CHAPITRE in
Climiit ûen Andes.
Le climat des Andes, comme celui des vallées qui s'étenden '•^ « leurs pieds ou se circonscrivent entre leurs chaînons , est en rais^^^if directe de l'altitude, et chaque localité a pour ainsi dire son clii^ia^ particulier; aussi est-ce seulement en parlant des différentes provinces que nous pourrons entrer dans quelques détails spéciaux sur ce sujet. Nous ne voulons ici qu'indiquer à grands traits les phénomènes météorologiques généraux qui sont propres à telle ou t^lle régîoH de cette partie si remarquable du temtoire argentin.
r/:gion du sud.
Au sud du 36* degré de latitude, les Andes, toujours très-élevées, ont naturellement beaucoup plus de neiges que vers le nord. Cette circonstance amène un changement complet dans le climat, lequel, à
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partir de ce point, est d'aiiUmt plus humide qu'on s'avance davantage ^ers le sud. Les pluies, les brouillards y maintiennent une humidité sibondante qui favorise une vigoureuse végétation sur les deux versants de cette grande chaîne. A partir du 36" degré , c'est-à-dire du :f ort de San-Rafael, dans la province de Mendoza, le climat devient au €5ontraire extrêmement sec ; on tombe dans la plaine de Cuyo, que l)ien rarement une pluie fécondante vient arroser.
PLAINE DE CCYO.
Cette plaine, qui s'étend jusqu'aux pointes des sierras de Famatina ^t de la Rioja, est éminemment aride. Le sol, sablo-argileux et salin, mi'y produit qu'une maigre végétation de genêts, de caroubiers, et de quelques autres arbustes rabougris. Des efflorescences salines, d'une éblouissante blancheur , le couvrent en maint endroit, et attes- ^nt Textréme sécheresse du climat. Et cependant, ce sol n'est nu que Tante d'être arrosé. Que par suite d'une modification du climat, des pluies bienfaisantes viennent donner à cette terre l'humidité qui lui TTianque, et elle se couvrira de la plus brillante végétation. Les résultats qu'y produit l'irrigation artificielle en sont la meilleure preuve.
La plaine de Cuyo, dont l'altitude moyenne est entre 300 et 700 mètres, a le climat de la plaine intérieure. A des hivers durs et froids succèdent des étés extrêmement chauds,' c'est-à-dire que dans la première saison le thermomètre tombe assez souvent à 2"* et 3® au-dessous de zéro, et monte à + 36,' 38 et 40" dans la seconde. La moyenne du mois le plus chaud atteint +31 degrés. Rarement le ciel s'y voile de nuages ; la pluie et les orages sont presque inconnus; la cordillère ^absorbe tout. Ce n'est qu'à de bien longs intenallos qu'on voit une tempête se déchaîner dans cette plaine ; elle est aloi's très-violente et signalée par de grosses grêles et une énorme avei'se. En général, les vents sont fort^, mais de peu de durée.