‹ Description géographique et statistique de la confédération Argentine (volume 3)Chapitre 41 sur 193 · LES ANDES. — PIJVTEAUX. — VOLCANS · texte numérisé non relu

LES ANDES. — PIJVTEAUX. — VOLCANS

vés, ii se forme des flaques d'eau presque toujours très-salines; ces lacs désolés sont gelés une partie de Vannée.

Le passage de ces plateaux est le point le plus dîuigereux des Andes, à cause des vents tembles qui y soufflent de temps k autre , et qui amènent un froid très-intense. Jamais la neige n'y est fort épaisse, un mètre au plus, vi U'ès-souvent moins; mais le vent la roule de mimière à combler complètement les quebradas, à cou\Tir h^s sentiers, à effacer toutes les traces. Les mornes alors ont partout le même aspect , et les guides les plus expérimentés hésitent à reconnaître l(»ur chemin. Aussi le passiige des Andes, jusqu'au 22* degré, est-il complètement suspendu Vhiver, c'est-à-dire de mai à octobre ; c'est au changement des deux saisons que les perturbations atmo>phériques sont le plus fréquentes , et qu'arrivent le plus d'accidents ; plus d'un voyageur, surpris par la tempête, a péri de froid. Les ouragans, ou teviporales^ sont d'ailleurs le seul danger des Andes, car les mauvais pas, au point d(» vue du chemin, sont rares, et l'on y chemine beaucoup phis facilemt^nt qu'on m» serait porté à le croire.

Heureusement on peut prévoir presque toujours ces temporales par l'aspect du ciel, la din^ction des nuag(»s, et les voyageui-s pratiques du chemin se gîu'dt^nt l)ien aloi's de s'aventurer dans Ic^s plissages périlleux. On attend dîuis les vallées inférieures, à Tabri de quelques roch(*s, que le mauvais temps ait c(»ssé. On prétend que ces phénomènes atmosi)hériques ont surtout lieu au changement des phases de la lune, et c'est une règle, parmi les habitués aux voyages des Andes, de ne jamais s'engager dans les pas diflieiles à ces époques.

Les plateaux des Andes sont tout à fait dépouillés de végétation ; une seule plante croît à 4,000 mètres, et couvre quelques rochers de ses taches d'un vert foncé , comme une moisissunî : c'est la llareta, dont la racine épaisse et légèrement résineuse donne un excellent feu. Malheureusement elle n'abonde pas partout. Les graminées croissent un peu au-dt»ssous de cette limite , sur le versant oriental qui est moins stérile que l'occidental ; à 3,300 mètres commencent quelques arbrisseaux , mais ce n'est qu'au-dessous de 2,500 mètres que la végétation arborescente se déploie réellement.

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