CHAPITRE III
ConeeMions de*ierrainB «ctaelt. — Bmphyléoie.
En attendant que le congrès argentin ait statué sur les terres publiques et qu'il ait établi une distinction entre celles qui doivent être nationales et celles qui resteront provinciales, les provinces, comme nous venons de le dire, continuent à faire des concessions à ceux qui viennent peupler le pays. C'est une vieille coutume espagnole, trèslibérale sans doute, et que nous ne blâmons que lorsqu'il s'agit de grandes concessions à des particuliers ; car le don d'un terrain à bâtir, la concession de quelques cuadras pour métairie, dans une ville que l'on fonde, ou dans ses environs, sont au contraire d'excellentes mesures propres à appeler la population. Mais céder plusieurs lieues de terrain à un seul individu pour estancia, môme dans une localité déserte pour le moment , nous semble d'une grande imprudence : car le pays ne peut tarder à se peupler, et ces grands terrains deviennent alors d'une immense ressource.
Ce qui atténue en partie le mal, c'est que les terrains sont généralement concédés à titre emphytéotique, c'est-à-dire que le concession-