GOUVERNEMENT. — CULTE. — CLERGÉ RËGUUER
La cérémonie finît par Tinévitable bal aux accords de la guitare ou de la harpe.
Instruction religieuse. -^ La majeure partie des membres du clergé sont argentins. On compte quelques prêtres espagnols, italiens et français. Les ecclésiastiques argentins se forment dans les deux grands séminaires de Buénos-Ayres et de Cordova, les seuls qui existent jusqu'à présent, l'installation des nouveaux diocèses n'étant pas encore terminée. Il existe un collège ecclésiastique à Catamarcaj mais les études n'y sont pas avancées. L'instruction des jeunes prêtres est celle que l'on reçoit dans les universités nationales ; elle a besoin d'être basée sur de plus fortes études. La théologie et le droit canonique y font naturellement partie de l'instruction supérieure, et sont enseignés dans les deux grands séminaires que nous venons de nommer. L'enseignement historique est fort incomplet. On ne peut nier qu'une bonne mesure, prise par Rivadavia en 1823, fut l'institution de conférences hebdomadaires pour l'instruction du clergé, mesure malheureusement tombée en désuétude.
C'est à cette insuffisance des études du clergé que l'on peut attribuer le peu de développement donné à la prédication par la plupart des curés et desservants des paroisses et succursales. Ce n'est certainement pas que l'éloquence manque aux Argentins : on connaît la facilité d'élocution véritablement remarquable que possède ce peuple; mais les ecclésiastiques négligent quelquefois cette partie si importante de leur ministère, et l'éducation religieuse de la population en souffre. C'est ainsi que les enfants sont incomplètement préparés à leur première communion, époque si remarquable de la jeunesse, et que les masses, mal instruites des véritables principes du christianisme, deviennent accessibles aux idées superstitieuses.