‹ Description géographique et statistique de la confédération Argentine (volume 3)Chapitre 115 sur 193 · TROMBES · texte numérisé non relu

TROMBES

trombes €ont des météores dont la théorie n'est pas bien con-

iimji.c encore et où l'électricité atmosphérique paraît jouer un gnmd

r^lLc. C'est un phénomène qui se présente de temps à autre dims la

ï^lïita. n s'y manifeste sous la forme d'un tourbillon analogue à ceux

q"t.m« nous voyons se former sous nos yeux dans les chaudes journées

d'esté et qui soulèvent une petite colonne de poussière, laquelle, em-

pc>rtée par un mouvement rotatoire , parcourt un certain espace et

^'f*. s'affaisser plus loin. Nous sîivons déjà que ces colonnes touman-

*^» sont nombreuses et atteignent même d'assez fortes dimensions dans

''^ plaine poudreuse qui s'étend aux pieds des Andes; mais dans la

^ï^c^mbe proprement dite, le phénomène prend des proportions beau-

^^c^\ip plus considérables et ses effets peuvent être désastreux.

Nous en avons vu plusieurs fois sur la IMata , toujours par un ^•^ïTips orageux ; toutefois la colonne d'eau soulevée n'avait pas un ^***^^8-grand volume et ne parcoumit qu'un espace restreint, 301) mè- ^•^'csau plus. Les trombes du 2 juin 1852 heurtèrent deux navires *^t port de Montevideo sans leur faire beaucoup de mal.

Dans TEntre-Rios, en 1833, un violent tourbillon, venant du sud- *-^viest, enleva les toits des maisons à Gualeguaychu dans la direc- ^**3u du nord-est et fut se pi^rdre dans les bois du (iualeyan où il ^''Tacha quelques arbi-es. A la Concordia, h» 7 septembre 1844, ^^rie trombe enleva le toit de l'église, et h» 17 du même mois, en * ^2, un phénomène de même nature démolit celui de la douane ^t ensevelit un des commis sous ses ruines. Plusieurs maisons ^^irent abattues, des charrtîttes culbutées. Le tourbillon, qui ne passa Hue sur la partie occid(întale de cette ville , se dissipa presque *^tJ8gitftt dans la campagne. — On cite dans les Pampas des exemples ^e charrettes renvei'scîes aussi par de véritables trombes. Il en éclate également de temps à autre au Paraguay. Dans les forêts tropicales ^e la vallée du San-Francisco, nous avons vu des files d'arbres couchés tous dans le même sens, et qui ne pouvaient avoir ét<'» ainsi - Renversés que par des trombes. — Ce phénomène se montre donc quelquefois sous ce climat aussi bien qu'en Europe.

37G (:lim.\ïolo(;ik.

§ \II. — Étnf (ht ciel. — Phénomènes optiques parthvlurs,

Météores spéciaux,

ASPECT DU ClKL.

Le ciel de la PlaUi est généralement pur. La nioyeuiie de rainiée^.

il Montevideo, donne 2i4 joui-s clairs, 85 couverts et 3G pluvieux

On voit combien est considérable la proportion des belles journées. (jCtte proportion augmente encon^ en remontant le Paraua ou l'Uni— guay. Le climat de TEntre^-Rios, de Santa-Fé, de Corrientes, est réellement magnilique.

Les nuits sont plus claires encon? que les jouj-nées , car il amve fréquemment que le ciel (»ncombr»» de nuages, pendant que le soleil est sur rhorizon, se nettoie dans lu soirée; les étoiles resplendissent îdors d'un incomparable éclat, (.'est surtout après un pamjiero que cette netteté du ciel se manifeste.

L'énorme masse d'eau de la Plata et des deux grands ib^ives qui viennent la former, dégage continuellement des quantités considérables de vapeurs. Os vapeurs, tantôt se dissolvent en s'élevaut, tantôt forment des images qui se redissolvcnit encore, lorsqu'ils ne retombent point en pluie. Leur accumulation dans les hautes régious du ciel donne souvent au lever et au coucher du soleil un aspect de splendeur qui ne se retrouve qu'entre les tropiques. Rien de magnifique, par exemple, comme un de ces couchers, lorsqu'il fait calme et que l'occident un peu nuageux est rempli de stmtus ou de cumulo-stratus innnobiles. Toutes les couleurs du prisme et leurs innombrables combinaisons se jouent sur ces masses nuiigeuses, les font étinceler des nuances les plus éclatantes , et les dessinent eu formes étmnges du plus magnifique aspect, à travers lesquelles les myons solaires produisent les effets de lumière les plus extniordinaires. Ce splendide spectiicle se reproduit bien des fois, et (|uellc que soit sa fréquence, il semble toujours nouveau. C'est surtout par les temps chauds et humides, et un ciel un peu voilé, que les plus beaux phénomènes de lumière se manifestent ainsi à la chute du jour. Le ciel des provinces intérieures infiniment plus sec, pivsque dégagé de nuages, les produit rarement.

Juin et septtuTibre sont les mois où le ciel est le plus couvert : juiu ù cause des brumes et des pluies ; septembre à raison des vents violents du sud-est qui poussent continuellement à Tintérieur les va-

PHliNOMfcNES omOl'KS PAKTHXLIEKS. :]7

mi^s de i*Océan atlantique. C'est naturellement à Tépoque des cîhîingements de saison, aux deux périodes que nous avons indiquées, que le ciel est le plus ccnivert. En hiver, les belles journées sont souvent presque aussi nombreuses qu'en été ; et il est d'ailleurs tien rare, en toute saison, que le ciel reste couvert trois jours de Siiiite. Le bassin de la Plata est le pays du soleil, et ce n'est pas sans quelque raison que la Confédération argentine et la république de rUrupuay le font figurer sur leur drapeau.

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