; ils vous courent suT\e ^yn^g

en vous laissant des traces rouges sûr la peau : dam ce cas, il faut bien se garder de faire quelquemoiH

vement brusque, autrement ils vous mordraient. li morsure des mille-pieds est très-douloureuse; la douleur s'apaise bien vite en mettant sur la p! de la chaux vive délayée avec un peu d*eau. Il y une petite espèce de mille-pieds phosphoriques minces et très-dèliés ; si vous en avez écrasé un nuit en dormant, quand tous tous réveillez il semble voir des flammes dans votre mousti On prétend que si cet insecte vous entre dans reille, il est trè»-<lifficile de Ten faire [sortir, et peut causer de très-graves accidents.

On distingue deux espèces de scorpions. La tite espèce est d'un jaune sale ; elle monte les maisons, entre même dans les poches des bits, se loge dans la CQuverture des livres, dans fentes des meubles, etc. ; sa piqûre est très-douii reuse et fait souffrir un ou deux Jours, même en appliquant de la chaux vive. La grande longue de six à huit pouces, est d'un noir bleU| deuse à voir i on l'appelle scorpion-éléphanti que, dit-on, il fait crier l'éléphant quand il pique. Heureusement qu'il se tient toujours les briques et dans les endroits très-h

d'aillean il a une démarche Irès-pesante et il est très-fodle de l'éviter. Jamais je n'ai entendu dire qu'il ait piqué personne.

Le cancrelat ou blatte orientale est un insecte lite de forme ovale, mince, long de deux à trois pouces, rouge-brun, qui pullule à Siam et dans les pays voisins. Il cause de grands dégftts ; il pénètre dans les malles et autres meubles; il ronge les livres, salit tous les comestibles ; pendant qu'on dort, il vient sucer la sueur, ronger les ongles des pieds, des mains, et, si vous le chassez, il vous lâche une liqueur visqueuse et puante. C'est surtout sur les navires qu'on en est plus incommodé qu'ailleurs : fi vous mettez un peu d'eau sucrée dans une boutieille, le lendemain elle se trouve pleine de canoïdats. Les moustiques sont aussi fort incommodes; leur piqûre fait naître des ampoules et cause une déoungeaison très-cuisante. C'est surtout vers la fin de la saison des pluies qu'ils sont en plus grande (fÊÊBiité. Pour les chasser, on est obligé de brûler des berbes et de se tenir dans une atmosphère dé fimée, remède qui ne vaut guère mieux que le mal.

Les fourmis sont encore un autre fléau du pays : 9 y en a partout, il y en a de blanches, de noires, di rouges, de petites^ de médiocres ei di^ ^gtoRss^

comme le pouce. Il y en a qui sont presque imperceptibles, elles rongent le linge qui finit par être tout troué. Quelquefois, pendant qu'on repose, un essaim de fourmis ^ient vous assaillir, le pantalon en est plein ; réveillé en sursaut par leuis morsures piquantes, on est obligé de se lever bien vite, de changer de linge et d'aller chercher refuge ailleurs. D'autres fois elles viennent attaquer k sucre et les gâteaux qui sont dans le buffet, et enh portent morceau par morceau jusqu'à ce qu'il n^] reste rien.

Mais de toutes les espèces de fourmis, aucun n'est aussi dévastatrice que celle des fourmis blanches. La fourmi blanche est de la grosseur d'ù grain de riz ; son corps est diaphane et mou, mai sa tête est armée de fortes pinces de couleur brune

Dans les jardins et dans les bois, les fourmis blan ches se bâtissent, avec de la terre glaise, un tertr plus ou moins élevé qui est comme leur ville son terraine, divisée en quartiers, en rues, magasim cases et compartiments. Au beau milieu est le pi lais du roi et de la reine : de la chambre du rd qui est au moins dix fois plus gros que les fourmi communes, il y a une ouverture de communica tion avec l'appartement de la reine ; celle-ci a un

etite tête comme les autres, mais elle a un corps Qorme de deux pouces de long. Une seule de ces mrmilières contient des myriades d'individus, hiant aux fourmis blanches des maisons, elles demeurent enterre sous le pavé; de là, maçonnant un ^tit conduit en terre le long d'un mur, elles monlent par là dans la maison ; au moyen de leurs pioces, elles font un trou dans les malles et mettent eu pièce tout ce qu'il y a dedans; c'est de cette nanière qu'elles ont souvent ruiné de grands né« gociants en portant la dévastation dans leurs mapsins.

Les fourmis blanches étant renfermées sous lorre, n'ont pas à craindre d'ennemis; elles se jRiiltipiieraient trop si la Providence n'avait pas m en elles-mêmes un moyen de destruction. ï(m les ans, en automne, elles éprouvent une métiiDorphose : il leur naît de grandes ailes, le besoin i|e paraître à la lumière se fait sentir, elles sortent V foule de leur sombre retraite, et, pendant quelfies jours, l'air est rempli de ces essaims de fourlu, dont le vol incertain et embarrassé devient |i cause de leur perte; car une multitude d'oi- IMiix, et surtout les corbeaux, fondent sur elles poussant des cris de joie, les attrapent au vol

et en font leur pâture jusqu'à ce qu'elles soient terminées.

La mouche luisante qu'on troure à ^am estti commune et remarquable par l'intensité de sa mière ; on Toit ces insectes Toler séparément d arbre à l'autre et dans toutes les directioiis; n k plus souYent ils sont rassemblés par milliers un ^os arbre au bord de la rivière» C'est un s{i tacle magnifique de voir jaillir à la fois de toi les branches de cet arbre comme des millien grosses étincelles électriques ; car ces mouches santés n'émettent pas une lueur continue, mais terrompue peut-être par l'efiet d'une sorte de i piration ; il est diiBcile d'expliquer comment o émission de lumière est simultanée pour plusie milliers d'individus*

TORTUES ST K)ISS0N8.

Tout le monde sait qu'il y a des tortues de i de toutes dimensions; mais les tortues ordina varient d'un mètre à deux. Une fois que nous éti en calme, le capitaine vit deux tortues qui se battaient et envoya un canot avec quatre homn qui saisirent les tortues par leurs pattes et les ai

lèrentà bord. Chacune pesait ceot cinquante iiireSy et elles servirent à nourrir IVquipage pendant huit jours. Sur les côtes de Siam, il \ a une de tortue noire dont les pattes sont longues tout à fait plates : elle pond sur le» bancs de le, et ses œu&.sont si abondants qu'on en charge barques entières. Ces œufs sont mous, i^nferdans une peau lisse et bien ronds tant qu* ils frais; c'est un mets sain, savoureux et bien erché pour la table des grands. C'est une torde mer appelée kra, qui fournit cette belle

dont on fait tant de jolies choses.

Les tortues de fleuve sont très-bonnes à nianet peuvent remplacer la viande avec avantage. y en a de trois espèces : Tune, dont la carapace est osseuse, vit des fruits qui tombent dans le ileuvo et probablement de poissons. On la pèche à la ligne en mettant une banane pour amorce. L'autre espèce, qui est encore bien plus délicate, a une (\ira* pace cartilagineuse et assez molle pour pouvoir fttre mangée tout entière. On la prend aussi à l'hameçon en se servant de poisson pour app&l. Ces tortues ont un long cou et de longues pattes tout à fait plates ; elles pèsent depuis dix jusqu'à cent libres, La troisième espèce ne se trouve (|ue

dans la partie septentrionale et dans le voisinage des bancs de sable ; c'est une espèce privilégiée qu'il est défendu de prendre et de tuer; le gouve^ nement s'est réservé la récolte de ses œufs, qui rei- = semblent tout à fait aux œufs d'oie. Des gardiem sont postés à ces bancs de sable ; ils épient, peiH dant la nuit, le moment où la tortue vient pondre; ils accourent, la renversent et lui impriment un sceau avec un fer chaud, comme signe de serti-' ^ tude, et afin que personne n'ait l'audace de pren» ? dre cet animal qui est devenu serviteur du roi.

La tortue noire, qui pèse environ quarante livres, habite les marais et ne vit que de cresson et de lizeron aquatique; elle est dodue, grasse et bonne à manger, mais pas très-saine; si l'on en' mange souvent, elle donne la dyssenterie. Pendant les deux ou trois mois que les marais sont à sec, elle reste enfoncée à près de deux pieds en terre: c'est alors qu'on va sonder les marais avec un long' bâton garni d'un fer pointu ; dès que le fer rencontre la carapace osseuse de la tortue, il n'y !■ qu'à creuser un peu pour l'avoir. Si l'on veut «^ procurer de ces tortues quand les marais ne sont pas encore à sec, on amasse quantité d'herbes sèches sur les cressons et lizerons qui bordent lei''

rais,, et l'on y met le feu pour faire sortir les tues ; alors elles sont très-faciles à prendre. Lia tortue des champs est toute petite; les plus •sses ne pèsent que trois ou quatres livres ; leurs & sont plus petits que ceux de pigeon et en ont t à fait la forme. La chair de ces tortues est 16 et très-délicate; elles vivent d'herbes et de its sauvages; si les chiens les trouvent, ils les nnent à leur gueule et les apportent à leur ttre. Quand j'étais à Juthia, j'avais un chien qui lit m'en chercher et m'en apportait presque tous jours.

)aDs le golfe de Siam, il y a des petites baleines trente à quarante pieds de long, qui se tiennent B de l'embouchure des fleuves ; elles sont tou^ rs entourées d'une multitude innombrable de sses sardines. La baleine tient sa gueule oute, les sardines y entrent en foule pour sucer mucosités qui en tapissent l'intérieur; mais ntôt le monstre ferme la gueule, fait jaillir l'eau * les deux trous placés au-dessus de sa tète, et l^outit dans ses entrailles plusieurs centaines de . poissons imprudents.

On rencontre aussi dans le golfe des souffleurs et I marsouins qui sautent par troupes autour des

barques. Il y a des marsouins tout à fait blancs; { on les harponne assez facilement pendant qu*ili . tournent autour d'un navire ; leur chair, bonne à ; manger, n'a pas de mauvaise odeur. Les poifison volants rencontrant un bâtiment la nuit, sont e^r frayés et prennent leur essor pour voler par deif sus ; mais souvent ils viennent donner de la Utt contre les mâts ou les cordages et deviennent k proie des matelots. Les requins sont très-commuMi surtout à l'embouchure des fleuves, qu'ils remoo? tent jusqu'à soixante lieues. Il en est de mêmedt la scie, gros poisson dont la tête se prolonge et une saillie osseuse, aplatie, très-longue et année de dents des deux côtés. A Bangkok, il arrive and souvent que le requin emporte un homme qui IB baigne, d'autres fois il se contente de lui couperet emporter seulement une cuisse.

Dans les détroits entre les nombreuses lies ds côté de Chanthabun, les dauphins, les bonite», M dorades, etc. , se rencontrent en abondance. Void comment nos chrétiens annamistes en font la pt^ chc : deux hommes ont sur leur barque un filet flottant à grosses mailles, long de quatre-vingts à cent toises; par une nuit obscure, ils tendent en travera du courant leuv GX^V., cçxv ^^q\3^%^ ^^Wt^*.

de trois pieda «eulement ; au bout d'une heure ou jleui Us le retirent et trouvent une centaine de doitides ou bonites étranglées dans les mailles du filet. Après avoir dégagé le poisson, ils recommenlîent l'opération» jusqu'à Taurore» où le poisson, .voyant le filet, ne s'y prendrait plus. La raie, la sole, la saumon et autres poissons de mer se rencontrent abondamment aux embouchures des fleuves Joii sont établies de grandes pêcheries^ surtout pour les sardines, dont j'ai déjà parlé plusieurs fois*

Les crevettes de mer sont d'une grande ressource pour le peuide, et font l'objet d'un commerce con- Âdérable. Le frai de crevettes est employé à faire -une espèce de pâte en saumure qu'on appelle kapi, dont l'usage est universel dans tout le royaume. Or, voici comment on fait le kapi : au moyen de petites -sennes en fil de soie, on amasse une grande quan« iité de petites crevettes ou de frai, on les mêle avec une certaine quantité de sel dans des petites cuves en bois, on attend qu'il s'établisse une fermentation putride ; alors, plusieurs personnes broient la matière avec les pieds, et l'on obtient une pâte qui, au bout de quelques jours, prend une couleur violette ; on en remplit des petits boisseaux et on la hyrp au commerce. Celte pâte, lrë^^\^^ ^V \s^

peu piquante^ a une grande saveur qui est fort du goût des indigènes; à défaut d'autre chose, il suffit d'un peu de kapi avec du riz pour fiiire son repas.

Il y a plusieurs espèces de crabes ou cancres; la grosse espèce se prend avec des cerceaux qu'on tend dans le fleuve près de son embouchure on dans les canaux qui avoisinent la mer. La petite espèce, qui pullule dans les terrains bas, sepreod avec des paniers, et, comme elle a fort peu df chair, on la met dans de la saumure, où elle éprouve une demi-putréfaction; quand on veut manger ces petits cancres, on les tire de la saumure, on les arrose de jus de citron, on leur casse les memf bres et on les suce.

Les sangsues de mer, connues dans le commerce sous le nom de bichon de mer, sont grosses et longues comme le bras; on les vide, on les fait sécher, et elles prennent la forme de lanières de cuir, c'est un ingrédient essentiel pour les soupes chinoises.

Les étangs, les canaux et les rivières de Siam

nourrissent une grande variété de poissons. Le

plus gros que je connaisse s'appelle kakô; j'en ai

vu un dont les écailles étaient grosses comme des

pièces de cinq francs. Le ipov^ow ^v'^'^à^ krax^ut

oir un mètre de long ; il est sans écailles, aplati; ant de chaque côté comme trois étoiles noires. I poisson appelé mëng^phù, du poids de vingt à snte livres, est d'une belle couleur bleue et tirant r le vert ; il est très-vorace et très-méchant, car ^'élance quelquefois hors de Teau pour mordre attaque également les baigneurs. U y a dans le Qve un poisson fort singulier, qu'on appelle lune, les naturalistes tetraodon ; il n'a pas de dents, lis ses deux mâchoires sont tranchantes comme i ciseaux ; il a la faculté de se gonfler de vent de mière à devenir rond comme une boule. Quoi- 'il ne soit pas très-gros, il est redoutable pour baigneurs, car il vient vous mordre aux orteils, X mollets ou aux cuisses, et à chaque fois il emrte la pièce, de manière que ces blessures sont «rdiffiiciles à guérir.

n y a trois espèces de poissons qui peuvent marer dans les herbes pourvu qu'elles soient mouiliB, et faire ainsi un trajet d'une lieue et plus. 16 cettaine année la grande chaleur avait dessé* è tous les étangs des environs de Juthia; ensuite arriva que pendant la nuit il tomba une pluie Tentielle; le lendemain, étant allé me promener OB )a campagne, quel ne fut pas mon èUmu^

ment de voir les étangs presque pleins et une quantité de poissons qui sautaient I « D'où sont donc « venus ces poissons? demandai-je à un laboii* ^ reur ; hier il n'y en avait pas un« » Alors ilm'ei* pliqua comment ils étaient venus à la faveur dak pluie. En 1831, le poisson étant à très-vil pirili TËvéque de Siam crut bien fiBiire d'acheter VM provision de poissons vivants pour son séminainj il en lâcha cinquante quintaux dans ses étangN mais dans moins d'un mois,:lei neuf dixièmes ifir taient sauvés à la faveur d'une pluie qui sutihI^ pendant la nuit. Ces trois espèces de poisiM fuyards s'appellent pla-xon, plordtik, pla^4nâ, U premier est un poisson vorace, gros comme. «M carpe \ salé et séché au soleil, il.se garde toute FaRr née ; il est tellement abondant, qu'on l'exporte tf Chine, à Syngapore et à Jaya; il est reconnu pour être la nourriture la plus saine et la seule cornenable dans presque toutes les maladies. . J

. Il y a un poisson qu'on appelle langue de çhiai il a absolument la môme forme que la sole ; il s'at^ tache au dessous des barques et fait entendre UA bruit trèfr-sonore et même harmonieux, ce qui e^ encore bien plus frappant, lorsque cinq ou six di cea animaux sont collés à la barque. I^e poisson

lîgre n'ert remarquable que par sa belle formei ses couleurs vives et les taches noires qui lui ont fait donner son nom.

. Je pourrai^ citer néanmoins trente espèces d'excellents poissons qui tous offrent quelque chose de f curieux: mais il me répugne d'en faire mention à - cause de leurs noms qui paraîtraient bizarres.

Les écrevisses de Siam sont tout à fait différenl tes de celles d'Europe; elles sont bien plus grosses I et n'ont qu'une enveloppe mince et une chair blanp che abondante ; leurs deux pattes de devant sont e ' longues de huit à dix pouces et d'une belle couleur ^ tileue ; elles fourmillent dans les rivières et sont la 1^ Qourriture la plus ordinaire du peuple. Les an-guilles sont aussi très-communes ; elles ressemblent à un serpent, excepté par la tête qui est grosse et allongée ; c'est un animal bien innocent qui parait \ comme endormi et se laisse manier comme on veut^ sans mordre, ni faire autre mouvement que de glisser dans vos mains. Apprêté en cari, c'est-à -dire avec du safran cfircuma^ du poivre-long etdes feuilles de menthe, c'est un mets délicieux et très-appétissant. Ces anguilles, dont le dos est brun et le / Yentre jaunet ont deux ou trois pieds de long et ^at quatre fois. grosses comme le pouce ; elles ha-

bitcnt surtout les marais et les petits canaux^ da&i des trous qu'elles se creusent elles-mêmes; elles tt i tiennent à Torifice du trou^ la gueule ouverte et I très-dilatée, et lorsqu'un poisson y entre impru- i demment, elles referment la gueule avec un claque* ment sec, comparable au bruit d'un coup de fouet, et puis dilatant leur gosier, elles avalent leur proiei

GOQUUJJLQES.

Le littoral du golfe de Siam est très-riche en coquillages de toutes espèces. On y trouve des huttra en quantité, mais on ne les mange pas, parce qu'on dit qu'elles sont trop froides et indigestes^ Le long du rivage de la mer, on plante des million de pieux, auxquels viennent s'attacher les moules, qui s'y multiplient à tel point que, au bout de deux ou trois mois, quand on vient arracher les pieux, on y trouve une agglomération de moules qui pèse deux ou trois cents livres. Il y a trois espèces de moules, dont la plus petite, qui n'est pas plus grosse qu'une fève, est excellente à manger.

Les petits coquillages appelés porcelaine, dont les Siamois se servent en guise de petite monnaie, se trouvent en abondance sw \^% \i^\v^^ ^fc ^î»!s}ft.

rend coquillage appelé tridacne géant ou bér, se pèche sur la côte orientale du golfe ; sur ords, il n'y en a pas de gros, et ce n'est qu'à la >ndeur de quinze à vingt mètres qu'on peut Touver d'une énorme dimension. Quand on en faire des bénitiers, il faut enlever la croûte ^Kr la surface extérieure. Dans plusieurs locaon pêche Vavicule perlière, soit pour en exe les petites perles, soit pour faire des ouvrages acre, genre d'industrie auquel s'adonnent un lin nombre d'ouvriers siamois et cambogiens. uccin, ou conque de triton , est employé pour ler la trompe dans les cérémonies religieuses iquées par les brames, qui sont les mages du il fait aussi partie de l'orchestre royal qui acpagne Sa Majesté dans ses visites aux pagodes, e serait peut-être ici le lieu de parler du taret il. On appelle ainsi un ver marin logé dans un u cylindrique et tortueux, percé à son extrèi supérieure, qui se prolonge et s'élargit à me- ! que l'animal grandit ; il a, aux extrémités de uyau, quatre autres pièces dont la surface est ssée de vingt-cinq rangs de petites dents semblés à celles d'une lime ; c'est par leur mo^ea /e /are/ perce les bois les plus durs. \\ ^a^^V.

que les Urets sont trè»4KuabrduxdaiM kl eaux di la mer et à l'eintMiuchuie des fleuves, car, du» l'espace de deux an», les plus grosses poutres uit toutes mangées par eux et percées de mille trouij ils détruisent les ponts et les digues; ils idtiaual toutes les barques qui ne sont pas recouvertes di cuivre ; il ne leur faut que trois ans pour mettitf les plus grandes jonques hors de service ; ils unt wuvent la cause que les marchandises sont g&tèa par Teau de mer, et quelquefois mdme que les » vires font naufrage.

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