‹ Description géographique et statistique de la confédération Argentine (volume 2)Chapitre 55 sur 285 · GALLINACÉS · texte numérisé non relu

GALLINACÉS

Coq et Poule. — Toutes les estaficias^ tous les puestos de la campagne en élèvent, mais sans beaucoup de soin, ce qui fait que nombre d'œufs et de jeunes poulets sont perdus. On se contente de jeter à la volaille quelques poignées de maïs ; Therbe de la prairie et les insectes qu'elle y trouve suffisent complètement pour le reste de sa nourritui-e. Il est même à noter que sa santé est là beaucoup meilleure que celle des gallinacés élevés dans les maisons qui n'ont qu'une petite basse-cour. La nuit, les poules perchent sur un arbre voisin ou sur le toit du rancho, où elles se maintiennent victorieusement cramponnées, malgré le vent, pendant les plus forts pamperos, spectacle que l'on voit souvent dans la Bande-Orientale, où b(»n nombre de chaumières n'ont pas un seul arbre autour d'elles ; mais lorsque quelque ombu ou paraiso s'élève près de la maison, c'est toujours là que les poules préfèrent se jucher.

La race est belle partout. Ce qui y a contribué certainement, c'est le goût des Argentins pour les combats de coqs. On s'est ainsi occupe d'en soigner la reproduction, et l'on peut s'étonner quelquefois de trouver chez un simple paysan, chez un pcon d'estancia, de superbes sujets que le propriétaire soigne avec amour, et dont le port martial, l'œil vif, le plumage luisant, attestent toutes les qualités guerrières. Ces coqs de combat sont néanmoins extrêmement doux et familiers, et leur maître les accable de caresses ; c'est souvent, en effet, sur leur vaillance qu'il fonde l'espoir du plus clair de son gain, lors de son prochain voyage à la ville. Aux fêtes de village, dans l'intérieur, après la cérémonie de l'Église, les combats de coqs font partie intégrante de la fête; ils en sont même le principal amusement. Beaucoup de villes ont un petit amphithéâtre destiné au renidero (luttes entre coqs).

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