‹ Description du Royaume Thai ou SiamChapitre 26 sur 96 · CHAPITRE NEUVIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE NEUVIÈME

FmANCKS.

Le roi de Siara tire ses revenus l"" des tri que lui paient les petils rois soumis à son em] 2** des impôts sur les champs , les jardins e plantations; T des monopoles qu'il a éta 4*" dos douanes et des impôts sur les marchand 5' de la taxe des jonques et des navires europ^ 6^ des amendes et des confiscations.

TKlBtTS.

Parmi les petits rois qui dépendent de Siai uns, comme les rujak malais, ne sont tenus

toui les trois ans des arbres ou des fleur» d'or (l'argeut avec uoe certaine quantité de poudre nr ; tous les autres paient chaque année un tribut nsidérable en ivoire, bois de tek, benjoin, gomme* itte, laque, cardamome et autres marchandises li sont pour le roi un objet de commerce impoiw nt ; car, selon les Indiens, ce n'est pas un dés* inneur pour le roi de faire le commerce, et le li de Siam possède une douzaine de grandes IKlues qui vont trafiquer en Ghioe^ sans compter ^navires à l'européenne qu'il expédie continuel JMnt a Syngapore ou à l'ile de Java.

IKPÔTS.

'impôt sur les champs est fixé à un lical par it ; il se paie au moment de la récolte du riz. I, le roi envoie des officiers qui, très-souvent, dvent pas l'impôt en argent, mais obligent laboureurs à le payer en nature et à un prix -lb fixent eux»mémes , toujours plus bas que le courant. Toutes les fois qu'un nouveau roi inte sur le trône , on fait un nouveau cadastre ^Jardins; on compte tous les arbres fruitiers de hl|oe espèce, et on règle l'impôt diaprés le

nombre et la qualité des arbres. Chaque duriol paie un tical; le manguier, le mangoustan, b jacca, etc., paient un salung; une touffe de baivbous, un fîiang, et ainsi des autres arbres à pit^ tion de la valeur des différents fruits. L'impdt ni fois fixé, on paie tous les ans la même sonHMjr sans avoir égard aux mauvaises années ni au rissement des arbres ; mais aussi le propriétaire libre de planter de nouveaux arbres autant voudra, sans que l'impôt subisse d'augmeni Les plantations de canneis à sucre , de poivre, tabac, etc., sont sujettes à des impôts fort reux ; ce qui fait que souvent le maître aband sa plantation, faute de pouvoir continuer profit.

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