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ntos eux-mêmes les Aéprisent. Aujourd'hui , les consids frènumoki autant (ju'ils peuvent les scandales de Taposta* sie. Pour lès. Fiançais, on les oblige d'aller d'abord eb Âl^ gme abjurer devant le cadi, et ces formalités suffisent pour que les mauvais desseins se dissipent dans certains cerveaux
8. DiiERKAiiis. — Un mot sur les Djenkanes terminera eette énumération ethnographique. Les Djenkanes sont ao Maroc ce que sont en France les Bohémiens, les Gita* DOS en Espagne^ les Ciganos en Portugal, les Gypsies en An^eterre, les Ziguenner en Allemagne, les Zigans en Valadiie, les Zingari en Italie. Les hommes de celte race se liimit au maquignonnage au Maroc comme en d'autres ptys, et les femmes pratiquent la chiromancie, qui parait ètie pour elles une industrie séculaire et universelle. S'ils M ibrment pas à proprement parler une race et s'ils sont un détritus des peuplades nomades des anciennes inlasions, leur ]^résence se comprend au Maroc, bien des fois envahi par le ncNrd, l'est et le midi, depuis les commence»^ nents de son histoire.
Le lecteur a déjà conclu que le mélange des races est curieux au Maroc. Effectivement, rien n'est varié, pittoresque, bizarre, coloré et colorié comme les marchés où se coudoient cef^Hlpits de Sem, de Cham et de Japhet. Le Maure avec sonjitbumous d'une blancheur éblouissante, son caftan rayé, sa lévite bleu-de-ciel, lé front ceint d'un toiiian de soie rouge ou aurore, le pied chaussé de la pantoufle en marocain jaune; le Bédouin fellah, vêtu de l'imperméable chellaba, à larges manches fendues aii pli' du coude, grise et rayée comme nos limousines ; le Juif crasseux an yallak bleu sombre, coifie du bonnet noir ; le Nègre à la tète laineuse, suffisamment protégé par sa tunique d'un
blanc sale, et Tinsensibilité de son euir luisant; l'Européen au paletot disgracieux , au chapeau de feutré en colonne tronquée ; les Berbères à la face cuivrée, drapés du manteau de laine, le flanc et les bras nus, la tète rasée et surmontée d'une houppe; les blonds Rifains tatoués de jaune, le long fusil sur Tépaule et le front entouré de la gaine en drap rouge enlevée au fusil. Dans la foule se glissent les enfonts, avec la mèche du mahomet sur Toreille droite et tes cheveux taillés court en dessins géométriques. La femme du Djebel est assise à terre devant des légumes et des fruits, des poules et des œufs; eUe cache à demi son visage, ridé à vingt ans, sous un pli du halk ou sous les ailes du large éhapeau de paille, constellé de pompons de laine. Et près d'elle la Négresse accroupie offre aux acheteurs ses lourds petits pains ou de grossières poteries au galbe antique. La Mauresque , tout enveloppée de ses voiles blancs et parfumés , passe modestement sur le scfntier voisin qui mène au cimetière et où s -enfuit, au galop d'un barbe écumant, quelque jeune lady en costume d'amazone.