PLANTES SALINES
Les terrains salés, si abondamment répandus dans le territoire de la Confédération argentine, nourrissent naturellement un grand nombre de plantes chargées de carbonates de soude et de potasse. Jusqu'à présent on ne les utilise que dans l'industrie locale particulière à chaque maison. On les brûle pour faire un savon assez grossier à l'aide de leurs cendres. Les Soudes, qui croissent naturellement
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sur les côtes de Patagonie, dans les environs du Carmen, sont em*ployées au même usage dans cette colonie. Dans la province du San* Luis, on se sei*t de celles qui se nourrissent dans les sables salins du Bebedero, mais surtout des cendres du Jume (Polygonées), cet arbuste si répandu dans toute la plaine intérieure, et qui n'est nulle part plus abotidant que dans les provinces de Guyo et le grand bassin des Salines.
Ces cendres permettent de faire à Mendoza un excellent savon blanc pour Tusage ordinaire, lequel est exporté avantageusement au Chili* Le Jume de Santiago est le plus riche de tous en sels alcalins , et son exploitation sur une grande échelle pourra contribuer un jour à la richesse de cette province, qui, jusqu'à présent, ne l'emploie que pour les besoins locaux. Cette plante est si abondante, 8a ré-^ coite si facile, qu'il n'y aurait aucune difficulté à établir de petites usines dans les environs du bassin des Salines, aux endroits habités, où l'on trouverait des ressources en céréales, en bestiaux, en travail* leurs, et d'où l'exportation pour les provinces voisines se ferait cooh modément ; Car, de ce point, toutes les routes sont carrossables, soit que l'on aille vers le nord, soit que l'on descende vers la province de Cordova.
D'ailleurs on sait que toutes les plantes qui croissent dans oet im-« mense bassin sont éminemment chargées de principes alcaUnifëres, et, à ce point de vue^ le Jume ne serait pas la seule matière végétale à exploiter. L'établissement de cette industrie dans la province de Santiago aurait l'avantage de lui donner un commerce d'échange avantageux avec les provinces voisines de la Rioja, Catamarca, Tucuman, Salta et Cordova, qui lui vendent des vins, du sucre, des pelions (housses de cheval), etc., etc. Elle pourrait même exporter jusqu'à Santa-Fé, soit par le Salado devenu navigable^ soit par la route terrestre nouvellement ouverte, qui met sa capitale à cent quarante lieues seulement du Paranai
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Ce n'est que pour mémoire que nous mentionnoui ceft plantas, qui pourront un jour alimenter une industrie particulière) mais qui jusqu'à présent sont complètement négligées i Toutes les eaux distillé<M) toutes les parfumeries viennent d'Europe, et Ton petit jugirr à q^