‹ Description géographique et statistique de la confédération Argentine (volume 3)Chapitre 2 sur 193 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

lilmltes de 1» Coiifédér»tioii. — Position aalroiioiiilqiie. — ConsldérAtloim snr les questions de frontières avee les Étnts voisins. — - Trnités nnclens. — Trnltés nouveanx.

§ I. — Limites actuelles.

Le territoire actuel de la Confédération argentine s'étend, — du nord an sud, depuis la[frontière de Bolivie, par le 22** degré de latitude, jusqu'au 41% dans les pampas que traverse le Rio-Negro; — et de Test à l'ouest, depuis les frontières du Paraguay, du Brésil et de rUniguay, par 59"* en moyenne de longitude, jusqu'à la ligne des Andes qui suit à peu près le 72*^ degré ; — ce qui donne à cette portion du continent sud-américain une superficie générale de 73,000 lieues carrées de 20 au degré , ou 675,000 géographiques (i), c'est-à-dire plus de quatre fois l'étendue de la France*

Au sud et au delà du Rio-Negro (2), s'étendent, jusqu'au détroit de

(1) Dans la dctenninadon des positions astronomiques, nous indiquerons toujours le mé^ ridien de Paris, comme Ta fait Azara, de même que nous emploierons, pour calculer les distances ouïes superficies, le mille géographique de 60 au degré (1,852 mètres), et la lieue marine de 3 milles (5,556 mètres). — Pour les mesures itinéraires, quand nous nous servirons de U lieue habituelle, qui est inégale le plus souvent, suivant les localités, mais correspond en moyenne i 4 kilomètres, nous aurons soin de Tindiquer. ^ Pour les hauteurs, nous nous servirons toujours du mètre. — Dans nos observations, nous avons toujours employé le baro* Dkètre métrique et le thermomètre centigrade.

(2) Tout le monde sait qu'en espagnol le mot rio veut dire fleuve , rivière ) — le mot

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Magellan, les déserts de la Patagonie, peuplés seulement dludiens sauvages , et où les chrétiens n'ont encore formé aucun établissement durable. Cependant, comme les premières explorations qui ont été faites, soit sur les côtes, soit dans l'intérieur de cette région, l'ont été par des sujets de l'Espagne, la suzeraineté en appartient naturellement aux héritiers de la couronne de Castille. En traitant de la Patagonie, nous résumerons ce qui a été fait sur cette partie extrême de l'Amérique du Sud.

Jusqu'à l'époque actuelle, les limites de la Confédération n'ont pas encore été nettement déterminées par des traités avec les États voisins, excepté avec le Brésil.

Du CÔTÉ DE LA BANDE-ORIENTALE, le thalwcg (couraut ccutral) de l'Uruguay est la limite admise. Ce principe a de l'importance, en ce qu'il sert à fixer la juridiction des îles nombreuses dont ce fleuve est semé dans son parcours, et qui appartiennent tantôt à la Bande- Orientale, tantôt au Brésil, tantôt à la Confédération. Comme quelques-unes sont assez vastes, leur possession ne laisse pas d'avoir de la valeur pour les riverains.

Quant à l'Ue de Martin-Garcia, qui est la clef des fleuves Uruguay et Parana, quoique plus rapprochée de la côte orientale, elle n'appartient pas à la République de l'Uruguay, mais à la Confédération, qui l'a toujours possédée. Sa nationalité est aujourd'hui chose jugée. Le traité du 13 juillet 1833 lui a d'ailleurs enlevé son importance politique, en déclarant, sous la garantie de la France et de l'Angleterre, que sa possession ne pourrait jamais autoriser ses détenteurs à s'en servir comme d'un obstacle à la libre navigation dtis fleuves.

Avec le Brésil, la limite est parfaitement établie tant qu'elle suit le thalweg de l'Uruguay , depuis l'embouchure du Rio-Cuareim , frontière de l'empire et de l'État oriental. Quant à l'extrémité nordest des Missions, on n'a pas encore fixé astronomiquement le cours du Pepiri et du San-Antonio-Guazu, deux assez forts courants d'eau qui, descendant de la sierra boisée de ce territoire , se jettent , le premier, dans l'Y-Guazu ou Rio-Grande-de-Curitiba, le second, dans l'Uruguay. Les commissions de limites, une première fois en 1759,

sierra, chaîne de montagnes. — Cordillera signifie également toute chaîne de montagnes un peu longue ; mais Tusage applique plus spécialement ce nom à la chaîne des Andes : Cordillera de los Andes. — Nevado signifie un sonmiet toujours couvert de neige. — Voyez d'ailleurs notre vocabulaire à la fin de l'ouvrage.

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