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CHAPITRE IV

LES ALMOEAVXBES.

La succession des Almoravides se présente ainsi :

J.-C. Héfire.

Yahia ebn-Ibrahim el-Djedali.

Tahia ebn-Omar.

Abou-Bekr ebn-Omar. . . . . . . . 4055-6 = 417

Youssouf cbn-Tacbfin 1061 =453

Ali ebn-Youssouf .1106 - 500

Tachfin ebn-Ali. H 42— 3 = 537

Mort de Tacbfin. . . . . . ... . H 46— 7 = 541

Mohammed ebn-Tachiin-Isak^ fils d'Ali ebn- Youssouf, tué à Maroc, en 541 (1).

Les dynasties contemporaines des Almoravides dans 1^ Magreb central et llfrikia sont les Zirides et leurs parents les Hammadites, qui se taillèrent des états dans l'empire

(4) M. de Slane, Introduction à VRùtoire des Berbères d'Ebn-Khal* doun, p. XXXI.

ifli Fat^(4t'^> f|lf^s que ces derniers eurent transporté en Sjgypte le siège de leur puissance.

J.-G. Hégire,

«irides^ lieutenants des Paternités,

enifrikia 972. =332

Sl-Moez^ arrière-petit-fils de Bolog-

guin, fondateur de la dynastie^ se

déclare indépendant 4016 =406

Blammadites^ à Cala^ au nord-est de

Msila i 007—8 = 398

Bn-Nacer, l'un d*eux^ fonde Bougie. 1067—8 = 460

Commencements des Almohades. • 4 1 20 — 1 4 30 = 51 4 — 525

§ 4«'. — rUPIRB INKS ALIORAVIOES.

De temps immémorial un peuple de race sanhadjienne habitait le désert , au sud de la Barbarie, entre Ghradamès, le Sénégal (Sanadja) et l'Océan. Toutes ses tribus, parmi lesquelles on remarque les Lemtouna, les Lemta, les Djedala, les Terga ou Touareg, étaient comprises sous la dénomination générale de Moletthemln , c'est-à-dire portant le |itkm ou le voile. Ce nom leur venait de l'usage, conservé ujourd'hui encore par les Touaregs, de se voiler la face svec un bandeau qui ne laisse voir que les yeux (1). Cette

(1) Le liiham^ porté par les hommes chez les Touaregs^ doit avoir pour bol de préserver la face de Taelion directe du soleil et des brûlots effluves qui , au désert^ gercent les lèvres et le visage, comme les froids piquants du nord. Cet usage rend très-invraisemblables les étymoiogies données au mot molettbemîn^ par Aboulfeda, III, 458^ et Aboulbassan, en Dombay. Le bandeau du front^ ou nikab, s'abaisse jus- <IQ'auz yeux; le litham masque la bouche et les joues. Les hommes sont voilés et les femmes ne le sont pas. Gela serait inexplicable^ si le

«eciM Al' L'irias» aux «midiB du

eoote b nœ oaîre des luttes incoimaes. unis qui

not enfla k pnfiHidHanee aox Bioiiéres. Le d^

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flieB: mais 3s tstsàsat «ncore bwn iziionBls en rrligig01

arfmmrf aa maafwiip oa Uolàtrie* quand leur Aef T^

dba-bahim. tardant le zourenieiiKiit aos mains de son

Sb Birahim . paitÊt pour b Ikkke en pèlefinage (1035-

-fT-

P^anni à «n retour par Oûronan « 3 assista an cours A phdoaophîe du aiarahoot Aboo-Anuran, originaire de Fa, <|ai rinlenogea sar Tetat reiigîeax de son pays et loi conseiSa d> amener comme apiMre on de ses disciples, Ooir badj elm-Zeloa, <{iie d'antres nomment Ouagag ebn^Reaoaa, réadant alors à JfaJkoo^, près de Maroc. Yahia fût donc troQTer Onabadj. qni ne consentit point à le sdne, mais loi donna le pins instruit de ses disciples, Abd-AlU ebn-Tacin, de la tribu de Djezoula, domicilié à Sidjelmestt. Malgré Tappoi de son compagnon, Abd-Allah retira peu de fruits de la prédication. 11 lui proposa de se retirer dans une tle déserte, vers lembouchure du Sénégal, et d'y \'i\Te en pieux solitaires, puisque leur parole était sans écho parmi le peuple. Ds gagnèrent à pied cet Ilot à la marée basse avec sept disciples fidèles.

On accourut bientôt de toutes parts pour visiter les saints personnages, et Abd-Allah, plus heureux dès lors, fonn» un millier de disciples que Ton appela El-Marabien^ c'est* i-dire les consacrés à Dieu, du veii)e rebeth, lier, nom qui

litbam avait pour origine un sentiment de pudeur et non pat la batk}* giéniquê que nous lui ayons attribué.

a^ns converti en celui d'Almoravides. Ces débuts onl f^j^ljilière analogie avecla naissance de plusieurs ordres nfiriiririr du christianisme. Mais on va voir que l'esprit en 6laa1i6:différent.

^flmkàllah, dont le fanatisme devait être allumé au deridlr âtigré par son genre de vie, se sentit assez fort pour ppos^ la foi les armes à la main. Les Djedala battus se soumirent en 1048-*440; les Lerotouna se convertirent forcément à leur tour. A la mort d' Yahia ebn-Ibrahim , Abd- Atlati, se réservant la direction religieuse, fit remettre le conn mandement à Yahia ebn-Omar. Les Almoravides, désormais redoutables, menacent le Magreb septentrional qu'ils peuvent Meindre facilement, montés sur des chevaux infatigables et sur les chameaux méharis à la course rapide. Ils )(J!mbattent sans descendre, ou mettent pied à terre sur plusieu0i rangs, et frappent de la pique ou lancent le javelot.

Swus les ordres d'Yahia ebn-Omar, vers 1053—445, ils eiSrihirent le Dràa et s'emparèrent de Sidjelmessa, où ils éuSblirent des officiers de leur nation. Abou-Bekr, frère fliahia ebn-Omar, lui succède, et en deux ans il ^^nd maître de l'Oued-Noun, du Sous, de Taroudant et d'Aghmal. Il pénètre^ en 1058—450, jusqu'à Tedla, et il écrase Ie$|Qnces ifrénides et les Berghouata, qui habitaient le littoral du pays d'Anfa et de Temesna.

Abd-AUah ebn-Yacin, ayant perdu la vie dans une rencontre, fut remplacé par Soliman ebn-Addoù ; celui-ci n'enleva pas le commandement militaire à Abou-Bekr, mais il resta aussi sur le champ de bataille Tannée suivante (1059). Ayant appris que les tribus almoravides du sud étaient divisées entre elles et que les progrès de la puissance, à la fois poliliqoe et religieuse, dont il était le principal représentant, se trouvaient paralysés au désert, Abou-Bekr remit à son

conB Toossosf ck»-Tadifiii \t soin de cootîniier s&mBr 9oa ei SCS conquêtes da» le Mvieb. et fl se porta de» personne aa mSiea des Dj«?dib et des LemUNnit, dont Ta* prit. hemeuseiBent^ s ameiionit. Il les mens eontrelemitMNB mfideks dn S»daB et promena son drqwao victorte josipi'à la dêtance de 90 joanwes an delà du paysdes AlmonTÎdes. A soa retcxxr. îl lûssi le Gommandement i Yoassoof. qu'il cnxrra da reste pea disposé à s'en dessaisir. Sa mort oarriTi i^en l^yST — I8D. Ainsi, en mèmetemfs qne les dêdples d Abd-AUah étendaient vers le nord bb empire qui embrassera une partie de l'Espagne, ik rétahbsaîent dans les profondeurs da Soudan, où il semUe avoir subsiste jusqu'à la crealion du royaume nègre de Malli, pir lesSousous Iilâ-I:2l3 . II n'ya donc pas lieu d'étresQipris du sang noir qui circule en si grande quantité dans les raiitf de la population magiebîne et l'on Toit que nous avons lai' son d'indiquer le ]laroo comme la route la plus naturelle entre le nord de TAfrifue et l'Afirique centrale. D'auM^ fiaits Tiendront encore ébranler ce préjugé trop répaoAl» qui s||ppo<e une barrière infranchissable dressée par \lm^ ren-Dran, entre le Tell marocain et les régions sahariennes- Mais suivons le propres d^ Alnioravides sous la conduite d'YousïH>uf «i>n-Taohfin. t> prince jeta les fondements dc la ville Je >Ianx\ en lOdî — 454, ou quelques années aupara^^nt. D abord ce fut un simple camp retranché, avec une casbah et une motsquee. Youssouf voulait agir de ce point sur les peuplades masmoudiennes de l'Atlas: mais lenceinte murée ne fut élevée qu'en 1131 — 326. sous le règne de son fils AU. Ses armes se tournèrent au profit ^ VuxSUi et de la paix du Mazieb contre les seigneurs d'oi^nic zenatienne. Maghraoua , Beni-lfren. dont les populatiotf avaient fort à souffrir. II s empara de Safrou en 1063, et;

— an —

massecn les mBoùmfAe la famille Ouanondtn; Fez, dont il ivaîl préeédeaiiBiRS|D?ahi les faubourgs, lui ouvrit ses portes; mais irrivij sarJa colline de Tanger, (pii dépendait alors, ainsi que 'Ceuta,' des princes Hammoudites de Malagt^ Édrisides d'origine et passés autrefois au service des Oméiades, YpussoiyF^fBvint sur ses pas et reprit ses opérations â l'intérieur. En 1069—461-2, il enleva d'assaut la ville de Fez, qui lui avait échappé, et renversa les murs qui en séparaient les deux quartiers principaux. L'année suivante, il poursuivit ses conquêtes dans le bassin de la Mouloula et la région de Tasa, divisant les provinces entre les Almoravides les plus dévoués. Il allait être appelé à passer le détroit.

A la décadence des Oméiades d'Espagne, la péninsule tombait daris une situation telle que les musulmans semblaient offrir une proie facile aux princes chrétiens. Le khalife Hecham II étant sans postérité et d'une incapacité complète, le trône fut disputé par des partis qui s'aflaiblissaient mutuellement ; à la faveur de ces troubles, les walis, ou gouTemeurs de provinces, se déclaraient indépendants , et l'imité politique du khalifat était remplacée par une sorte de féodalité anarchique. L'édriside Ali ebn-Hammoud, à qui Hecham II avait confié le gouvernement du littoral africain sur le détroit, put espérer un temps qu'il réussirait à dominer ces divisions et à prendre en main l'héritage oméiade; mais à sa mort, son frère El-Kacem et son fils Yahia combattirent entre eux (1029-^420), et leur famille, soutenue par le parti des Alides, se trouva réduite à ne plus avoir, en 1070 — 462-3, que Ceuta et Tanger. Le royaume de Malaga venait de lui être enlevé par El-Motainad ebn-Abbad , roi de Séville , quand celui-ci sollicita Ebn-Tachfin de passer le détroit pour combattre ensemble

— suies chrétiens et rétablir Tunité du >ptm¥o\rmr les mosiilmans. Ebn-Tachfm répondit qufft£ faiit i^ohmtiers, m k passage du détroit ne lui était pii»^ faittf fW^jtefllPPt- Hani> moud. Alors Ebn-Abbadlui promit 3e «mocHuir au raiTcrsement de ces adversaires, et bientOi eii effet ime-gHipie victoire, remportée près de T^mg&rjl^^iifL ajméiMdiiionvide, obligea les Hammoudites à se rii|(brnier dans GeiiUu

Ebn-Tachfin, néanmoins, ne franchit point encore là^ÀiBr, et il employa Tannée 1080 -472-3 et les deux années suivantes à soumettre le Magreb central : il se rendit par Idmême maître du Rif , d'Oudjda, <Ie Tlemcen où il fonda le faubourg de Tagraret, d'Oran, de TOuanseri^ et du p^ jusqu'à Alger, puis il revint à Maroc en 1082 — ^475.

Cependant Alphonse YI, roi de Léon et des Asturies, avait ajouté à sa couronne celles de Castille et de (Galice, réparant la faute que son père Ferdinand le Grand avait faite, en partageant son royaume entre ses trois fils. Puis dans k cours de ses victoires sur les Maures, il avait pris Tolède, et, pénétrant au cœur de l'Andalousie, s'était avancé jusqu'à Tarifa; les musulmans avaient dû consentir à lui payei la capitation, et l'on pouvait s'attendre à le revoir dansh sud, quand il aurait enlevé Saragosse. Il n'y avAît plus d( temps à perdre. Ebn-Tachfin entendit la prière suprém< que le roi de Séville et tous les musulmans lui adressaien au nom de la religion; il envoya son fils El-Moez contn Ceuta, que la flotte d'Ebn- Abbad attaqua par terre. La plaa succomba (août-sept. 1083-476), et le roi de Séville vint lui même à Fez oflrir Algésiras à Talmoravide comme bas< d'opération. On devine ce qui se passa dans ce moment ai fond du cœur d'un homme dont l'ambition ne le cédai point au zèle religieux, en admettant que ce zèle ne fût pas simplement un masque.

Totusottf tfaversa ledétroit en 1086— 479à la tète Ai Son irmée, et^rencontra celle qu'AlphonsO'Commandtài.VDn loin de Badajoz, dans la ^i|ine de Zelaka : « Je saîs.'^-il an chrétien, que tu as llâttÉlîon d'armer des vaisseaux et ^amlÂttiquer sur mes teri^: Je t'épargne la peine de venir me diercfaer. Dieu m'amène en face de toi et il va te faire comprendre ta présomption » (1). Youssouf remporta une

âmoraide victoire et retourna i Maroc, laissant dans Sée un général de sa parenté, qui poursuivit la lutte à la Ée des troupes almoravides.

En 1068 — 481, il repassa le détroit, mais il s'aperçut que ceux-là même qui avaient naguère imploré son assistance le regardaient comme un dominateur dont il fallait écarter le joug, fût-ce par une alliance avec le roi chrétien. Alors, il s'empara de Grenade, de Malaga et revint à Ceuta, tandis que y)n lieutenant Sir détruisait la puissance d'Ebn-Abbad en Andalousie. Le vaincu, envoyé à Maroc, fut jeté par Youssouf dans une prison d'Aghmat où il mourut.

Youssouf (1097 — 490) fit une troisième expédition qui acheva d'établir et d'assurer son autorité sur toute l'Esf^agne musulmane. Il mit le sceau à ses conquêtes en pro6lamant la suprématie du khalife de Bagdad El-Mostader^ qui", lui conflrma le titre d'émtV el-Moslemin, èommandeur des musulmans.

Après av^ir essuyé une défaite entre Tlemcen et le Tessala (1103—4919 de 1^ P^^t du prince hammadite El-Marfïour,

fils d'En-Nacer, il obtint une paix qui sauva Tlemcen^dont le gouverneur avait eu Timprudence de provoquer les Beni- Hammaden s'emparant d'Achir (2).

rt) Condc, part. III, ch. 46, p. 180.

(2) Ua lieutenaut des khalifes fatémite8> Bologguiu ebn-Ziri> avait

— 3Ur-

Arrivé au terme de sa carrière , Yonssouf passa en Espagne, réunit à Cordoue les chefs africains auxqads il amt confié le gouvernement de ce pays et il leur fit prêter ment de fidélité à son fils Âli, qui n'était pas l'alné d« enfants, mais le plus propre à soutem'r le fardeau de ses vastes états. Il revint ensuite à Maroc où il mourat âgé d'environ cent ans, au mois de septembre 1106— SOO.

L'histoire doit reconnaître que le règne prodigieux de cet homme eut pour résultat de relever le mahométisme agonisant en Espagne, de restaurer l'unité religieuse et politiqiB en deçà comme au delà du détroit, et de substituer un déisme plus ou moins impur au fétichisme du Grand Désert et du Soudan. La création d'un des empires les plus étendus qui aient jamais existé, puisqu'il allait de l'Ëbre et des Baléares au delà du Niger , suppose dans le conquérant de puissantes facultés. Toutefois , disons-le , l'enthousiasme pour ce héros de l'islamisme diminue, quand on pense à la faiblesse des liens qui retenaient unis entre eux ses divers états. Ils étaient à peu près livrés à eux-mêmes et ne] ressentaient presque pas l'action d'un pouvoir central ; ils n'en recevaient rien et ne lui donnaient guère d'autre signe de soumission qu'une offrande religieuse et la récitation de la khotba ou prière publique pour le khalife d'Orient par lui

fondée vers 972, la dynastie des Zirldes^ qui régna en Ifrikia^ et se rendit indépendante des Paternités, sous Ël-Moez ebn-Badis. C*est alors qu*eut lieu en Afrique celte nouvelle inyasion arabe^ dont nous avons parlé ^ et dont descendent les ^ribus de race arabe subsistantes aujourd'hui. Dès le commencement du xie siècle^ une branche des Zirides^ les Beni-Hammad^ fondèrent^ dans le Magreb central, une autre dynastie qui eut^ depuis 4090^ Bougie pour capitale. Les Hammadites, comme les Almoravides^ devaient disparaître par Tavéncment des Almohades.

— 3<ff — désigoé. Quoi Oh progrM qà xénitAip la SQbititDtion 4u. CoiaD an fUidûàm, irid^àtiie,<mnê^i^ftutt'Â réjouir ; car lé GMan porto eo'ltu-méDU'im gerine de mort yhi» difli^ idétniinquerid'dl^parrtpostolatchrétiat. D est certain que Uihiquère de-l'ÉTaiigilej étobUe m^ta» partie du ^(die par "le nuhométWDBi anitdiantkè'jBt'Bucait' continué à dissiper les ténèbres de l'idolâtrie, là où il répand ses lueurs funèbres, comme relies des lampes dans les sépulcres. Les pftles rayons du croissant valent niieu^ que la nuit noire ; mais il est triste de penser qu'ils ont remplacé pour plusieurs l'éclat du jour,elque le soleil se lève tard sur les peuples enveloppés de cette demi-obscurité.

Bien que le rogne d'Youssouf ebn-Tachfm ne soil pas exempt d'injustice ni de cniauté, ce prince fut l'elativemenl clément et juste parmi ceux qui gouvernèrent IcMagreb.On lui doit l'introduction des monnaiesdites maravëdis.Au nom (le~s Almoravides. Sur l'empreinte des pièces d'or, il fit met- Ire ces mots : " Dieu est Dieu, Mahomet son prophète, et Voussouf ebn-Tachûn le commandeur des croyants. -Puis: ■ La foi de celui qui ne reçoit pas l'islam ne sera pas reçue, et au jour du jugement il sera réprouvé. » Au revers, on lisait le nom du khalife abbasside, dont la suzeraineté ainsi reconnue était du reste illtnoire, et la date et le Ijeu de la fibrication.

Ali ebn-Youssouf régna trente-six ans (1106-1143), et ses commencements furent heureux; il passa plusieurs fois en Espagne et Gt la guerre aux chrétiens soit en personne, soit par son frère aîné Temîm, qui lui obéissait avec un rare désintéressement. Temim se distingua surtout à la victoire d'Uclès, le 29 mai 1108-501, où périt don Sancho, le fils unique d'Alphonse VI de Castille. Mais, depuis cette époque, la fortune des Almoravides déclina tant en Espagne, où les

croisés, accourus à la voix du pape, secondèrent Alphonse V d'Aragon, gendre et successeur d'Alphonsede Castille, qu'ai sein du Magreb africain, où les chefs Ebn-Touroert et Abd el-Moumen préparaient dès 1120—514 la ruine du grand empire d'Youssouf.

Ali eut pour successeur son fils Tachfin, qui fut tué . â Oran, durant sa lutte contreles AImohades(1i46-47— S41). Ibrahim remplaça Tachfin son frère; mais il ^t déposé pour incapacité. On appela au pouvoir Isak, fils d'Ali ebn-Youssouf, qui ouvrit les portes de Maroc i Abd^el-Moumen et fut massacré à l'heure même par ce teirible conquérant (1 i >i7— 541 ) .Bientôt l'Espagne envahie reconnaît aussi l'autorité des Almohades ; et les Almoravidesypartout renversés, ne reparaissent plus que dans Test de PAfrique, où les descendants d'Ëbn-Ghania, parents d'Youssouf ebn-Tacbfin, diercbèrent fortune en quittant l'Espagne. L'intéfét de l'histoire du Magreb pendant le règne des derniers Almoratides se ccmcentre naturellement sur la lutte qu'ils soutiennent contre les Almohades. C'est pourquoi on ne s'étendra pas ici en de plus amples détails.

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