‹ Description géographique et statistique de la confédération Argentine (volume 2)Chapitre 158 sur 285 · AVENIR DES COLONIES ACTUELLES DANS U PUTA · texte numérisé non relu

AVENIR DES COLONIES ACTUELLES DANS U PUTA

plus heureux que ragriculleur qui voudra se livrer sérieusement à Texploitatioii du sol; là est la véritable richesse future du pays. C'est surtout, comme nous Tftvons déjà dit en traitant de Tagriculture argentine, dans les cultures industrielles, dans celles du cotoil^ du tabac , des plantes oléagineuses et tinctoriales^ que le cultivateur actif et judicieux trouvera d'amples bénéfices; juste récompense de ses travaux.

Ce qui doit favoriser encore les travaux de l'immigrant agriculteur, c'est que le défrichement n'offre aucune espèce de difficulté. Sur presque tout le littoral, dans les provinces d'Entre-Rios, Corrientes, Santa-Fé, Buénos-Ayres, le sol ne présente qu'une plaine couverte de giizon où il suffit de mettre la charrue, au lieu d'avoir à perdre un temps considérable dans l'abatage et l'incendie des forêts, comme dans Uml d'autres parties de l'Amérique du Sud. Sous ce rapport, le littoral a des avantages immenses, qui doivent y fixer d abord le plus grand nombre des nouveaux colons. — D'un autre côté, ce défrichement est sans péril pour la santé. Tandis que, dans les régions tropicales, les premiers coups de pioche dégagent trop souvent du sol des effluves nuisibles, l'agriculteur de la Plata peut hardiment labourer et ensemencer les plaines, vierges jusque-là, sans avoir à redouter aucune des maladies qui ailleurs déciment les nouveaux venus; son acclimatement et ses premiers travaux se font donc sans danger, et peu de pays offrent de pareils avantages.

L'agriculture n'est pas non plus la seule branche lucrative qui soit offerte à l'immigrant» Pour n'avoir pas la réputation des mines d'or de la Califoniie, celles de la Confédération n'en sont pas moins d'une importance que l'on soupçonne à peine^ mais qui donneront d'immenses résultats. Les gisements d'or d(? la sierra de San-Luis^ des vallées de San-Juan, de la sierra dt; Famatina, desj plateaux de la Rinconada dans la province de Jujuy ; ceux d'argent de Cordova, de la Rioja, de Catamarca ; ceux de cuivre de Mendoza^ de San-Luis, de Catamarca, de Salta, etc;, enfin tous ces minerais précieux que nous avons déjà indiqués (tome I, liv. III, chap. iv), seront exploités un jour. Des milliers de bras feront jaiUir de ces montagnes des trésors égaux à ceux qu'ont obtenus les mineurs du Chili^ de la Bolivie et du M(*xique. — Nous ne parlons pas de toutes les autres industries que suscite et met en ceuvre Texploitation minière, aussitôt

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que raflluence des bras et des capitaux lui permet de se développer. — Il y aura donc place pour tous, pendant des siècles encore, sur le territoire si vaste et si favorisé de la Confédération argentine ; la beauté du ciel, la siilubrité du climat, la fei*tilité du sol, en feront la terre promise des émigi'ants de l'ancien monde.

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