‹ Description géographique et statistique de la confédération Argentine (volume 2)Chapitre 162 sur 285 · INDUSTRIE MINIÈRE. — NOTE SUR GOPIÀPO · texte numérisé non relu

INDUSTRIE MINIÈRE. — NOTE SUR GOPIÀPO

que l'on exploite aujoui*d'hui dans toute sa vallée et aux environs, sont bien faites pour leur donner le désir de développer chez eux une pareille industrie, puisqu'ils en possèdent les éléments nécessaires, non-seulement à Famatina, mais dans le reste des provinces andines, qui toutes, comme nous l'avons vu, ont des richesses métalliques abondantes et variées.

La route qui conduit du boufg de Chilecito aux mines traverse d'abord une assez jolie vallée, fertilisée par les ruisseaux que nous

du oerro de (^afiarcillo, et d*autres centres de population se forment dans les enrirons des groupes de mines les plus avantageux et les plus exploités*

Copiapo s*est montré reconnaissant envers la mémoire du pauvre Indien qui lui a valu cette haute fortune. — Une statue en bronze a été érigée à Jean Godoy sur la place ftintàptlt de la ville. Il j est représenté dans le costume de mineur chilien, le poncho sur Tépanlei la pointerolle à la main gauche et le marteau dans la droite. Celte glorification da travail dans la personne d*un humble ouvrier fait autant d'honneur au peuple qui a rendu cet hommage qu'à celui qui en est Tobjet.

Le cHiiiiif m vtR de la Caldera k Copiapo» et de Copiapo a PabelloB et aui mines, a été créé pour desservir ce canten, où tous les transports se faisaient autrefois à dos de mulet.

Ce chemin a 51 milles anglais de longueur de la Caldera à Copiapo, et 30 de Copiapo à Pabellon ; les travaux pour le conduire jusqu'à la Plazilla, à 3C milles plus loin, sont en tnie d'exécution. C'est, jusqu'à présent, le pins long chemin de fer de l'Amérique méridionale. — La route est à une seule voie, avec gares d'évitcment. De la Caldera à PabeRon, les travaux d'art n'ont pas été considérables, car on a suivi la rivière. La pente à racheter était de 388 mètres, delà Caldera à Copiapo, et de 265 de Copiapo à Pabellon; elle reste encore de 300 mètres au moins pour gagner le pied du cerro de Chaîîarrillo, et il y aura beaucoup de travaux d'art à exécnter : remblais, tonneli, ponts, etc., etc.... ^— Le eoât du chemin jusqu'à Pabellon s'élève aeulemeni à 1,200,000 piastres (0 millions de francs), et il a rapporté^ jusqn'en 1857^ 15 0/0 à ses actionnaires; toutefois la construction du reste va être fort dispendieuse» De plus^ il faut border la route de barrières, plusieurs accidents étant arrivés tant â la ville qu'à la campagne, et perfectionner rinstallation générale.

l'ex^loîtatlott de ce chemin de fer revient à un prix assez élevé, principalement à cause du besoin de renouveler les chaudières, que l'eau un peu saline de la rivière de Copiapo altère rapidement. Mais les bénéfices couvrent amplement tous ces frais, tant l'abondance des matières ^ transporter augmente par suite du développement donné aux travaux des mines de cuivre. «io^La Caldera a un grand nombre d'usines à réduction, qui exigent chaque jour une immense ffilttrtlté de minerai pour ne pas chèmer. Le railway senl peut leur en apporter promptement «t à bas prix. — Les machines sont nord-américaines, ainsi que tout le reste du matérieL — U a été construit par l'ingénieur M. Allan Campbell, et lentrepreneur a été un autre Nord- Américain, M. Wilwriglh. L'intelligence et l'activité de ces deux messieurs ont été à la hauteur de Tentreprise. M. Campbell est le même qui a fait l'étude dtt chemin de fer de Hosârk» i Cordova, dont nous parlerons en son lieu.

BIOus avons cru devoir entrer dans quelques détails sur les mioes de la province chilienne d'Atacama et son chemin de fer, parce que l'exemple de sa prospérité doit vivement stimuler les Argentins, qui ne voudront certainement pas rester en arrière de leurs voisins de Tautré tMè de la Cordillère, dams la voie de hr c'rVfKsetioii et du progrès^

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venons de nommer, et qui s'ouvre directement à Touest du bourg. Il ne faut pas moins de huit heures de marche, à dos de mulet, pour arriver à l'un des principaux points argentifères du canton, c'est-àdire aux pieds du cerro Negro^ grande et haute montagne qui se dresse sur le premier plan de hauteurs formant le massif dont le Nevado occupe le centre. Les établissements du cerro Negro ne sont pas à quatre lieues en ligne directe du bourg; et l'on peut même de la mine de Santo-Domingo, communiquer par signaux visibles de jour avec ses habitants. .

Ce chemin est affreux , et il faut toute l'habitude des *gens du pays pour y passer sans frémir ; il y a surtout certaines laderas, sentiers, sur les croupes élevées des montagnes [faldeos) , qui sont tout ce que nous avons vu de plus effrayant dans nos voyages ; et cependant tout le monde y chemine, même des troupes de mulets chargés chacun de cent cinquante kilogrammes de minerai. Un autre chemin moins mauvais, toutefois un peu plus long, suit le iniisseau sorti du pied de la Mejicana et conduit à l'autre village de Famatina vers le nord. Cette route, qui est d'une quinzaine de lieues, pourrait être installée et rendue praticable en tout temps, avec quelques dépenses. Si les mineurs s'entendaient pour en faire les frais, que Ton estime à six mille piastres, on faciliterait singulièrement les transports de vivres, de bois, etc., et de tous les autres objets dont on ne peut se passer dans les travaux.

Lorsque l'on va aux mines par le premier chemin, lequel passe par les petites fermes de la Ensehada et du Vallecito^ on gravit péniblement la côte de la Cieneguita, puis les cols [portezuelos] de la (7ienega et de Santa-Rosa. Là commencent les mines. Ces montagnes sont composées de roches schisteuses renfermant de l'argent natif, du sulfure et du chlorure d'argent. Elles sont en outre traversées de puissants filons de fer oxydulé magnétique ; en beaucoup d'endroits, les deux métaux se trouvent l'un à côté de l'autre. Le minerai de ces mines ne donne que dix à douze marcs au caisson. Elles ont l'avantage d'être moins éloignées du bourg que les autres.

Le cerro Negro , le mont noir, qui vient après le cerro de Santa- Rosa, est une grande montagne noire d'aspect, à sommet conique et dont les flancs sont couverts d'éboulis noirâtres, résultats et des intempéries et des débris extraits des puits de mines qui y ont été cfeusés. Le schiste alumineux qui le constitue se décompose rapidement au contact de l'air ; il est tellement pénétré de fer que beaucoup de ces débris ont un éclat métallique qui les ferait prendre

pour du fer pur, tandis que ce n'est que de l'oxyde au second degré. — Le sommet du cône du cerro Negro atteint une altitude absolue de quatre mille cinq cents mètres, les mines n'y sont ouvertes que dans une région dont l'altitude varie de trois mille cinq cents à quatre mille mètres. Elles donnent, outre le fer que l'on n'exploite pas, de la blende ou sulfure de zinc, qu'on néglige également, de l'or et de l'argent, qui sont les seuls métaux dont on s'occupe.

La mine principale est celle de Santo-Domingo, dont la profondeur n'est que de soixante mètres, mais qui a déjà donné de beaux bénéfices. La roche y est moyennement dure : aussi n'a-t-on pas besoin de boisages, il n'y a pas non plus d'infiltrations aqueuses. Autour de la mine de Santo-Domingo, beaucoup d'autres mines sont ouvertes, et les travaux y sont tour à tour suspendus ou repris, suivant les caprices ou les moyens des propriétaires. C'est ainsi que dans toutes les gorges voisines on aperçoit une foule de trous d'une profondeur variable abandonnés, l'habitude étant de cesser les travaux aussitôt qu'un filon s'interrompt, et d'en chercher un autre.

On donne le nom de pilquineros aux mineurs qui vont ainsi individuellement creuser quelques trous superficiels et en extraire du minerai qu'ils vont vendre aux usines [trapiches). — Ces hommes acquièrent un coup d'œil extraordinaire et savent reconnaître de fort loin la roche qui leur donnera du métal. Ils sont également d'une habileté rare à juger,- à la simple inspection et au poids apprécié par la main, le rendement d'un minerai quelconque, et ne se trompent presque jamais sur la quantité.

Le cerro de la Caldera^ qui suit le cerro Negro, est à peu près de la même nature et offre les mômes minerais.

Le cerro Morado (le mont rouge-violet) glt un peu derrière au sud-ouest des deux monts précédents; c'est une grande croupe qui se détache des flancs du cerro Amarillo (mont jaune) lequel lui-même tient au Nevado^ soipmité principale du système. On y a trouvé de l'or. — Les cerros del Tigre (du Tigre), Bayo (Isabelle), Aranzazu et Ampallao sont des croupes qui se détachent, comme les précédents, du Nevado; leur couleur est également jaunâtre, et fait le contraste le plus singulier avec les roches noires du cerro Negro. Tous ces monts sont composés d'une roche calcaire fortement pénétrée de peroxyde de fer; ils présentent de nombreux conglomérats formés de cailloux, de débris de roches soudés par un ciment argilo-calcaire extrêmement dur.

Il faut encore quatre heures de marche à dos de mulet pour se

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rendre des environs de la mine de Santo-Domingo à la gorge qui s'ouvre entre le cerro Bayo et celui de la Mejicana, c'est^^à^dire au pied du Nevado lui-même, où sont situéeis le^ principales mines, Le Cerro de la Mejicana (mont de la Mexicaine) ou Espino (répine dorsale), ainsi nommé parce que c'est une asse;s longue croupe qui se détache du flanc septentrional du Nevado, dont le sommet un peu aplati le surplombe de quinze cents mètres environ. En face de lui, le Bello^Plati^ moins élevé mais de forme pareille, suit la même direction, et tous deux renferment ainsi une vallée longitudinale qui commence à une altitude de quatre mille cinq cents mètres, et se coati-* nue en descendant vers le nord , arrosée par le ruisseau dont nous avons parlé et qui va au village de Famatina. Ce ruisseau naît dans une espèce de bourbier argileux où Ton a trouvé de l'or, mais en petite quantité ; un peu plus bas, à un endroit nommé las Cuevas de Noronha (les grottes de Noroûa) , on avait établi un lavage qui a d'abord donné beaucoup , mais que l'on a abandonné dès qu'il est devenu moins abondant, à cause de la difficulté de pareils travaux sous une tem* pérature aussi rigoureuse que celle qui règne à dételles hauteurs (1). Toute cette haute vallée, dont Taltitude atteint, comme nous ve**

(1) Les altitude! barométriques des principaux points de ce canton ont été pris^ par D. Nicolas Naranjo, ingénieur cbilieu qui Ta visité en 1854, et ^r nous, en mai 1858, — M. Naranjo a gravi le fameux Nevado de Famatina, auquel il donne C,294 mètres de hauteur absolue au-dessus du niveau de la mer ; il a également mesuré les cimes de TEspino et du eerro Negro. Il e^st le premier qui ait eu la gloire de porter un baromètre sur ces sommités de la Cordillère. — Nous avons répété quelques-unes des observations de M* Naranjo et prit des mesures dans quelques endroits où il n*a pu le faire. Les altitudes que nous aToni obtenues sont, en général, plus faibles que les siennes. Nous ignorons quel système de baromètre et quel calcul il a employé.

Voici les altitudes de ce canton :

Naranjo. LViutenr, Nombre

â*obs.M.M.

Cultures du Carrisal » 1,700 S

Bourg de Famatina 132 1 ,100 90

Estuncia de la Enseîiada , » \ ,650 4

Ëstancia del Vallecito , v 1,940 2

Portezuelo de la Ciene^uita u 3,000 2

Mine de Santo-Domingo 3,922 3,750 5

Col du cerro Negro ^. u 4,1 80 2

Sommet du cerro Negro. . . . , , . 4,575 » »

Col (portezuelo) de los Bayos » 4,300 2

Sociibon ou grande galerie des mines. ...... 4,940 4,260 3

Sommet du cerro de la Mejicana ou Espino. . 5,070 » »

Sommet du Nevado 6,294 » n

Village de Nono|uta , u 890 $

INDUSTRIE inNIËRE. -^ PROVINCE DE LA RIOJA. 407

nom de le dire, quatre mille cinq cents mètres à son point le plus élevé, est balayée de temps à autre par des vents affreux, et parfois ensevelie dans la neige. Cependant, malgré son altitude, la neige n'y persiste jamais longtemps, même en hiver, le soleil, sitôt que le vent cesse, ayant assez de force pour la fondre ; mais il y gèle presque toutes les nuits, quelle que soit la saison. Ces ouragans sont heureusement rares : il neige et il vente quelquefois dans les vallées inférieures, que cette haute région reste dans le calme. Le principal inconvénient de cette quebrada, c'est la rigueur du climat, la sécheresse extrême de l'air et l'élévation qui y rend les personnes non encore habituées sujettes à la puna ou soroche^ c'est-à-dire à la gêne de respiration causée par la raréfaction de l'air à une pareille hauteur. Le baromètre, en effet, n'y accuse plus qu'une pression atmosphérique de 0,460, c'est-à-dire qu'elle est à peu près de 2/5 moins forte qu'au bord de la mer, où elle est de 0,760. On comprend quelle influence cette énorme différence de pression doit avoir sur l'économie humaine. Aussi quelques ouvriers ne peuvent-ils y résister; des mtdadies de cceur et des gros vaisseaux se déclarent, et il leur faut aller habiter les vallées plus basses et renoncer au métier de mineur.

C'est dans cette gorge et sur les flancs de l'Espino et du Belloplan que sont les mines les plus célèbres et les plus productives de tout le district métallifère de Famatina. On y comptait, lorsque nous les visitâmes, la Berdiona^ XAndiiena^ San-Pedro^ la Pen^a, la Meji" cana^ etc., toutes en plein rapport, sans compter celles qui sont disséminées dans le reste du canton. La roche qui compose ces montagnes est généralement calcaire ; elle est traversée par des filons métalliques, tantôt de pyrite de cuivre, tantôt d'argent, soit pur, soit mêlé au chlore, à l'iode, à l'ai'senic, au soufre ; l'or s'y rencontre également à côté de l'argent, mais en moindre quantité. Rien de plus inégal que le rendement du minerai : tel caisson rendra jusqu'à cinq cents marcs d'argent et douze d'or, tel autre n'en donnera que quinze d'argent et seulement quelques grammes d'or; — la moyenne varie entre quinze et cinquante marcs du premier métal, soixante et quatre cents grammes pour le second. — On a remarqué que, dans toutes ces montagnes, les terrains d'une couleur jaunâtre, généralement semés de conglomérats argileux à leur superficie, étaient ceux qui donnaient le plus d'or. Tout ce canton renferme, en ce moment,*qiiarante-deux mines d'argent et deux d'or en exploitation ; la plus riche de toutes est la BerdionUy située sur les flancs de l'Espino.

Cette montagne, qui parait être la plus riche de toutes en minerais

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précieux, a donné lieu à un travail que l'on ne s'attendrait guère à rencontrer dans un pays aussi perdu et aussi éloigné de toute habita-* tion humaine. C'est l'œuvre du socabon (souterrain), galerie horizontale percée à la base de l'Ëspino, dans le but de découvrir les filons argentifères qui le traversent, et de les exploiter de bas en haut, afin de faire plus aisément l'extraction des déblais, de donner un écoulement facile aux eaux. Cette galerie {fi'onton) a près de deux mètres soixante cent, de haut et deux mètres dix cent, de large ; elle était arrivée à cent douze mètres de longueur au mois de mai 1857, et Ton calculait qu'on pouvait la faire avancer de cinq mètres par mois, en y maintenant continuellement quatre hommes travaillant à la pointerolle {barreteros) et autant pour extraire les déblais (a/îires). Déjà trois filons avaient été reconnus, mais on n'en avait point encore commencé l'exploitation. L'argent s'y présentait tantôt pur, tantôt associé à un peu d'or ; ici , mêlé à de la pyrite de cuivre , plus loin , à l'état de chlorure. La roche est un calcaire bleuâtre, très-compacte, qui devient d'autant plus dur qu'on pénètre plus avant dans la montagne ; mais elle se laisse bien attaquer par les instruments , et il est facile de la faire sauter à la poudre. On n'a trouvé d'eau qu'au commencement, et cette eau provient des infiltrations neigeuses de la superficie ; la dureté de la roche rend inutiles les boisements.

Ce grand travail est dirigé par un vieux mineur expérimenté, D. Pantaleon Garcia, propriétaire de la mine de Santo- Domingo, sur le cerro Negro. M, Garcia, depuis quarante ans, s'occupe des mines de Famatina; il y a acquis une fortune honorable : son exemple et ses conseils sont d'une influence puissante pour le développement de l'industrie minière de la Rioja. — Grâce à lui, une société anonyme s'est organisée en 18S4, pour donner plus d'extension aux travaux de l'Espino. Cette société dispose d'un capital de 50,000 piastres (250,000 fr.), représenté par 500 actions de 100 piastres payables par dixième ; c'est elle qui a entrepris l'œuvre du Socabon et en fait continuer l'exploitation (1).

(1) Nous avons visité le district minéral de Famatina en mai 1857. — Voici quel était alors rétat des exploitations dans lesquelles les travaux avaient acquis quelque importance :

Mines d*or : — Kosario'del'Oro, sur le cerro Morado ; en bénéfice. — La Descu^rî* iiora, sur la même montagne ; en bénéfice.

Mines d* argent : — Sur le cerro Negro : mine de Santo-Demingo, en bénéfice : elle a déjà donné 20,000 marcs d'argent depuis que les travaux y ont été commencés ; — Rosarto del cerro îiegro, en bénéfice. — Sur le cerro del Puerto: San^Pedro del Puerto, en bénéfice ; — Rosarto del Puerto, en bénéfice ; — la Peregrina^ en bénéfice. — Sur le cerro de

Le minerai extrait de toutes ces mines diverses est, comme celui de Chaiiarcillo, concassé, mis en surons et porté aux usines d'amalgamation qui se trouvent, dans la vallée de la Enseûada, sur le chemin de Chilecito et dans celles du village de Famatina ; ces usines sont au nombre de six. Rien ne rappelle là les magnifiques établissements de la vallée de Copiapo ; mais, quoique moins luxueux et installés de la manière la plus économique, les appareils employés n'en remplissent pas moins le but; seulement le travail marche un peu plus lentement, et la perte de mercure est peut-être un peu plus considérable.

Le minerai est moulu sous de grosses meules en granit. La pou&< sière qui en provient est placée dans deux , quatre ou six tonnelets attachés à Taxe d'une roue à augets sur lesquels on fait arriver un courant d'eau.

Si le minerai est riche en or, une fois pulvérisé, on le lave pour en extraire ce métal, puis le reste est soumis à l'amalgame, où le mercure s'empare rapidement de la petite quantité d'dr échappée au lavage. — Le reste du minerai, qui est argentifère, est soumis aune autre amalgamation. — Le produit est filtré pour en enlever l'excès de mercure, puis chauffé dans une cornue pour volatiliser et re-

U Genega : la f^eta Nueva, en bénéfice. — Sur le cerro de las Gi*editas : Niievo Descuhrimiento, — Sur le cerro de la Caldera : San-Pedro. — Sur le cerro de los Bayos, deux mines appartiennent à D. Rafaël Fragueiro. — Sur le cerro del Tigre, mine de San-Miguel, en bénéfice. — Sur le cerro de la Mejicana, appelé également Espino : compagnie du Socahon; on se contente en ce moment de pousser la galerie, sans exploiter les filons découverts ; — Mina de la Compagniaf en bénéfice ; — la Mejicana, id.; — las Animas, id.; -^ el Espino, id.; — la Berdiona, id. — Sur le Bello-Plan ; la Forastera, en bénéfice ; — âl Manlo, id.; — la Veta de la Perra, id.; — VAnduena, etc., etc.

L*aloi moyen du minerai d'argent était de 50 marcs au caisson, rendement inférieur i celui de Chanarcillo, qui est quadruple.

U y avait d'occupés alors six moulins broyeurs : deux à Famatina ; c'étaient ceux de Itu Escaleras et de los C or raies ; et quatre dans la vallée près de Cbilecito, appartenant à MM. Encina, Garcia, Fraguiero et Soage. Un cinquième était en construction, et un sixième était abandonné.

On venait de découvrir dans la sierra de la Rioja une terre à briques réfractaires de la meilleure qualité. D. José Barros, directeur de Tbôtel des monnaies de la Rioja, était l'auteur de cette découverte, et des expériences faites dans les fourneaux à réverbère de l'usine de* D. Manuel Malbran, auprès d'Andalgala, avaient donné des résultats tout à fait concluants. — Des briques de cette qualité, exposées pendant sept jours et sept nuits au feu le plus ardent, n'ont pas éprouvé la moindre altération, tandis que d'autres briques réfractaires, apportées d'Europe, ont été attaquées au bout de quatre jours. — La présence de cet argile est un véritable bienfait pour l'industrie métallurgique dans ces provinces. On trouve aussi dans la sierra de la Rioja un stéatite que l'on taille en creusets qui résistent très-bien au feu, et que M. Barros emploie avec avantage pour la fonte de l'argent à la monnaie de la Rioja.

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cueillir ce métal, et enfin fondu et réduit en pifia. — ^ Si le minerai argentifère est mêlé au Boufre et à TarseniG en assez grande quan* tité, on le grille d*abord en plein air ; ensuite les résidus de ce gril* lage sont calcinés, mêlés avec du sel, dans un four à réverbère, où la chaleur achève de volatiliser ces deux éléments^ et fait combiner le chlore du sodium avec l'argent pour former un chlorure d'argent, lequel à son tour est traité par un nouveau broyage et Tamalgama-* tion comme dans le cas précédent.

Telles sont, en résumé, les principales opérations que subissent les minerais de Famatina pour l'extraction des métaux précieux qu'ils renferment.-^ Les produits sont exportés au Chili en échange des objets de fabrication européenne achetés à Yalparaiso et que Ton importe par la Cordillère, — ou bien ils sont amenés à l'hôtel des monnaies de la ville de la Rioja.

Cet établissement date de 1824, époque où se fonda la première compagnie dont lîous avons parlé plus haut; compagnie qui se proposait de donner une grande extension aux travaux des mines de Famatina : on sait comment les circonstances politiques empêchèrent la réalisation de ces projets, n occupe l'ancien couvent des jésuites, dont la propriété revint à l'État après l'expulsion de ces religieux, et dont les bâtiments sont aujourd'hui en fort mauvais état. La compagnie avait commencé la constniction d'un autre édifice plus convenable ; ses murailles même étaient arrivées à deux mètres de terre lors de la dissolution. Cette construction n'a pas été reprise.

Quoique l'outillage de l'hôtel actuel des monnaies laisse à désirer, et que tous les appareils soient en général d'ancien modèle, ils peuvent encore servir, et l'on y a frappé, depuis 1831 jusqu'à 1856 : 7,048 onces d'or, valant 119,816 piastres., une valeur de 404,628 piastres, en piastres fortes, demies et quarts de piastre, et une quantité assez considérable de monnaie provinciale aux 750 millièmes. — Ce sont les métaux des mines de Famatina qui ont fourni à ce monnayage, qui comprend ainsi une valeur d'environ 3 millions de francs (1).

Il serait fort difficile de dire quel est le produit annuel des mines de ce district; ce produit parait varier de 120 à 150 mille piastres. On est bien loin, comme on le voit, d'approcher ici des chiffres annuels

(1) Ce chUTren'eit qu*une mince partie du produit total dei minet de Famatina pendant cette période. — On peut , lani exagération , le porter au moins au décuple ; ce serait donc une valeur de 30 millions de francs qni aurait été extraite de ces mines depuis 1830.

de CbaAaircillo, qui sont de IS mUlions de francs en moyenne; c'en est tout au plus la cinquième partie. Mais les produits de Chafiar^ cillo s'épuisent, ceux de Famatina lie font que commencer. Lors-^ que ce district minéral sera exploité sur la même échelle que celui de Gbaûaroillo, son rendement deviendra extrêmement considérable, car l'exploitation ne se bornera pas à celle d'un seul mont argentifère, mais elle s'étendra à tout le groupe dont nous avons signalé retendue, et Ton peut presque calculer d'avance les valeurs immenses qui résulteront un jour de cette exploitation, dont la limite est, pour ainsi dire, indéfinie. Depuis longtemps les mines argentifères de la vallée de Copiapo auront cessé de donner, que celles du groupe de Famatina auront encore des milliers de filons métallifères à offrir à l'activité des mineurs.

Mais ce n'est pas seulement l'exploitation des métaux précieux, tels que l'or et l'argent, qui doivent faire la fortune de ce district. Il est une exploitation beaucoup plus utile et dont le champ est également illimité ; c'est celle du fer. Le cerro Negro, ceux de Santa-Rosa et de la Caldera sont, pour ainsi dire, entièrement composés de ce métal. De quelles ressources ces prodigieux gisements ne seront- ils pas un jour pour [la province de la Rioja et la Confédération entière, lorsque l'accroissement de la population fournira les bras nécessaires pour leur mise en œuvre ! Nous croyons que l'exploitation de ces minerais de fer vaudra encore mieux à Famatina que son or et son argent ; au fer nous joindrons le cuivre, qui abonde aussi presque partout.

Dans l'état actuel des choses, on doit sans doute se borner à l'exploitation de l'or et de l'argent, qui présentent beaucoup de valeur sous un petit volume, et n'exigent pas de grands frais pour la création des usines où doivent se réduire leurs minerais ; mais il en sera autrement lorsque la population aura augmenté, car il y aura intérêt à exploiter sur les lieux le cuivre et le fer, que le transport par les Andes ou les Pampas grève de frais considérables pour les provinces de l'intérieur.

Deux causes surtout contribuent à la lenteur du développement de 1 industrie minière actuelle dans le district de Famatina : c'est, d'une part, l'absence de capitaux ; de l'autre, le mauvais état des routes et la rigueur du climat des mines. — Le manque de capitaux fait qu'on ne peut donner aux travaux l'extension dont ils auraient besoin, et que l'on y opère en quelque sorte au jour le jour, et au fur et à mesure des bénéfices que l'exploitation, ainsi réduite, peut rapporter, La compagnie du Socabon a donné, sous ce rapport, un bon

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le pays, on peut en déduire que, dès le commencement du siècle dernier, les gisements de laê Capillitas^ dans la chaîne de FAtajo, avaient été reconnus, et qu'il s'était formé une société composée d'Espagnols et de Pénitiens pour leur exploitation. Toutefois on ne s'adressait guère qu'aux métaux précieux, tels que l'or et l'argent, et Ton négligeait le cuiyre, devenu aujourd'hui l'objet de l'exploitation principale. La quantité d'ouvriers rassemblés fut îissez grande, puisque l'on trouve sur la montagne les ruines de deux petites chapelles [capillitas) , d'où le nom donné à ce chaînon de l'Atajo. Les débris de nombreux ranchos [chaumières) à murailles en pierres sèches, les puits de mine à moitié comblés , soit sur le plateau de las Capillitas, soit au pied de ce mont, dénotent que les travaux avaient eu une certaine extension. L'une de ces anciennes mines arrive même à la profondeur de 80 mètres ; un mineur argentin, D. Manuel Malbran, l'a reconnue, et, dans un examen fait en 1831 en compagnie d'un Indien âgé de quatre-vingts ans, il put retrouver les mines de San-Salvador, San-Miguel, las Animas, Maria-Luisa^ etc«, auxquelles ce vieux mineur avait travaillé jadis. Cependant il est probable que, sauf peut-être dans le commencement^ les produits furent d'une richesse médiocre, car ces mines ne firent pas grand bruit dans le pays et furent abandonnées.

L'autre point où des travaux avaient été également établis anciennement est sur les flancs mêmes du massif de l'Aconquija, dans une étroite quebrada^ gorge, d'où sort le ruisseau del Arenal^ à six lieues environ du cerro de las Capillitas.

D« Miguel Diaz de laPefla^ qui fut, il y a un siècle et demi, le fondateur du majorât de Guazan^ lequel depuis est toujours resté dans sa famille, fut aussi, dit-on, le créateur de l'exploitation de l'Arenal» On y traitait par le broiement et l'amalgamation des minerais d'argent extraits de l'Aconquija lui-même i L'opérati(Hi marcha bien dans le principe, et le rendement fut assez abondant j mèds, au bout d'un certain temps, l'entrepreneur et ses associés firent, on ne sait comment, de si mauvaises affaires qu4ls furetit obligés à une faillite de 150,000 piastresi Les travaux restèrent donc abandonnes pendant de longues années^ — En 182â, époque à laquelle l'esprit d'entreprise s'était éveillé dans toutes les pro^ vinces de la Plata, puisque des compagnies se formèrent, ainsi que nous l'avotis vu, pour l'exploitation des inines de Mendoza et de la tliojà, un des diBscendants du fondateur du majorât de Guazan voulut reprendre les travaux. Il fit venir vingt-huit mineurs anglais ;

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on restaura les bâtiments^ on rétablit les moulins, etc. . . ; mais bientôt les troubles occasionnés par la lutte des Unitaires et des Fédéraux mirent de nouveau le pays en combustion , les travaux furent suspendus, l'entrepreneur se vit obligé de fuir et les ouvriers se dispersèrent, n en fut à FAconquija comme à Uspallata et à Famatina. Pendant vingt-cinq années tout travail d'exploitation minière fut donc interrompu dans la province de Catamarca; seuls, quelques individus isolés visitèrent ces cantons, y examinèrent les anciens travaux, résolus d'en profiter lors de circonstances meilleures. La chute de la dictature, au commencement de 1852, en permettant aux exilés de rentrer dans leur pays, rendit aux provinces un bon nond^re de citoyens intelligents et actifs, qui s'empressèrent de «e remettre aux industries qu'ils n'avaient quittées qu'avec geine. ^^ C'est ainsi que D. Manuel Malbran examina les anciennes mines de las Capillitas, y signala l'Utilité d'en reprendre les travaux, et en donna l'exemple ; que D. Anselmo Segura compléta la reconnaissance de l'Atajo, et fonda l'usine d'Amanao ; qu'à leur exemple plusieurs citoyens de Catamarca dénoncèrent également un certain nombre de mines et en commencèrent l'exploitation.

Ces études ne se bornèrent pas aux cantons anciennement connus ; on chercha partout des mines dans la province, et bientôt Ton y signala des gîtes minéraux en telle abondance qu'à la fin de 1854 il y avait déjà cent quarante-trois mines dénoncées et dont la conces* sion avait été faite, et qu'en juillet 1857 ce nombre s'élevait à deux cent soixante-dix'-huit.

En effet , on a trouvé de l'or dans une petite chaîne granitique ^ près de Fiambala; on a vu de Tor, de l'argent et du cuivre dans la sierra de Belem, cordon également composé de granités et de micaschistes , qui sépare les vallées de Tinogasta et de Copocabana du grand bassin des salines d'Andalgala. — ^ On a signalé les mêmes gisements dans la haute chaîne de Quilmes , qui , faisant face à la partie nord de la sierra d'Aconquija, forme la paroi occidentale de là vallée de Santa-Maria* Près de Cafayate se sont présentés de très-* riches minerais de cuivre, et leur exploitation doit être commencée aujourd'hui. Enfin des traces d'argent ont été vues dans les sien'as del Alto et d'Ancastc , et de l'étain dans celle d'AmbatO;

Nul point cependant ne s'est trouvé le plus riche et le plus immédiatement exploitable, malgré son éloignement de la capitale de la province et les exécrables routes qui y mènent , que la sierra del Atajo. C'est aussi là que les travaux se sont d'abord établis. — Cette

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chaîne unit rAconquija à la sierra de Belem par une série de montagnes moyennement élevées, mais elle en est très-distincte, car, près de leur point de jonction , le gros massif du Clavillo s^élëVe brusquement à une altitude de quatre mille huit cents mètres enyiron, et, pareil à une immense et uniforme muraille à créneaux neigeux, se continue vers le nord en conservant sa hauteur^ tandis que FAtajo, beaucoup plus bas, forme une série de croupes très-diverses d*aspect, et présente un relief des plus accidentés.

La chaîne de FAtajo appartient en grande partie au système du gneiss, comme FAconquija. A la différence de presque tous les contre-forts de la cordillère , elle est dirigée de Test à Touest , tout en étant coupée par des gorges profondes ouvertes du sud au nord. Son extrémité occidentale, dite sierra de laNegrilla, se confond avec les contre-forts du Clavillo ou massif central de rAconquija; son extrémité orientale s'unit à la sierra longitudinale de Belem. Sa longueur totale peut ^tre d'une quinzaine de lieues; elle se trouve située sous le 2V degré de latitude, et son altitude absolue ne dépasse point trois mille cinq cents mètres maximum; le Nevado d'Aconquija la domine donc de toute sa hauteur.

Dans ses gorges arrosées par des filets d'eau en hiver, par des torrents furieux en été, époque des pluies, croissent d'épais taillis, et l'on y rencontre quelques vallons moins tourmentés , remplis d'excellents pâturages. Les plateaux eux-mêmes ont un gazon court et serré que le bétail ne dédaigne point. Les eaux de l'Atajo, au sortir de leurs étroites vidlées, roulent vers le grand bassin de la Saline ; dans leur passage elles sont entièrement absorbées par les irrigations qui fécondent les belles cultures de ChoUa, d'Ingamano, de Guazan, etc.

Les mines principales sont dans le cerro de las Capillitas. — On a repris les travaux des anciennes, et Ton en a ouvert de nouvelles. Quant à celles de TArenal, dans la sierra d'Aconquija, on ne s'en est point occupé encore. — Les minerais qu'on tire de ces mines se traitent dans trois usines assez éloignées les unes des autres : celle d'Amanao, située dans la vallée de ce nom et créée par D. Anselmo Segura; celle de M. Malbran, située dans la gorge de Negrilla sur le chemin du Fuerte; la troisième, enfin, celle de Victoria, création très-importante qui appartient à un Anglais, D. Samuel Lafone , située de l'autre côté du gros bourg de Santa-Maria, à vingt-sept lieues des mines. Nous parlerons plus bas de ces trois établissements.

Quoique les gisements métalliques de las Capillitas et de leurs en-

1NDUSTIUE MINIÈRE. - PROVINCE DE GATAMARCA. 417

virons soient très-variés, on ne s'adresse plus qu'à ceux de cuivre. Ainsi, à deux lieues de là,, sur un petit plateau de la cuesta de la Negrilla^ il y a une mine de nickel assez riche ; au bout de quelques temps les travaux y ont été suspendus, la recherche du cuivre absorbant toute l'attention. On y a reconnu pourtant cinq filons parfaitement exploitables. Suivant l'analyse qui en a été ftiite au musée argentin par M. le colonel du Graty , le minerai est un sulfo-arseniure de nickel et de fer, contenant un peu d'argent. — Les anciens puits de mines de la quebrada de las Capillitas eux-mêmes , creusés dans le siècle dernier pour suivre les filons d'or et d'argent qu'on y avait découverts, sont délaissés, et toute l'exploitation s'est concentrée près du sommet de la montagne où l'immense étendue des dépôts de minerai cuivreux promet une extraction pour ainsi dire indéfinie.

Les principales mines de cuivre exploitées sont : la Restaura'^ dora^ la Isa bel, la Peregrina, la Argentina^ propriétés de la maison Lafone et C'*^ , société puissante par ses capitaux et son activité, formée en 1856; elle a acheté ces mines au prix de 800,000 francs, et y fait depuis quatre ans des dépenses considérables. — Ce sont encore la Mina-Grande, à M. Malbran; la Santa-Clara, à M. Augier; la dcl Rosario et la Rartolina, à M. Segura, toutes sur le cerro de las Capillitas ; la Esperanza, sur le cerro voisin de San-Miguel, également à M. Segura; enfin, une foule d'autres, proches de celles-ci, appartiennent soit à des particuliers, soit à des compagnies, et sont l'objet de travaux également importants.

Quoique le métal exploité soit généralement du cuivre , la Père-grina donne de la galène argentifère, que l'on recueille en certaine quantité. Ce minerai a rendu jusqu'à quarante marcs d'argent par caisson. On y trouve aussi l'argent à l'état de chlorure et uni au fer comme dans la mine de Santo-Domingo à Famatina.

La canton où existent ces mines était un affreux désert, et la plupart sont situées dans des gorges d'une aridité complète. Les centres de population les plus proches sont ChoUa et Andalgala, à dix et quatorze lieues est, et Santa-Maria, à vingt-quatre lieues sud. Le chemin de l'est est affreux jusqu'à Cholla, car il faut franchir les roches ît les pentes rapides de la cuesta de la Negrilla. La route de Santatf aria est bonne, mais elle traverse un désert absolu , à travers le Uampo de los Pozuelos, grand cirque sablonneux de quinze lieues de arge, dépourvu de toute végétation et toujours battu des vents, jusqu'à la Punta de Balastro, où commencent les cultures de la vallée de Santa^Maria» Comme l'altitude est considérable , trois mille deux

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