‹ Description géographique et statistique de la confédération Argentine (volume 2)Chapitre 132 sur 285 · PATHOLOGIE. -- CONSTITUTIONS MÉDICALES DE LA PLATA · texte numérisé non relu

PATHOLOGIE. -- CONSTITUTIONS MÉDICALES DE LA PLATA

Phlhisie pnlmonaire , hémoptysie !285

Pleuro-pneumoDies aiguës 1/iO )

AffectioDs de poitrine diverses , 53 \

Croup 2/i

Coqueluche 22

Maladies cérébrales 211 )

Apoplexies 102 r^

AfléctioDs gastro-intestinales diverses 2A8

Dyssenteries 129

Affections du foie 77

Fièvre typhoïde 69

Tétanos des nouveau-nés. 168

Tétanos traumatiqde 6

Variole (Il y a eu épidémie en 1853) 185

Rougeole 49

Lésions organiques du cœur et des gros vaisseaux 106

Uydropisie 3/i

Rhumatisme aigu 13

Érysipèle 12

Cancer de l'estomac 18 i

— deFœsophage 2f

— dePutérus 6i ^

— divers 8 /

Blessures diverses 1 24 j

Noyés. 19/160

Brûlures 17 )

Mort-nés , . . 28

Vieillesse 18

Suicides 7

Maladies diverses 81

Maladies non caractérisées 723

Cette énumération confirme les corollaires que nous avons déduits de notre examen de la pathologie argentine. Toutefois, dans un pays aussi vaste et où les régions géographiques sont si bien marquées, on comprend que la pathologie générale doit naturellement varier suivant ces mêmes régions. Or, tout ce que nous venons de dire se rattache d'une manière plus spéciale au littoral qu'à Tintérieur, que nous n'avons pu étudier aussi complètement au point de vue médical, tandis que quatorze années d'exercice de notre profession sur les rives de la Plata nous ont mis parfaitement au courant de sa pathologie et de l'action de son climat, aussi bien sur les nationaux que sur les immigrants européens.

318 POPyUTION ARGENTINE.

§ XIV. — Appréciation du plus ou moins de salubrité

des régions argentines.

Après une série d'observations aussi longtemps continuées, nous pouvons parler, avec quelque connaissance de cause et sans rien exagérer, de la salubrité réelle du pays dont nous tritons. — Cette salubrité avait été appréciée dès le principe, compie l'indique suffisamment le nom donné par Mendoza à rétablissement qu'il essaya de fonder sur la rive droite de la Plata : Puerto de la Santissima Trinidad de Buenos- Ayres^ — le port de Très-Sainte-Trinité de Bon-Air, — tant la pureté du ciel et la beauté du climat l'avaient séduit.

La suite des temps prouva que Mendoza ne s'était point trompé. La beauté de la race, son activité, lorsqu'elle est excitée par le besoin ou la passion, le bon état de la santé publique dans tout le bassin de la Plata, prouvent l'excellence du climat, la pureté de l'air qu'on y respire. — Le petit nombre de maladies epdémiques et leur peu de gravité, la rareté des grandes épidémies, puisque la seule, pour ainsi dire, est la variole que combat avec tant d'efficacité la vaccine, mettent certainement ce pays au premier rang pour son aptitude au développement de l'espèce humaine.

L'Européen n'y est attaqué d'aucune de ces maladies qui rendent si dangereux les premiers temps de séjour dans les régions iutertropicales. En outre, les travaux de défrichement ne produisent aucune de ces fièvres si gi'aves qui accompagnent les premiers essais d'agriculture en ces mêmes régions. Dans le bassin de la Plata, il suffit presque partout de mettre la charrue dans une plaine recouverte d'une couche de gazon, et nulle part, excepté vers quelques parties du Nord, les bois ne sont assez épais ni assez humides pour offrir des difficultés et des dangers à Texploitation. — C'est donc avec certitude que nous pouvons établir ici, comme nous l'avons fait déjà en différentes parties de ce travail, que le bassin de la Plata, grâce à son climat, à sa salubrité, à la bonne disposition du sol, sera un jour une des contrées les plus peuplées de la terre ; et qu'il y a là tous les éléments pour constituer un jour une grande nation, même dans un avenir assez rapproché, grâce à l'immigration, à la fusion des races, sur un territoire qui ne demande que la main de l'homme pour devenir un des plus riches et des plus agréables du globe.

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