‹ Description géographique et statistique de la confédération Argentine (volume 2)Chapitre 192 sur 285 · ARTICLES ET PAYS D'EXPORTATIOIT · texte numérisé non relu

ARTICLES ET PAYS D'EXPORTATIOIT

En échange de toutes les marchandises que nous venons de citer plus haut, la Plata envoie ses cuirs, sa viande, ses pelleteries , ses plumes d'autruche, ses laines, dont la quantité augmente chaque

jour (1), enfin le cuivre efTargent en barre de ses mines. — La viande séchée et salée {cameseca, tasajo^ charque) va uniquement au Brésil et à la Havane, où elle est employée à la nourriture des noii's et même à celle d'une partie de la population blanche. — Les cuirs secs et salés, les suifs, les crins et enfin toutes les dépouilles animales, vont à tous les ports de l'Europe.

Les cendres d'os et ,1e guano artificiel sont exportes principalement en Angleterre pour engrais.

Nous n'avons que les chiffres des années suivantes pour la somme des exportations de Buenos- Ayres :

Années. Francs.

Années. Francs.

Les exportations pour la France sont aujourd'hui en moyenne de 10 millions de francs; elles sont de 3 millions pour le Brésil, de 12 millions pour les États-Unis et autant pour l'Angleterre, d'un peu plus de 2 millions pour l'Espagne. Le reste se partage entre les divers pays que nous avons cités.

Les exportations de Montevideo sont de môme nature que celles des provinces argentines. Au temps de la plus grande prospérité de cette ville, elles furent pour la France :

(1) Le commerce de la Uine est devenu, dans la Plata, presque aussi important que Celui des cuirs. — Jusqu*en 1828, à Buénos-Ayres, la laine des troupeaux de moutons ne valait pas même la peine d^ètre nettoyée; leur chair ne se mangeait pas. On les tuait pour chauffer les fours à briques avec leurs cadavres desséchés, puis faire de la chaux avec les cendres provenant de leurs os. — Ce ne fut qu'après la guerre du Brésil que quelques Anglais, proGtant de l'abolition en Angleterre du droit d'entrée sur les laines , se mirent à spéculer sur rélève du mouton. MM. Sheridau et Harratt furent les premiers qui s'occupèrent en grand de cette industrie. Ils introduisirent des mérinos, améliorèrent la race indigène par le choLx de bons reproducteurs et par des croisements. — Les frères Poncel en firent autant dans la Bande-Orientale. (Voy. d'ailleurs tome H, page 83.)

Aujourd'hui la province de Buénos-Ayres compte plus de cinq millions de moutons ; la Bande-Orientale, deux millions; les autres provinces trois au moins. — Si l'exportation, qui n'était que de deux millions de kilogrammes en 1837, était de huit millions en 1852, elle est au moins de douze aujourd'hui ; car la quantité va augmentant chaque année. C'est une reproduction de ce qui s'est passé depuis trente ans en Australie, où l'élève du mouton est devenue la première de toutes les industries, et l'emporte encore sur celle des placers de Victoria.

COaTMERCE ACTUEL. — NAVIGATION.

Années. Francs.

Années. Francs.

Aujourd'hui que la Bande-Orientale est dans son état normal, ces mêmes exportations pour la France sont en moyenne de 4 millions, tandis que le chiffre des importations est de 10 millions. La balance y est donc tout à fait en faveur du commerce français. — C'est aussi ce qui arrive à Buénos-Ayres , puisque dans ces dernières années , si l'exportation des produits pour la France est de 10 millions, l'importation des produits français est en moyenne de 16; cela du moins ressort du tableau officiel que nous avons donné tout à l'heure.

Les ports avec lesquels Montevideo , Buénos-Ayres et le Bosario ont le plus de relations , sont : Cadix , Malaga , Barcelone , Gênes , Marseille, Cette, Bayonne, Bordeaux, le Havre, Anvers, Hambourg, Londres , Liverpool , Glascow , New-York, Charlestown , la Havane, Bahia , Bio-de-Janeiro , Sainte-Catherine , Bio-Grande do Sul , Valparaiso.

Navigation, — Le nombre des navires d'outre-mer employés au trafic entre ces ports et la Plata est considérable ; celui des bâtiments de cabotage qui desservent la Plata, le Parana et l'Uruguay, l'est davantage encore.

Pour le port de Buénos-Ayres, le nombre des navires venus d'outa^mer s'est ainsi réparti :

1849. — 526 bâtiments portant : 112,555 tonneaux.

1855. —297 (1" semestre seulement) . .

Quant aux chiiFres des navires sortis, nous ne possédons que ceux du premier semestre de 1855 et de l'année 1856 entière. Ils se distribuent ainsi :

1855. — 1'*^ semestre. Navires sortis : 369 avec 88,583 tonneaux.

1856. — Année entière. » 613 » 137^527 »

Page 1