‹ Description géographique et statistique de la confédération Argentine (volume 3)Chapitre 163 sur 193 · CULTURES INDUSTRIELLES. ~- PLANTES A SUCRE · texte numérisé non relu

CULTURES INDUSTRIELLES. ~- PLANTES A SUCRE

et pouvait acquérir de grandes dimensions, tout en renfermant une quantité considérable de principe sucré. Cette circonstance est, comme. on sait, d'une importance extrême, pour une fabrication avantageuse; car généralement les très-grosses racines sont gorgées d'eau et n'ont pas proportionnellement autant de sucre que les moyennes récoltes, dans un sol un peu sablonneux. Or, le littoral, avec la chaleur modérée de son climat, ayec ses hivers si doux et un peu humides, lui convient parfaitement. C'est du reste ce que l'expérience a prouvé depuis des années pour les Betteraves ordinaires, qui sont ici aussi bonnes que les meilleures d'Europe. Les variétés à sucre, telles que la longue rose^ la blanche^ la jaunes etc..., ont été soumises à la culture dans les potagers de Montevideo et de Buénos-Ayres et y ont prospéré ; il n'y a donc pas de raison pour qu'elles ne croissent pas aussi bien dans les terres légères de l'Entre-Rios et de Santa-Fé. Ajoutons que l'exploitation en serait heureusement favorisée par le voisinage de deux grands fleuves qui rendent si faciles les communications avec l'Europe, pour en recevoir l'outillage néeessaire et y exporter peut-être un jour les produits.

Cette fabrication a reçu depuis quelques années , eu Europe et en France surtout, de tels perfectionnements qu'elle a été mise, pour ainsi dire, à la portée de tout le monde, et que l'établissement de plantations et d'usines destinées à l'exploitation de cet utile végétal serait moins dispendieux et plus facile qu'on ne le croit. L'affluence de colons européens dans la Plata, depuis quelques années, permet de penser que des bras intelligents et exercés ne manqueraient pas à cette industrie.

Sorgho [Holcus Sorghum^ — Graminées, voy. p. 483). — Ce que nous venons de dire de la Betterave, nous le disons du Sorgho, si toutefois l'expérience confirme ce que l'on a avancé récemment sur les propriétés éminemment saccharifères de cette variété importée de Chine et acclimatée aujourd'hui dans les parties méridionales de l'Europe. On a commencé à faire quelques expériences à Mendoza, où la Betterave à sucre réussit fort bien, puisque le directeur du jardin d'acclimatation, M. Pouget, a pu faire un sucre très-blanc avec les espèces cultivées dans l'établissement; or il parait que le Sorgho donne déjà d'aussi bons résultats. Voilà donc encore une industrie nouvelle qui pourrait s'introduire dans le pays. Cette culture serait d'autant plus avantageuse dans les provinces de Cuyo

que le sucre doit y être importé du littoral ou du Chili , et que le fret le grève naturellement d'une surtaxe qui pèse durement sur le consommateur.

Le climat et le sol des provinces argentines du centre et du sud sont évidemment très-propres à la culture de ces deux plantes saocharifères. Comme Téloignement obligera, pendant de longues années encore, celles du nord à consommer tous les produits que leur donne la culture de la Canne, il y aurait avantage immédiat à exploiter directement la Betterave et le Sorgho, qui pourraient alors, comme cela est arrivé en Europe, supporter victorieusement la concurrence du sucre éU*anger.

PLAIVTBS OLÉAGnCKCSBS.

Palmier. — Nous avons déjà dit (pages 408, 419 et 438) l'utilité que Ton pouvait tirer des différentes espèces de Palmiers que produit le sol argentin. Les fort>ts de Palmiers Yataïs, si considérables dans les provinces d'Entre-Rios et de Corrientes, celles de ChamsBdris de Cordova, pourraient donner lieu à des exploitations de quelque importance, pour extraire l'huile qui provient du fruit. Nous croyons, toutefois^ que le pays n*est pas encore prêt pour une pareille industriCi

Olivier* — ^ Il n'en est pas de même pour l'Olivier, qui, dès aujourd'hui, est assez répandu dans le voisinage de tous les centres de population pour être exploité avec avantage au point de vue de la fabrication de l'huile. Nous savons déjà (voyez page 44 i) combien le sol et le climat sont favorables à la culture de cet arbre, et quelles récoltes il pourrait donner, s'il était greffé et soigné.

Ricin {Ricifitu communis^ — Euphorbiacées)» ^^ Le Ricin, ainsi que nous l'avons vu, crott partout à l'état sylvestre; il infeste même le voisinage des cultures et des habitations. Cette plante devient arborescente et vit 12 ou 18 années. Ses gt*aines noin^ breuses mûrissent parfaitement. On n'en use ici que pour extraire l'huile purgative^ très*employée sous le nom d'huile de Msior (voyei page 413). Cependant le Ricin pourrait être avantageusement cultivé comme produit économique^ et fournirait itiie ëUbdtanoe^ei-

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