‹ Description géographique et statistique de la confédération Argentine (volume 2)Chapitre 123 sur 285 · PATHOLOGIE. — MALADIES DE LA FACE ET DU COU. 29T · texte numérisé non relu

PATHOLOGIE. — MALADIES DE LA FACE ET DU COU. 29T

rique ou rationnel , est à peu près impuissant contre cette affection i^doutable désignée ici sous le nom de pasmo real ( spasme royal ou réel). Ce qu'on appelle pasmo simple comprend toutes les inflamrxiations survenant dans des plaies locales.

L»e tétanos traumatique n'est qu'un accident heureusement peu oommun; mais celui qui attaque les nouveau-nés, et que Ton nomme ici mal des sept jours {mal de los siete dias) à cause de sa période, un des fléaux les plus funestes de la première enfance, surtout pour sang-mêlés. Cette maladie est plus fréquente dans les villes du litr- ^oral, à Montevideo et à Buénos-Ayres, que partout ailleurs. Elle y ^"^loissonne, particulièrement en automne et en hiver, les enfants des' ^lo^ses pauvres, chez lesquelles l'absence de toute hygiène, des mai- ^soris humides et froider, le défaut de propreté, favorisent son déveloj>pement. Chez les blancs, où l'hygiène est un peu mieux enten- ^lie , elle est plus rare. On connaît infiniment peu d'exemples de S'uérison, et pourtant des soins hygiéniques plus intelligents préviendraient, dans la plupart des cas, cette affection.

§ rV. — Maladies de la face et du cou.

L*oPHTHAi3iiE se montre quelquefois durant les fortes sécheresses et ^^t^connalt évidemment pour cause la fine poussière qui remplit l'air, t^oussîère d'autant plus pernicieuse qu'elle est plus saline. Aussi voit- ^n cette maladie endémique dans la province de Santiago-del-Estero, ^ont le sol sablonneux et salin rappelle celui de l'Egypte, dans le ^ud des provinces de Catamarca et de Tucuman, aux bords de la grande saline. — Ce n'est pas cependant l'ophthalmie purulente des l^ords du Nil , et la perte de l'œil en est rarement le résultat ; ^'"est le plus souvent une simple conjonctivite, qui cède à des soins i^^tionnels. — Sur le littoral, cette maladie est beaucoup moins comtnune que dans l'intérieur.

Les PAROTiDiTES saus gravité, ou oreillons, se sont montrées quelcjuefois à l'état épidémique. — La stomatite, ou inflammation de la iDOUche et des gencives, est d'ordinaire le résultat du mauvais état ^es dents, et disparaît dès qu'on s'en occupe sérieusement. — l,' ANGINE est extrêmement commune et règne principalement en autjomne ; elle amène quelquefois l'hypertrophie des amygdales chez les jeunes gens des deux sexes, et nécessite la resection de ces glandes.

§ V. — Maladies des voies respiratoires.

Le CORYZA, la bronchite, régnent en automne. — Comme Tangine, ces deux maladies , qui sont très-communes, se montrent principalement à rentrée de la saison froide. Quelquefois la bronchite a tout à fait le caractère d'une grippe épidémique, et s'étend sur de vastes espaces. — Le croup , cette affection si terrible pour Tenfance, se montre aux mâmes époques, mais nous ne Favons jamais vue prendre un caractère épidémique.

Quant à Tinflammation du parenchyme pulmonaire, à la pleuro- PNEUMONiÊ, c'est une des maladies graves et les plus fréquentes de l'intérieur, où elle est désignée sous le nom de puntada de costado (point de côté) ; c'est-à-dire que les symptômes de l'inflammation de la plèvre y prédominent sur ceux du parenchyme pulmonaire, qui n'existent pas moins, puisque cette affection s'accompagne presque toujours d'expectoration sanguinolente. La pleuro-pneumonie commence au mois de mai et sévit jusqu'en octobre ; elle attaque beaucoup plus les gens du pays que les Européens ; et lorsqu'elle ne se juge pas très-promptement par des sueurs profuses , elle tourne à l'adynamie et a très-souvent alors une issue fatale. — Ce que nous avons dit de l'insidiosité des maladies cérébrales et des lièvres continues existe ici au plus haut degré pour la pleuro-pneumonie. L'hépaisation se fait avec une extrême rapidité, sans que les malades aient conscience de la gravité de leur état, et que les symptômes extérieurs puissent faire prévoir une terminaison funeste. — Cette maladie attaque fort souvent les Indiens, qui, malgré leur habitude de vivre au grand air, n'en sont pas moins sensibles aux influences épidémiques. Nous l'avons vu à Ledesma chez un Indien Chiriguano, et il n'était pas le seul qui eût été attaqué dans son village. Le traitement était absolument abandonné à la nature.

L' ASTHME et I'angine de poitrlne sont beaucoup plus fréquents sur le littoral, particulièrement sur les côtes delà Plata, qu'à l'intérieur. Quelques étrangers ne peuveut se débarrasser de cette fatigante maladie, quand toutefois l'asthme est idiopathique, qu'en changeant de climat. Lavent de mer, c'esl^à-dire de sud-est, a une influence trèsremarquable sur les accès ; il semble les provoquer, tandis qu'ils disparaissent avec le pampero ou le vent du nord. — La coqueluche est commune chez les jeunes sujets et extri^mement tenace; quelquefois elle prend le caractère épidémique. On la connaît ici sous le nom de

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