‹ Description du Royaume Thai ou SiamChapitre 81 sur 96 · ENFERS · texte numérisé non relu

ENFERS

Nous avons dit que chacun des huit grands eners a pour cortège seize enfers plus petits dont le lombre s'élève donc à cent vingt-huit. Ils ont aussi a forme d'un coffre de fer de trente lieues de longueur, de largeur et de hauteur . \\s wxvV ^'ô.^^^Jf^

quatre, aux quatre angles de chacmi des grandi enfers. Ces quatre petits enfers sont appelés ! le premier klntlha-^narok y à cause des excréments dont il est rempli ; là fouratillent de grands ren qui percent et tourmentent les damnés. Le second se nomme hikula-^narok], il est plein de cendre brûlante dans laquelle les damnés sont plongés et se roulent jusqu'à ce qu'ils soient réduite en cendre. Le troisième porte le nom de : alipatavana^narok; il est planté d'arbres dont les feuilles sont des glaires à deux tranchants. Lorsqu'un Tent violent soufQe, les feuilles tombent de toutes parts sur les damnés et coupent leurs membres par morceaux. En outre, des corbeaux et des vautours aux becs de fer se jettent sur eux, les déchirent, les dissèquent et dévorent toute leur chair avec les entrailles. Le quatrième s'appelle vetarani-natihi , fleuve salé, il est plein d'eau ex- In^mement salée. Les damnés font tous leurs efforts pour arriver près de ce fleuve afin d'apaiser leur soif; mais il faut marcher sur de grandes épines de fer qui leur déchirent tout le corps; et aussitôt qu*ils sont descendus dans l'eau, les démons les percei\V a cow\^ Aa Vca\i& ou de trident, ou les pèchent avec A^ \ïms\^^wv5i ^«tûssk^ ^^

he de» poissons, et lorsqu'il les ont tirés à re» ih les broient, leur arrachent les entrailles l^ coupent en raorceaun* Quelquefois même, ir étancber leur soif, ils leur versent du fer du daof la boucbet

M9 nrtm mwBm.

Su debors des enfers secondaires il y a dix aus p^its enfers qui les entourent de chaque côté, qui fait quarante pour chaque grand enfer ; on appelle ioma/oA:i/i:a; régiops du roi des enfers, ils sont au nombre de trois cent vingt; mais uffira de parler de dix, parce qu'ils sont dis* ;és dix par dix et que chaque dixaine est semble* Le premier de ces petits enfers s'appelle ic ; IMa^kumphi-^narok, à cause d'une grande route de fer dont l'ouverture a soixante lieues diamètre ; elle est pleine de fer fondu et bouiltf dans lequel on fait cuire les damnés comme grains de riz dans un chaudron. Le second le le nom de simphaliva-'narQk à cause des res épineux dont il est remplie I^s damnés, rés de près par les satellites, essaient de monter les arbres idont les épines déchirent leurs

corps ; les corbeaux et les vautours se jettent sui eux et avec leurs becs de fer ils les déchirent, leur arrachent les entrailles et dévorent leur chair. Le troisième est appelé ajôthcJca-narok, à cause du fer fondu et bouillant dans lequel les satellites plongent les damnés après les avoir enchaînés. Le quatrième se nomme phusa-narok, enfer de balles de

riz, parce qu'il y a un fleuve auprès duquel accourent les damnés pour étancher leur soif; mais dès qu'ils ont mis de l'eau dans leur bouche, elle se change en balle de riz ardente qui brûle leurs entrailles. On appelle le cinquième sunakha-narok, à cause des chiens monstrueux armés de dents de fer qui se précipitent sur les damnés et dévorent leur chair. Mais le sixième porte le nom de misaka'banphatornarok ; là sont des montagnes ardentes qui par une rotation rapide écrasent les damnés et les réduisent en poudre. Le septième est : tamphôthaka-narok ou mer d'airain fondu dans laquelle nagent les damnés qui sont pris i l'hameçon par les satellites, traînés au rivage, et alors on leur fait avaler de l'airain fondu. Le huitième s'appelle ajôhkulcMiarok ; il est plein de boulettes de fer rou^e <\ue les satellites font avaler aux damnés. Le \\euN\t«\^ ^^Y^^<^ a«v»»\>ÛR»r

^larok ; dans cet eiifer les damnés ont aux pieds et îux mains des lances au lieu d'ongles, et ils se déchirent eux-mêmes. Les satellites munis de dif- !ërentes armes les percent et les coupent de toute [nanière. Le dixième porte le nom dejantaphamna-narok, enfer des pierres qui écrasent. Là les damnés sont exposés à une pluie continuelle de pierres brûlantes qui les écrasent et les réduisent en poudre»

BU LÔKANTA-NAROK.

On appelle ainsi autant d'enfers qui occupent l'espace entre les mondes joints les uns aux autres, et là oii il y a trois mondes qui se touchent, là au milieu se trouve un lôkanta-narok. Dans cet enfer régnent des ténèbres éternelles et très-épaisses; c'est la demeure des infidèles et des impies qui assurent qu'il n'y a ni péchés ni vertus. Us naissent dans cet enfer avec une figure horrible et un corps énorme ; ils sont accrochés par leurs ongles aux montagnes qui sont les murailles du monde, comme les chauves-souris se suspendent aux arbres; si quelquefois ils se rencontrent, ils se mordent et se luttent jusqu'à ce qu'ils roulent en bas dans l'eau

qui supporte le monde. Cette eau devient aussilôl corrosive et dissout tout leur corps. Ensuite ils ressuscitent et s'efforcent de remonter avec leurs ongles sur les murailles du monde ; ils se rencontrent de nouveau, se luttent, sont précipités dans les eaux corrosives où ils sont dissous, et leur sup* plice recommence sans interruption.

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