DISTANCES PAR TERRE
TH» la vîne dc-SaHa à Sepnlturas 90
De Sepulturas à Santiago-del-Estero 17
I)c Santiago à TEstancia de Figueroa 16
De Santiago à Matara 32
Autorité».
Divers?
\^aterwicll,
id.
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Benetti.
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Divers.
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De Cetriz.
Divers*
AVaterwidi.
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(1) Toutes In distances sovt calrutéei ici en lieticf commîmes argenthiet de &,000 Tara, qui loDt 4^00 mètres. Elles .ne sont d'ailleurs qu*a)>|iroximati\es, les éléments de ces évaluations a^aut été puisés auprès de gens du pays dans la majorité des cas. — Les itinéraires de la commission de W'atemîcli en 1855, relui du général Antoniiio Tahoada en 185G, Texplo ratioD du -capitaine Benetti la même amiiée, nous ont donné les renseignements les plus ac ceptaliles.
152 HYDROGRAPIHE.
Lieue». Autorité*.
De Matara au Bracho (lieues communes de 5,000 varesàpeu
près ) 18 Taboada.
Du Braclio à Santiago 40 id.
De Santiago à Abipones ; 60 Divers.
D'Abipones au Bracho, par Salavina /i5 id.
De Santiago au Saladillo UO id.
Du Bracho à l'ancien fort de la Viuda (Itinéraire A. Taboada). 31 Taboada.
De la Viuda au Tostado iU id.
Du Tostado au Monte- Aguara (à travers la plaine) 28 id.
De Monte-Aguara à la Colonie-Esperanza. 50 id.
De la Colonie-Esperanza à Sanla-Fé 8 id.
D'Abipohes à la Isla-Verde 15 ^ Divers.
De la Isla-Verde à las Lagunas de los Porongos 10 id.
DWbipones à Sumampa. 25 id.
§ XI. — Rio-Tercero.
Nous nous bornons à mentionner ici les Rio-Primero et Jtio-Secundo, qui ne sont que de petites rivières, lesquelles, descendant de la sieiTa de Cordova, servent aux irrigations, et réduites à un filet d'eau vont se perdre dans la Pampa ; leur description se trouvera avec celle de la province qu'elles arrosent. Quant au Rio-Tercero^ qui, né dans la même sierra, va porter ses eaux au grand Parana, à travers la province de Santa-Fé, non- loin du port si important du Rosario, nous en parlerons en détail , sa ijavigation étant un problème déjà résolu.
Une foule de ruisseaux et toirents, nés dans les petites lagunes multipliées sur le plateau de la sierra de Cordova élevé en moyenne de 2,200 mètres, se réunissent au pied de ce massif. Ils y constituent bientôt une rivière assez considérable, qui se précipite rapidement à travers la Pampa, où elle se creuse un lit très-large et peu profond dans le principe, mais qui s'encaisse, à mesure qu'elle s'éloigne de son origine. Comme toutes les rivières qui traversent ces vastes -plaines, sou cours est d'autant plus tortueux qu'il est moins rapide ; et c'est après de nombreux détours que celle-ci anûve au Rio-Parana, sous le nom de Carcaraila.
Ce n'est qu'au commencement de ce siècle que l'on commença à se préoccuper de la navigabilité du Rio-Tercero. Le vice-roi Sobremonte voulut le faire examiner, à l'effet d'entreprendre les travaux nécessaires pour le rendre accessible. Un citoyen de Cordova, D. Antonio-Benito Fragueiro, s'offrit pour faire cette reconnaissance, si le gouvernement consentait à payer 1,000 piastres pour en couvrir
les frais... Les invasions anglaises de 1806 et 1807 firent oublier ces utiles projets ; ils ne furent repris qu'en 1813, époque à laquelle le colonel don Pedro- Andres Garcia publia un mémoire sur ce sujet, et démontra les avantages qui résulteraient de cette navigation pour le commerce intérieur des provinces argentines. La rivière fut, en effet, reconnue par le pilote Peila, qui la descendit depuis le posa de Ferreira^ à 30 lieues de Cordova, jusqu'au Parana, dans une embarcation à six rames, et qui fit le rapport le plus favorable sur sa navigabilité. Les événements politiques empêchèrent cependant que Ton donnât suite aux projets de navigation immmédiate et l'affaire ne fut reprise qu'en 1825, époque à laquelle D, Mariano Fragueiro, fils de D. Antonio-Benito , fit les frais d'une nouvelle reconnaissance qui eut les mêmes résultats que la première. Partis le 8 juillet 1825, les explorateurs débouchèrent sans encombre dans le Parana, le 26 du même mois, au bout de 18 jours. /
Bien des années se passèrent encore sans que l'on s'occupât de cette importante rivière ; et il nous faut arriver à 1 836 , c'est-àdire 31 ans plus tard, pour trouver une dernière ^exploration et des idées sérieuses pour y établir la navigation à vapeur. Le 24 novembre, à Villa-Nueva, presqu'au même endroit où s'étaient embarqués ses prédécesseurs, M. Auguste Liliedal s'embarqua avec deux hommes dans un mauvais canot, et, se laissant aller au iil de l'eau, descendit jusqu'au Parana, où il arriva le 6, en 81 heures de voyage, 'après avoir parcouru une distance qu'il évalue à 97 lieues.
De ces explorations successives résultent les détails et renseigne- Dients qui suivent :
Depuis ses sources jusqu'à Vilia-Nueva, le Tercero est impropre à Une navigation régulière. C'est une rivière large, de très-peu de fond, tuais qui peut rendre de grands services pour l'in'igation, à cause de la grande pente du terrain. En effet, le pied de la sierra de Cordova, où la* plaine commence, a une altitude moyenne de 500 mètres. A Villa-Nueva, distante en ligne droite de 20 lieues du pied de la sierra, .cette altitude n'est plus que de 170 mètres; on voit que la pente est très-forte et que la rivière est un véritable torrent de montagne. Aussi a-t-ellc des bancs de sable noml)reu\, des petites lies, et charrie-t-elle beaucoup de troncs d'arbres qui gênent son cours et y forment des Ilots; de là vient encore que dans les crues elle déborde au loin dans la plaine. Au paso de Villa-Nueva^ le Tercero est beaucoup mieux encaissé , et lors des hautes eaux il y aurait possibilité de navigation, mais il n'a pas encore là un vnii canal permanent.
154 HYDROGRAFHUS.
A oet endroit, le fcnid €gt de subie dur^ trè&-€«ési6taut; eu effet les charrettes et les voitures de toute espèce y passeut saus difficulté.
A mesure que Tou descend, la rivière s'encaisse mieux et la ràfidite diminue; la largeur moyenne varie de 100 à 120 mètres; daus quelques passages plus étroits, le couraut est très-fort, mais il y a toujours assez d'eau. Ou arrive au village de Frayle-Muerlê ou Villa-de-San-Gef'onimo^ bourg assez peuplé où il y a «u ^u d'agniculture. Ici la rivière est plus étroite, mais profonde. Depuis ViUa- Nueva la pente a encore été très-forte, près de 100 mètres pMir 21 lieues, y compris les détours.
Plus loin, près du village de Saladillo^ le Tercero reçoit la rivière de ce nom, qui a toujours de Veau et même des crues assez fortes. Le Saladillo se confondait autrefois avec le Mto-Cuario^ qui , passaut il travers des terrains bas «t salins, leur emfM'Ulitait la salure sdc ses eaux. Il paraît que, depuis quelque temps, des travaux d'irrigation ont détoimié la presque totalité du Rio-Cuarto daus la campagne, et que le SaladÛlo n'est plus aujourd'hui que le produit ées eaux d'iuliltration de la plaine et le réceptacle des eatux joviales qui tombent dans cette région. Qtuoi qu'il en soit, U ^onle au Tercero une masse liquide assez (Considérable; mais il a rinconvénietft <de lui communiquer sa salure, de sorte qae les eaux <ie<5ette rivière, jusque-là pinces et agréables, deviemieut bientôt sanimàtres etlrMiUéesu — ^Après avoir reçu le Saliuiillo, le Teixiero s'encaisse, .s^'approfottdît davantage et devient parfaitement navigaWe, même pour des embarca-' tions d'un «issez fort tii^aut d'eau. Jusque-là aussi ses bords étaient garnis de bois; il coule désurmais dans une plaine dépouillée de toute espèce d'arbres. Le fond cesse d'être siiblonneux, ses berges sont «creusées dans une ai'gile compacte , et de temps à autre des bancs qui ont presque la diu'eté de la pierre (toscas) le travei'senL On dirait que ces veines argileuses dures , dont la direction est constante du sud au nord, sont la continuation de celles que nous avons déjà sigiialées dans les trois rivières précédentes, le Pilcomayo, le Vermejo et le Salado, car elles sont placées dans ime plaine analogue et sous le même méridien. En quelques endroits, ces toscas déterminent de véritables rapides.
Depuis le Saladillo, le Tercero, dont la direction générale a été presque constamment de l'ouest à Test, malgré tous ses détours, moiu^ nombreux cependant que ceux du Salado, se dirige au sud-est jusqu'au village et fortin de Lfi-Esquina. Là , il se tourne vers le nord-^st, et continue ainsi ^usqu'à la reaaconti'e du Ilio-P«*aoia. Trois lieues
^Mte
et demie avaut La-Esqiiiiia, près du village de Cruz-AJta, il se grossit des eaux bourbeuses de V Airoyo-de-las-Tortugas , petit cours d*eau fangeux et profond qui vient du nord, et sert de limite entre les deux proviuœs de Santa-Fé et de Cordova. De La-Esquiua au Paraiia, il y a encore 38 lieues par eau. La rivière est tortueuse et profonde; sa largeur moyenne, de îîO mètres; sa profondeur, de
2 à 3 : mais il y a toujoui's quelques lignes de toscas. Tune surtout, 12 lieues avant lembouchure, près de Testancia de Médina, qui réclamerait quelques travaux de creusement. Le courant varie de 1 à
3 milles à l'heure. Il (^t en movenne de 2.
On voit donc que le Tercero sera parfaitement navigable, après rextmction des troncs d arbres accumulés eu ceilîiins endroits, et qui d'ailleurs ne sont pas très-gros, Tabatiige de quelques-uns qui surplombent çà et là le canal , enfin et surtout après le creusement de ces cordons d argile dure [toscas) qui trav(îj*sent le lit de temps à autre et foiinent des bas-fonds et des rapides. Os tnivaux sont simples et peu coûteux.
Les cnies du Tercero ont lieu Tété, car Thiver il pleut très-pou dans la province de Cordova, c'est Tépoque de la sécheresse ; les pluies sont d'ailleurs irréguiières. Mais ce que Ton ptnit aftirmer, c'est qu'il y a toujours assez d'eau en toute sîiison, à partir de Yilla-Nueva, pour un bateau qui ne calei*ait pas plus de 70 centimètn^.
Les rives sont peuplées jusqu'à La-Esquina, et les bourgs et villages situés auprès, tels que YilLi-Nueva, San-Juan-lîiUitista, Fniyle- Muert<», Cruz-Alta, ont un peu d'agriculture et de eomnuuee, et développeraient certainement leur industrie s'ils avaient \(\ stinuilant d'une exportation facile et à bas prix. Toutes les campagnes baignées par le Rio-T(»i*ceri» sont salubres et fertiles , et pouiraient nourrir une population considérable. Elles auraient ceilîiinement prospéré depuis longtemps, si la crainte d(»s Indiens du sud et leui> déprédations répétées n'eussent détourné l)eaucoup de gens de s'y établir. Toute cette ligne, en effet, depuis Fraj le-Muerto jusque près de Rosario, leur était en quelque sorte abandonnée, et ce n'est que depuis 1853 qu'elle a reconquis s«i sécurité.
Indépendamment de son utilité comme voie de tnuispoil, le Tercero pourra ser\îr encore, en certains endroits piufaitement plats, à Pirrigation, et développer ainsi une très-riche agriculture sur ses rrves. I^i terre y est dune extrême fertilité, ainsi qu'on en a fait rexpérieuee dans l(»s bourgs et villages que nous venons de citer. C'est ce qui a déterminé quelquis citoyens de Cordo>a à organiser
. vi^uio ^»v\xv la uavigiition à vapeur du Tercero, sa canal
iiUMiihutdo conduites d'eau pour les cultures et Tétai
ii ^olouics aux endroits lés plus favoi'ables. Ces idées, qu
. >, . v'iii iiu joiu\ pré(*ccupent tous les esprits, et il n'est pas à
\ -ii l'iles uo contribuent puissamment aux progrès des provii
. lA'uiova et de Sauta-Fé.
lllMft'ralre An Blo-Trrcero, — 4e Vllla-FViieva a« ■••arlo.
Alliliule». Dutu
I V la \ ille de Cordova h Villa-Nueva. — Roule carrossable âi6" 34 Ik
NAVIGATION DU TERCERO.
\illa-Niieva. Bourg fondé en i8i/i 170 0
Draturio de Nieva. Groupe de maisons sur la rivière 7
\ illa de Sao-Juan-Bautista. Petit village 3
IHtite de las Trea-Cruces l&O ^i
Frayle-Muerto ou Villa de San-Geronimo. Bourg 70 7
IHwlc de Barranquitas 10
hlnibouchure du Saladillo. Le village est à 1/2 lieue 5
IH)ste de Lobaton 65 6
Village et poste de Cruz-Alla, 60 12
Ësquina. l'oste, village et fortin 5
Estancia de Acuna 7
Estancia de Gorrea 15
Rio-Parana. Le Terccro y débouche sous le nomdcRio-Garcarana. ... 16 (!
De remboucliure du Garcarana à Rosario, en descendant le Parana. ... 11
108 lit