‹ Description géographique et statistique de la confédération Argentine (volume 3)Chapitre 114 sur 193 · GRÊLE · texte numérisé non relu

GRÊLE

La grêle ne vient jamais sans orage, et tombe de temps a aut sur le littoral. On y compte^ même quelques grêles extrêmemen fortes et ayant fait beaucoup de dégâts ; heureusement leur étendu est toujours bornée par la nature même de ce météore qui ne par court dans ces régions que des espaces très-circonscrits. Ainsi on la voit quelquefois à Montevideo, à Buénos-AjTes, dans l'Entre- Rios, enfin jusqu'au 30*" degré; elle est excessivement rare dans les provinces de Corrientes et au Paraguay. Les météorologistes affirment qu'on ne la voit jamais entre les tropiques, excepté dans les ^j montagnes, à une hauteur assez considérable au-dessus du niveau de la mer. ^

CW qu'il y a de certain, c'est que nous l'avons obser>ée une douzaine de fois à Montevideo : c'était toujours dans l'après-midi, un peu avant le coucher du soleil, et pendant un très-violent orage; les gréions étaient * souvent comme des noisett^^îs. Le 16 février 1832, à 6 heures du soir, une gi'êle de quatre minutes couvrit le sol de débris. Il y avait ce jour-là des gréions de la grosseur d'une noix, et pas un carreau de toutes les fenêtres exposées au sud-ouest ne résista. Le 28 mars 1846, à Buénos-Ayres, s'étiiit montré un phénomène analogue. Le 22 octobre 1852, une grêle énorme ravagea la ville de la Concepciou del Uruguay et ses environs. Gualeguaychu et la Concordia en ont également souffert à de longs intervalles.

Le phénomène d'ailleui^ n'est pas si rare que les habitants de la campagne ne sachent parfaitement reconnaître, à leur aspect cuivreux et bosselé, leè nuages chargés de grêle, et apprécier le bruit particulier, le frémissement dont ils sont le théâtre dans les hautes régions de l'atmosphère. Le capataz (contre-maître) d'une estancia, à 3 lieues est de (jualeguay, nous lit parfaiteujeut remarquer tout celaj le 23 avril 1853, pendant un très-violent orage qui alla crever mi peu plus au nord, et ne nous donna en cet endroit que des torreuts d'eau , aloi's que la grêle fut tomber à quelques lieues de distance. Nous n'avions jamais entendu ce bruit à Montevideo.

Indépendamment de ces grosses grêles compagnes des orages ,. il y a quelques chutes de grésil lorsque le temps est froid, avec uu fort .

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