‹ Description géographique et statistique de la confédération Argentine (volume 3)Chapitre 124 sur 193 · VALLÉES ET PLATEAUX DES ANDES · texte numérisé non relu

VALLÉES ET PLATEAUX DES ANDES

La températiu'e des vallées inférieures est en niison de leur altitude : quoique la chaleur s'y élève beaucoup dans la journée, elles sont toujours froides la nuit. Les différences de 20 degrés et même plus dans l'échelle thermométrique, entre le maximum et le minimum des vingt-quatre luxures, y sont très-communes. Quant aux vallées supérieures, elles restent inhabitées et même inhabitables. On y mène

seulemeirt un peu de béUiil Télé ; car il y a toujours assez d'humidité pour y maintenir un fourrage court, mais substantiel. Dans toutes ces vallées les vents sont purement locaux. On y voit dé temps à autre des pluies d'orage et des grêles. Au-dessus de 3,000 mètres, l'eau ne tombe jamais qu'à Tétat solide, c'est-à-dirt^ en grêle ou en neige. A partir du 30* degré, la masse des Andes, ainsi que nous lavons vu (page 1 85) , s'élargit beaucoup et renferme un plus grand nombre de vallées inttîrieures très-planes , circonscrites entre ses chaînons

longitudinaux, et où le climat est tout à fait différent. Il est naturel-

lement d'autant plus chaud qu'on remonta» davantage vers le nord. M L'été y donne d'îissez nombreuses pluies d'orage, mais il y pleuW'^Mij fort rarement en dehors de cette saison. La grêle y est le fléau dea^-nj cultures et surtout de la vigne ; ce météore est malheureusemen .^izsii assez fréquent, mais toujours très-localiâé. C'est d'ailleurs, ici comm» ^ne en Europe , dans le voisinage des chaînes de montagnes.

Un phénomène assez remarquable pour l'histoire physique de cet partie du globe, c'est la ligne de démarcation bien tranchée qu tablissent la sierra d'Aconquija et ses prolongements, entre le c mat des Andes et celui du nord de la plaine intérieure. Alors q tout ce qui est à l'ouest du méridien de cette chaîne est général ment sec, aride, faute de pluies suffisantes, le côté oriental, abo damment arrosé par les eaux du ciel, offre la plus splendide vé tation. Lorsqu'on traverse cette sieira et que l'on commence descendre vei's les plaines de Tucuman, le changement est bnisq ue comme dans une décoration de théAtre. En marchant quelques ci ntaines de mètres, on passe d'un terrain sec, couvert d'un mai^=Tre gazon, à un sol noir, humide, d'où l'eau suinte de tous les côtés, et où croissent des arbres nombreux , d'autant plus grands que V ^*3d descend davantage des hauteurs de la Sierra.

Le plateau argentin des Andes, qui s'unit à celui de la Bolivie, participe de la température propre à ce dernier plateau. La limite des neiges perpétuelles y descend selon les localités de 3,000 ^t 4,400 mètres. Il y a des habitations jusqu'à la hauteur de 4,000, par exemple dans la Puna de Jujuy; mais le climat y est extrêmement rigoureux et il gèle presque toutes les nuits, excepté au cœur de Vétéy alors que le soleil est vertical. A ces hauteurs, les orages donnent souvent de la grêle, quelquefois de la neige qui fond immédiatement, rarement de la pluie. Le soleil est très-ardent et l'on a froid à l'ombre. Les vents sont excessivement violents et froids sur ces plateaux; en hiver, les parties les plus élevées se couvrent de neige. Les por-

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