‹ Description géographique et statistique de la confédération Argentine (volume 2)Chapitre 102 sur 285 · POPULATION D'ORIGINE AFRICAINE · texte numérisé non relu

POPULATION D'ORIGINE AFRICAINE

ront un jour les principales sources de richesse de la Confédération.

Si les travaux agricoles ont été jusqu'à présent peu lucratifs sur le littoral, c'est que la rareté des bras y enchérit excessivement la main-d'œuvre, c'est que trop souvent les entrepreneurs ne se sont pas bien rendu compte à Tavimce des premiers frais, des difficultés inhérentes à ces opérations dans un pays qui, comme nous le savons, naît à peine à l'agriculture. Aujourd'hui celle-ci n'est réellement avantageuse que pour ceux qui travaillent par eux-mêmes, et qui économisent ainsi les principaux frais de la main-d'œuvre. — Dans l'intérieur, il en est autrement, par suite de la régularité des récoltes que favorise l'irrigation, et de la plus grande facilité d'y rencontrer des bras moins chers et plus exercés, enfin à raison du prix auquel se maintiennent les blés, les vins et autres produits, qui n'ont point à craindre la concurrence étrangère, comme à l'entrée de la Plata, l'élévation du fret s'opposant au transport des objets similaires à l'intérieur.

Pour que l'agi'iculture s'établisse sur une grande échelle dans les provinces pastorales de la Confédération, telles que Buénos-Ayres, TEntre-Rios, Comeiites, Santa-Fé, Cordova, San-Lnis et Tucuman, provinces qui sont les plus favorisées sous le rapport de la fertilité du sol, il faut encore du temps. Mais cette transformation, ou plutôt celte modification de l'industrie pastorale actuelle s'y fera nécessairement lorsque la population aura assez augmenté pour fournir à la fois des ouvriei's et des consonnnateui*s, et permettre les cultures de produits riches susceptibles d'exportation.

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