ANIMAUX SAUVAGES. — OISEAUX. — ÉCHASSIERS
pour ainsi dire de lui-même. Ainsi, à Testancia de San-José, appartenant au général Urquiza, bien que, y compris la garnison du camp, il y ait plus d'un millier de personnes, les bandes d'autruches parcourent les environs de cet établissement et entrent familièrement jusque dans les cours, comme nous avons pu le voir de nos propres yeux. Toutefois elles ne se laissent pas saisir, et là est la difficulté, car il s'agirait de leur ôter méthodiquement leurs plumes, produit le plus utile de cet oiseau. On a essayé avec succès à Menëoza de les élever dans de grandes enceintes fermées de haies et de murailles [potreros). Elles s'y reproduisent parfaitement, mais il y a toujours la difficulté de les atteindre sans trop les effaroucher; il faudrait faire une installation particulière dans ce but et prendre quelques précautions. Nous avons entendu parler à Los- Sauces^ sur le versant occidental de la sierra de Cordova, d'une femme qui était parvenue à en élever ainsi plusieurs, et à en tirer parti comme revenu. Les jeunes autruches sont très-familières, très-douces, mais peu intelligentes; jeunes, elles ont un sifflement qui fatigue l'oreille. Une fois adultes, elles vont paître aux champs, mais reviennent toujours passer la nuit à la maison où elles ont été élevées. — On vojt que la domestication de cet animal peut être regardée comme un fait accompli, et qu'il ne s'agit plus que de savoir le xîonduire et le soigner, ce qui n'est pas difficile, puisqu'il vit principalement de l'herbe des champs. Il est, indépendamment de cela, omnivore.