‹ Description géographique et statistique de la confédération Argentine (volume 2)Chapitre 193 sur 285 · COT<CT« AR6BTKT1NE. — T · texte numérisé non relu

COT<CT« AR6BTKT1NE. — T

Il est impossible de donner avec quelque exactitude la somme totale des embarcations de cabotage entrées dans les ports de la province de Buénos-Ayres , les rapports officiels n'en offrant que des listes incomplètes. Ce que l'on peut affirmer, c'est qu'elle est trèsélevée. — En 185S il [entra, à Buénos-Ayres seulement, 1,133 bâtiments de cabotage descendus du Rio-Parana, et 348 du Rio- Uruguay. — Aujourd'hui ce mouvement doit rouler annuellement, pour les entrées et les sorties, sur im chiffre de 4,000 embarcations du port de 10 à 60 tonneaux.

Après Buénos-Ayres, Rosario et Gualeguaychu sont les points les plus fréquentés par ces* bâtiments. — En 1858, 2 navires d'outremer et 368 navires de cabotage portant 18,968 tonneaux entrèrent dans le port du Rosario. Il en sortit en même temps 240 portant 7,602 tonneaux. En 1854 le chiffre avait été de 274 navires avec 11,031 tonneaux pour l'entrée, et de 165 navires avec 8,364 tonneaux pour la sortie — Mais, à cette époque , presque tout passait par Buénos-Ayres, tandis qu'à partir de 1857, par suite de la loi des droits différentiels, dont nous allons parler tout à l'heure, le commerce de la Confédération se fit presque exclusivement par Rosario, et les navires d'outre-mer commencèrent à y venir en assez grand nombre , puisque l'on en comptait 250 du 1" février 1857 au 1" mai 1858 , c'est-à-dire en seize mois. De 870,000 piastres qu'il était en 1856, le chiffre des recettes de sa douane monta à 1,073,389 piastres en 1858, et augmenta encore en 1859.

Gualeguaychu, port principal de l'Entre-Rios, a aussi un mouvement de navigation considérable. — En 1854 il reçut dans son port 230 navires avec 5,701 tonneaux, et il en sortit 304 avec 12,973. — En 1855 le chiffre fut de 293 navires entrés avec 8,437 tonneaux, et de 351 sortis avec 18,831 tonneaux. — La progression est, comme on le voit, aussi marquée qu'à Rosario. La valeur de l'exportation de ce port dépasse aujourd'hui 2 millions de piastres.

Les ports fluviaux de Gualeguay, Concepcion del Uruguay et Concordia, développent chaque année leur commerce et augmentent leurs exportations (1).

(1) Nous avons eu toutes les peines du monde à nous procurer ce peu de chifFres , les Ira- Taux de statistique étant fort incomplets et fort irréguliers dans toutes les villes de la Plata. — Quelques-uns ont été tirés des notes dont M. Justo Maeso a enrichi sa traduction de Tou- Trage de M. Parish ; — d^autres, du RegUtro estadUtlco publié à Buénos-Ayres, et qui est malheureusement très- tronqué; nous en avons trouvé dans le NaciomU argeraino^ journal

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