‹ Description géographique et statistique de la confédération Argentine (volume 3)Chapitre 158 sur 193 · CIDRE · texte numérisé non relu

CIDRE

Nous avons vu fabriquer du Cidre dans un seul endroit, dans l«i sierni de CordoVa, oii un verger de Pommiers, planté depuis près d'tm siècle, donne assez de pommes pour que l'on puisse en consacrer imc partie à la confection de cette boisson alimentaire. Cette plantation est la seule de ce genre qui exisle, et les héritiers du laborieux Espagnol à qui l'on doîf ce beau verger, n'ont jamais petisé à y ajouter un arbre ou à remplacer ceux qui sont tombés de vieillesse. Sauf cfette culture de bien peu d'importance, tout le canton reste exclusivement couvert de pâturages, abandonné au bétail et aux guanaques, alors qu'il eût été possible d'y créer, avec certitude de succès, de bons établissements agricoles plus lucratifs en dernier résultat que des troupeaux, qui vingt fois ont été volés, dispersés ou détruits dans les guerres civiles. — Toute la partie haute des sierras de CordoVa et de San-Lnis pourrait donc voir se multiplier un jour le Pommier, utile à la fois par ses fruits qui sont toujours d'ane vente assurée et par la boisson qu'il fournit. Les Pommiers silvestres du sud de la province de Mendoxa pourraient également donner lieu à tîette industrie, puisque déjà les Indiens qui visitent ces p«- Images à l'époque de la maturation des fruits, les emploient, dit-on, à faîrîB un cidre grossier. Sans aller si loin dans le sud, il ^t fort probable. que les vallées du Tunuyan, celles du Diamante et des affluents divers du Colorado, dont le climat est assez hiunlde, se^aieni très-propres à la culture du Pommier qui s'y reproduirait peut être de lui-même, comme l'a fait l'espèce qui est si abondante Vers lei* sources du Catapuliche et la vallée supérieure du Rio-Negtx)* (Voyws pageê 187 tt 443;)

CÔCAi

Lii i)ffta est la feuille d'un arbuste très-^îlégaiit ^ cultivé solis te même noin dans les vallées de la Bolivie et qui pourrait l'être daiiï^

UXTCRES IXKSTIUEIJXS. — OCiCi. «US

celles du département d'C^ran. où il rn>it, dit-cai. à TèUit ^Uvf^tIv : toutefois^ nous nt-ly aTon> pa> vu. I>t arbuste Erythrrtrylon O.t^n^ — Er\lhrc»\yler> att^-inl une hauU-iir dr t^^■♦i^ mt-tres et a dr petites feuilles ovales lisses, d'un vert fi»ncé, et rvSssemblant un peu à celles du th*^ . dont elles ont le iroût. La feuille de Cc<a donne une infu^ion an>matique, fort a£T»^ab^ ^\ qui est lég^-rement r\ritaule. Mais s<»d usa^e le plus r»?paodu est c<imine masticatoire: W Indiens et les nirtis dr la R:»li^^e, de Jujuy et de Salta la mêlent à une petite quantité d'une substauc>^ alcaline nommée yict<i qu'ils préparent ave<* des cendres, de la chaux et un peu de san^ de bœuf. Ce sel excite considérablement La sécrétion salivaire. laquelle dissout les principes aromatiques et stimulants de la Oxa et les pctrte dans le tc»nvnt circulatoire. C'est à l'aide de cette masticatic>n que les Indiens de la Cordillère supportent le jeûne des j<:»umées entières, tout en faisant des marches à pied rée-Uement prodigieuses : aussi aucun courrier ne se met-il en route-sans avoir une prt^ision de cette précieuse substance, lu grand nombre de joiunalier? du nord de la Confédération eu font usage, et le débit qui s'en fait à Salta est assez consîdérablt'.

L'usage de ce ^la^tiêatoire est aliaiidouné aux disses inférieures : la bourgeoisie emploie de préférence la 0<a en guise de thé. S:«n infusion est tout aussi agréable que celle du meilleur thé de La Chine, dont die se ra|^r«jche singulièrement pi»ur le goût et la couleur. Chi lui attribue une vertu aphrodisiaque marqué*.* : mais cette qualité n'est pas bien prouvée, quoiqu'on cite à 1 appui de cette assertion la virilité remarquable wjiisenée par les Indiens de BiJivie, £n*uid-i niàfrheurg de coca, jusqu'à une \ieillesse fort av^mcéc'. Au p<«iut deMHthérapeutique son emploi est très-utile dans les indigestit.iis. les embarras gastriques . etc. Elle a beaucoup des vt^rtus du café et du Ihé réunies.

Cette feuille e^ importée de Bolivie en corbeilles xtsOj$ . et s** détaille au prix moyen de 4 réaux .2 fr. ."îO la livre de 460 grani- DDK*. EUle est très-hygrométrique et doit être renfermée dans un endroit bien ïec. autrement elle perd complètement SL»n an»me ca^ ^actéristîque.— Jusqu'à présent, la l>x-a n'»-st cidtivée qu'eu Bolivie, mais elle pfiurrait l'être aux f-UAipi^ns d'^^ran et d:uis la vallée de San-Fraiicis4;o. dont le tt-rrain et !♦• climat >i«!it parl.dtemeiiT .u».ilogues à Ceux des ^alle•.'5 b;i>s»-S du \*jrM!it v:\ iiUd dcr Aude? dû haut Pérou.

ÏW RÈGNE VÉGÉTAL.

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