‹ Description géographique et statistique de la confédération Argentine (volume 2)Chapitre 238 sur 285 · PREMIERS GOLTERNEMENTS IM>ÈPEM)A>TS DA>S LA PLATA · texte numérisé non relu

PREMIERS GOLTERNEMENTS IM>ÈPEM)A>TS DA>S LA PLATA

sance passive du régime tombé, exigeait mie soumissiou absolue. — Cette centralisation violente pesait aux populations de l'intérieur qui se croyaient déjà mûres pour se gouverner elles-mêmes. .Vlors furent lancés les mots d'Unité et de Fédération, quoique la doctrine de ces deux systèmes ne fût point encore formulée et qu'il n'en eût été question qu'une fois, loi*s du traité du Paraguay avec la junte suprême de Buénos-A)Tes, en 181 !, à la suite dt- l'échec de Belgrano.

Le plus célèbre de tous les cmalillos de !'ép<.»que, et que nous citons conurne tj-pe de ces individualités remarquables. .Vrtigas. accuse alors violemment le gouvernement de Buéuos-Ayres de vouloir faire peser «ur les provinces un joug égal à celui de l'Espagne, et déclare que, dans ce cas, les Argentins n'ont fait que changer de maîtres. — Plus tard, Ramirez dans l'Entre-Rios. EstanisLui Lopez i Sinti-Fé, Carreras à Cordova , Ibarra à S;mtiago, (Juiruga, enfin, à la Rioja, se feront l'écho de ces plaûites et de ces accusations. — En cela, le chef oriental n'est que le représ^^-ntant des passions et dt/s rancunes qui s'élèvent de tous cMés et que le directorat essive ^ainemént de combattre, tantôt par la \i«^lence, tanttM pir des temporisations. L'assemblée, qui soutient son système, »st divi^♦r^• pjr les mêmes passions; aussi le statut pnjvisoire du o mai 1815. pour l'adminisnistration deTÉtat, i-este-t-ii sans exécution. D;ius l'e-poir de ramener le calme dans les esprits, le directeur P«»sadas réunit un c- «nerès à Tueuman, et, rompant définitivemiut avec rErprti:ru'. les députés argentins procLiment . le 9 juillet 1816, riud»'peiidiîn:ê des provinces unies du Rio-de-la-Plati. De Tueuman, le congrès vient sié» ger à Buénos-A)Tes.

Ce grand acte, qui fondait définitivement la nation tlité arfirentine, ne parait point avoir <'U, dans le moment, rinllueuee qu'il a acquise depuis sur le pays. Fatigués de ces agilatiims n'rvolutionnaires. plusieurs citoyens imp<ji1;ints songeaient à une transaction avec TElspagne que les événements de 1814 et 1815 rendaient à elle-même, etsans Fentêtement du îrouvenjement espagnol, qui ?*obstinait à réclamer une soumission pun^ et simple, on fût venu, peut-être, à un arrangement qui eût permis rétibliss*:m-nt dune monarchie constitutionnelle, avec un prince de la maison d'Esp^igue, dans le Rio-dela-PbOa. Peu de temps apn-s. en eifet, presque toutes les provinces étaient séparées de Buénos-Ayn-s et prcK:-lamaient leur autonomie: les Portugais occupaient la Ruide-Orientale ; le haut Pérou était retombé aux mains des Es[jagnoLs. \jî directeur, D. Martin Puyrredan, nonuné par le congre? qui \enait de déclarer T indépendance, e>»aya

la tranquillité qui s'était établie si heureusement après une agitation aussi longue.

Il y eut donc, de 1821 à 1827, une sorte de trêve entre les partis, et le pays, à peu près calme, développa rapidement sa prospérité, D. Bernardino Rivadavia, ministre de las Heras, devint l'âme du gouvernement; il fut le champion le plus illustre et le plus dévoué de l'unité nationale, et l'on dut à son influence les progrès remarquables en tout genre que fit la république argentine pendant cette période.

Dans la seconde année de l'administration Rodriguez (1821), l'assemblée provinciale proclama l'établissement du gouvernement représentatif républicain, et constitua ainsi le régime intérieur de la province de Buénos-Ayres qui fut peu modifié depuis. Bientôt des lois équitables sur la liberté individuelle, sur celle des cultes, sur l'inviolabilité des propriétés, sur la presse, initièrent la population au régime libéral. — Rivadavia, jugeant que le temps- était arrivé de réaliser l'union du pays, envoya sans bruit des agents chargés de sonder l'esprit des gouverneurs de provinces, et de préparer les esprits à la réunion d'un congrès général qui pût rassembler enfin en un seul corps la république entière.

Système unitaire de 1825. — Ce projet réussit : presque toutes les provinces nommèrent des députés qui se réunirent à Buénos- Ayres en un congrès général constituant, qui s'ouvrit le 16 décembre 1824. — Dès le principe les positions se dessinèrent nettement ; il y eut les Unitaires et les Fédéraux, dont les docUrines furent franchement formulées. Mais, avant d'en venir aux discussions, on vota d'abord la loi dite fondamentale^ dont les dispositions, après la dissolution du congrès, servirent à peu près de base au droit public argentin jusqu'à la constitution de 18S3.

Voici quelles étaient ces dispositions principales :

<( La constitution que votera le congrès sera soumise à Texamen a des provinces, et elle n'y sera promulguée et mise en vigueur a qu'après qu'elle y aura été acceptée.

<s( Jusqu'à la promulgation de cette constitution, les provinces se « régiront par leurs propres lois.

« Tout ce qui concerne l'indépendance, la sûreté, l'intégrité, la <c défense et la prospérité nationale, sera de la compétence exclusive « du congrès.

« En attendant Tébction d'un pouvoir exécutif com«iiun, le gou-

Page 1