‹ Description géographique et statistique de la confédération Argentine (volume 3)Chapitre 25 sur 193 · CHEMIN PAR TERRE · texte numérisé non relu

CHEMIN PAR TERRE

De Cordova à Villa-Nueva 34 1»

De Villa-Mueva au village de PEsquina de Ballesleros» ou San-Juan-

BautisU d

Poste de las Tres-Cruces U

Bourg de Frayle-Muerto. ' 3

I^ste de Barranquitas 6 1

I^issage du Saladillo et village de ce nom 3 1

Poste de PEsquina-de-Lobalon « 3 1

Village de Cruz-Alta 7

Poste et fortin de la Esquina 4

Ville et port du Rosario 21 I

Is^li

En résumé, la distance par eau de Yilla-Nueva au fortin c Esquina, par la rivière, est de 39 lieues , et par terre de 37 1/2

FLEUVES ET ÎUYIÈRES. — RIO^UINTO ET RIO-SALADO. 157

lement, c'est-à-dire de 22 lieues 1/2 de moins (lieues argentines de 5,000 vares, un peu plus de 4 kilomètres).

La distance par terre de Cordova au Rosario n'est que de 93 lieues de 5,000 vares, et non de 113, comme .on les compte par routine et par suite des obsessions des maîtres de poste. Il est aussi à remarquer que, sur presque toutes les cartes publiées jusqu'à ce jour, on fait faire vers le sud un coude beaucoup trop coni^idérable au Rio-Tercero. La Esquina est plus au nord qu'on ne la porte.

§ XII. — RiO'Quinto et Rio-Salado de Buenos- Ayrés.

Si nous associons l'un à l'autre les noms de ces deux rivières, c'est flito le bassin de la seconde paraît t^tre la continuation de celui de la première, malgré leur interruption de 30 à 40 lieues en ligne droite, ï^ ïx bon aménagement du terrain pourra peut-être un jour les réu- ^ï* et les faire ser>'ir, sinon à la navigîitiori dans tout leur cours, au ^ oins à l'irrigation.

Xe Rio-Quinto est formé par les eaux qui descendent des cimes du ^^^iicanta^ plateau élevé de 2,000 mètres, et des hautes vallées de la ^^^rolina et de la Canada-Honda dans la sierra de San-Luis. Sa *il*ection première est du nord au sud. Au sortir de la sierra, il in- ^ï'ine vers lest-sud-est, et bientôt il débouche dans une plaine très-on- ^iilce, en se creusant un lit torrentueux dans des masses de galets ^^couverts d'une abondante terre végétale, qui forment le sous-sol ^es contre-forts de la sierra de San-Luis. A l'endroit où la route de -^tendoza le traverse, c'est une rivière très-rapide, large d'une cen- ^ine de mètres, aux eaux claires et limpides, qui courent en bouillont^ant sur un lit de cailloux et de sable, auquel une grande quantité lie mica donne un aspect brillant tout particulier. L'altitude des terl^ins à cet endroit est de 700 mètres; des collines boisées bordent le Ïlio-Quinto de tous côtés, et enserrent une vallée étroite qui se prolonge au sud-est en slnclinant. Ainsi, trois lieues plus loin, au forlin de San-Ignacio , l'altitude totale du terrain n'est plus que de 690 mètres, de 620 au Fiierte-Viejo^ éloigné de 24 milles, et de S30 axi Fuerte-Constituciofial (anciennement Las-Pulgas)^ qui esta 12 du précédent. Cela donne une pente totale de 170 mètres pour une longueur de 48 milles, soit 3", 54 par mille. On comprend la rapidité de cette rivière. Mais, de l'autre côté du Fuerte-Constitucional, la plaine devient absolue et n'a plus aucune ondulation ; le Rio-

158 HYDROGBAPHIE.

Qiiiuto devient doDc aussi de moins en moins rapide. Au paso dU Lechuzo^ où l'on a rétabli un fortin et une colonie militaire, sous le nom de Fort-du-iroi^Février, il se traîne paresseusement sar les sables qui, une vingtaine de lieues plus à Test, finissent par Tabsorber, après un cours total, que Ton peut évaluer à peu près à 1(H> lieues. Les bas-fonds et les lagunes du Juncal^ où se perd le Rio-Quinto, varient eu étendue suivant les années. Loi*sque celle&-ci sont pluvieuses, les eaux gagnent beaucoup plus à Test, et forment de vastes banadas. La dépression de terrain, ou plutôt la vallée du Rio-Quinto, parait se continuer aussi vei's Test-sud-est jusqu'aux environs du Fort-de-lon Fédération^ qui est sur la limite nord-ouest de la province de Buenos- Ayres, et dans le voisinage duquel existent un grand nombre de petits lacs et de lagimes, desquels sortent des filets d'eau qui en se réunissant forment le cours d'eau désigné sous le nom de Rio-Salado de Buenos- Ayres.

Cette dépression du sol, cette ligne de bas-fonds et de lagunes, a été remarquée parles gens de- La campagne, qui prétendent que le Salade n'est que la continuation du Rio-Quinto, qui s'infiltre sous terre et va ainsi reparaître à travers les sables à une distance fort éloignée. Il e?t certain que, depuis le paso del Lechuzo , jusqu'aux lagunes du Juncal, qui sont tout à fait au sud de l'ancien fort, aujourd'hui rétabli, de Las-Ttinas^ le terrain est très-plat; les eaux pluviales y déterminent de nombreuses flaques d'eau, les unes temporaires, les autres permanentes; et même, dans les aimées très-pluvieuses, cetermin, juste sous le Si*" degré de latitude, est presque complètement inondé. Rien de plus naturel donc que de croire à des infiltrations i^outerraines de la part d'un cours d'eau qui, en somme, est considérable.

Le Salado réunit le trop-plein de toutes les lagimes qui sont dans les environs du Fort-de-la-Fédération. Parmi celles-ci , trois sont assez grandes pour être considérées comme de véritables lacs. Ce sont celles del-Chanar, la Mat^-Chiquita et la Lagutia-^e-Gomez, Toutes ces lagunes sont entourées de buttes sablonneuses, dites medaiios^ sous lesquelles filtrent les eaux, et recouvertes d'une végétation assez abondante de plantes' herbacées. Le cours supérieur du Salado a été décrit par Azara, qui, en mars et avril 1796, par ordre du vice-roi don Pedro de Melo, désigna les localités qui lui semblaient les plus avantageuses pour y construire les forts qui devaient constituer la nouvelle frontière contre les Indiens. Cette ligne suivait à peu près le cours du Salado , tous les établissements agricoles restant

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