CHAPITRE II
Aspect g^énéraly dlTUIon iréoipraphlqae et politique
de la Confédération.
Le vaste pays dont nous venons d'indiquer les limites présente un caractère général : c'est la grandeur uniforme et imposante de ses perspectives, soit que Ton considère rimmensit(î de ses plahies, l'étendue de ses cours d^eau, ou l'élévation de ses longues chaînes de
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montagnes. On y remarque d'abord, au nord-est, une longue bande de terrain peu élevé au-dessus du niveau de la mer, entre les deux grands fleuves Parana et Uruguay, véritable Mésopotamie, formée, comme celle de l'Euphrate et du Tigre, par d'anciennes alluvions , aussi fertile et aussi chaude; puis, autour d'un massif central constitué par les sierras de San-Luis et de Cordova, et d'une altitude maximum de 2,300 mètres, des plaines immenses s'abaissant par une pente presque insensible vers les grands fleuves et Tocéan Atlantique.
De ces plaines, l'une, que nous nommerons intérieure^ s'étend entre le massif central et les Andes, et semble être le lit desséché d'une mer ancienne qui se serait vidée à la fois vers le nord-est et le sud-est; l'autre, comprise entre le massif central et les grands fleuves, et couverte d'une riche verdure, est la plaine des Pampas^ celle qui nourrit les innombrables troupeaux qui ont fait la célébrité de ces contrées.
La chaîne des Andes, dont les rameaux vont se multipliant vers le nord et enserrent de belles vallées, caractérise une troisième et grande fraction du territoire argentin.
Quant à la plaine qui s'étend au sud du 42* degré , et qui est connue sous le nom de Patagonie , elle paraît tenir surtout du caracti^re des steppes poudreuses comprises entre les Andes et le massif central.
Nous désignerons ces différentes régions géographiques sous les noms suivants qui répondent à leur aspect et à leur nature :
1" MÊsopOTAitfiE ARGENTINE, du 27* au 34* degré de latitude et du 60* au 62" 30' de longitude, comprenant les provinces d'Entre-Rios , de Corrientes et le territoire des Missions. — 11,000 lieues carrées.
2^ Pampasie ou région des Pampas, du 22® au 42* degré de latitude et du 62'' au èT' de longitude, comprenant le territoire du Chaco, les provinces de Santiago del Estero, Santa-Fé, Cordova, San-Luis, Buénos-Ayres et le Territoire-indien-du-Sud (1). — 39,000 lieues carrées.
3** Région andine, du 22® au 42® degré de latitude et du 67® au 72® de longitude , comprenant les provinces de Jujuy , de Salta , de Tu-
(1) Nous appelons Territoire-indien-du-Sud cette partie des Pampas comprise entre la frontière actuelle de la province de Buénos-Ayres à Touest, le Rio-Negro et le sud des pro- \-inces de Mendoza, San-Luis et Cordova. Les chrétiens n*^ ont aucun établissement, et les Indiens roccup«nt exclusivement.
En 1833, lors de Texpédition du désert, toutes ces bandes furent un instant rejetées de Tautre côté du Rio-Negro. Mais à peine Tannée se fut-elle retirée, qu^clles revinrent occuper leur ancien territoire; elles Tont d'ailleurs toujours habité.
cuman , de Catamarca , de la Rioja de San-Juaii et de Mendoza. — 25,000 lieues carrées.
La Patagonie, du 42' au 53" degré, limitée au nord par le Rio-Negro, à Test par la mer, à Touest par la Cordillère, au sud par le détroit de Magellan, forme un territoire à part à peu près inconnu encore. On peut cependant évaluer sa superficie h 35,000 lieues carrées. C'est une plaine immense, très-aride, traversée par un très-petit nombre de rivières peu profondes, et qui n'offre de belle végétation qu'au bord de quelques cours d'eau, sur les versants orientaux des Andes qui la limitent à l'ouest, et dans le voisinage du détroit de Magellan,
§ I. — Mésopotamie argentine.
La Mésopotamie argentine n'est, pour ainsi dire, qu'une grande plaine, légèrement ondulée, et dont les plus hauts reliefs ne dépassent point 80 mètres au-dessus du nive;ui de la mer, à l'exception de la sierra des Missions vers le nord-est, qui est un peu plus élevée. Ces reliefs, figurant de petites collines dans l'Entre-Rios, sont moins sensibles encore dans la province de Corrientes , qui offre de vastes superficies absolument plates, où les eaux n'ont point d'écoulement, et où se forment par conséquent de grandes nappes d'eau très-peu profondes. De ces nappes , les unes disparaissent dans les sécheresses connue les Malezales de la Maloya, et les autres restent constamment remplies comme la fameuse laguna Ibera. Toutefois il y a encore assez d'élévations dans la partie sud de cette province, pour déterminer les bassins secondaires des ruisseaux et rivières qui se jettent dans le Parana, tels que le Riachuelo, l'Empedrado, le Santa- Lucia, le Corrientes, le Guayquiraro, et ceux de l'Aguapey, du Coy, du Miriûay et du Mocoreta, qui débouchent dans l'Uruguay.
L'Entre-Rios, dont le sol, dans le sud, est presque au niveau de la Plata, se relève dans Tintérieur et forme des bassins assez accentués, que sillonnent un nombre infini de ruisseaux » surtout du côté de l'Uruguay. Une assez grande rivière centrale, leGualeguay, qui coule du nord au sud, le divise en deux bandes presque égales et va tomber dans le Parana-Guazu. Ce cours d'eau secondaire reçoit une multitude de petits ruisseaux qui filtrent à travers un sol ondulé , recouvert d'un épais tapis de verdure et présentant de magnifiques pâturages.
La côte du Parana, depuis le port du Diamante (Sa"* 4') jusqu'à celui de la Paz (SO*" 44' , sur une longueur de 30 lieues, est élevée et
presque coupée à pic. Elle nourrit des bois abondants , mais peu élevés, que Ton retrouve dans Tintérieur, au bord du Gualeguay et de ses affluents , et de presque tous les ruisseaux de la province. Dans celle de Corrientes, les arbres sont plus hauts, plus abondants encore ; mais ce n'est que dans les Missions , à partir du 28® degré, que commencent les hautes futaies qui, vers la Sierra, forment d'impénétrables fourrés.
Les roches sont généralement calcaires sur les rives du Parana, plus souvent siliceuses sur celles de l'Uruguay. Quant au sol, il offre une tranche épaisse d'humus recouvrant une couche argilosableuse, qui elle-même repose sur un banc argileux peu compacte et d'une profondeur indéterminée. Sur de vastes espaces, soit dans l'Entre-Rios , soit dans Corrientes, le terrain est complètement sablonneux, sans pour cela cesser d'être très-fertile. Enfin la teiTe des Missions, ^u nord de l'Aguapey, est une argile rouge très-compacte où le sable et le calcaire manquent absolument, et qui supporte mal la sécheresse.
§ IL — Pampasie ou région des Pampas.
La Pampasie embrasse des terrains de diverses natures, dont le caractère général est ime horizontalité presque parfaite ; c'est, comme nous l'avons dit, une plaine qui, des bords du Pilcomayo à ceux du Rio-Negro , sur l'immense étendue de 20 degrés en latitude et de 3 et demi en longitude , c'est-à-dire depuis le 62* jusqu'au méridien de la sierra de Cordova, par 65® 30', n'offre pas une montagne, pas même une colline, pas une pierre à la superficie. Couverte en grande partie de bois généralement maigres et épineux dans le nord , elle ne présente, depuis le Rio-Juramento (Salado) jusqu'au delà du Rio- Negro vers le sud, que des champs de plantes graminées. Ce sont là les Pampas proprement dites , domaine pour longtemps encore de l'industrie pastorale.
Du milieu de cette plaine, vers son côté occidental, s'élève, sur une longueur de 80 lieues et une largeur de 30 , les massifs granitiques des sierras de Cordova et de San-Luis, riches en métaux précieux et renfermant en outre des veines de calcaires saccharoïdes et des volcans éteints. Ces grands massifs, abrupts à l'ouest, s'élevant en pente douce des autres côtés , donnent naissance à cinq cours d'eau principaux que l'on a désignés par des numéros d'ordre : Rio-Pri^
mero, Secundo, Teixero, Cuarto, Qfiinto. Sur les cinq, un seul arrive au Parana, c'est le Rio-Tercero. Les autres se perdent au milieu des Pampas. Dans la province de Buénos-Ayres , le Rio-Salado qui va directement dans TAtlantique, forme, après un intervalle de 30 lieues, comme la continuation du Rio-Quinto. Les torrents qui s'écoulent du côté occidental sont également absorbés par les plaines voisines, après avoir été utilisés pour les cultures.
Indépendamment des cinq rivières descendues du massif central, et que nous venons de désigner, la Pampasie est sillonnée par d'autres plus considérables qui toutes ont un caractère commun : la longueur de leurs cours, le peu de largeur et le grand nombre de détours brusques de leur lit, la difficulté de leur navigation. Ces rivières sont le Pilcomayo, le Vermejo, le Juramento, le Dulce, le Colorado et le Negro.
Provenant des sommets et des vallées profondes des Andes où ils reçoivent une petite quantité de neige , mais beaucoup de pluies alors que le soleil arrive au tropique du Capricorne, ces cours d'eau, d'abord torrents furieux, deviennent des rivières très-lentes au milieu des plaines argileuses et horizontales de la Pampasie. Encaissés dans des berges argilo-sableuses d'un écroulement facile, ils creusent ces "hîémes berges, en font tomber des pans entiers qui forcent les eaux à se détourner, faisant succéder une série de petits caps coupés à pic, à de larges plages de sable ou d'argile sur lesquelles la rivière a peu de profondeur. Ces phénomènes déterminent aussi, lors des crues, la formation de lagunes latérales qui communiquent avec elle par d'étroits canaux, et ne se vident en totalité ou en partie que lorsqu'elle est très-basse. Que l'on joigne à cela les arbres de la rive, qui, tombant minés par les courants, forment tantôt des espèces de digues qui forcent la rivière à rétrograder et à s'écouler sur les côtés, tantôt des bancs qui la barrent presque en entier, et l'on se rendra compte des difficultés que présentent ces fleuves à la navigation ; difficultés qui seraient d'ailleurs très-faciles à vaincre, s'il y avait assez de population pour remanier et régulariser leur canal.
La plaine de la Pampasie offre une particularité remarquable, c'est une double dépression qui, partant de la steppe saline à Touest de la sierra de Cordova, et juste sous le 31'' 30', à Y Alto-de-los-Loros (la Butte-des-Perroquets), — petite élévation du sol au milieu de la plaine intérieure entre la sierra de Cordova et celle des Llanos, — a son inclinaison d'une part vers le sud-sud-est, de l'autre vers le nordnord-est. Ces dépressions arrivent en pente douce, et par un trèsgrand demi-cercle , au Rio-Colorado d'une part , et de l'autre au
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Rio-Dulce et au Juramento , comme si un énorme lac salé intérieur, existant entre la chaîne des Andes et le massif central de Cordova, avait eu son écoulement par ces deux points, à la suite d'un lent soulèvement du sol. Rien, en effet, de tourmenté dans le grand désert des Salines ; ses bords sont plats et lisses ; au milieu , quelques éminences très-légères, qui semblent avoir été des îles, n'offrent ni le sol salé, ni la végétation du reste de ce vaste bas-fond. Au nordest, le Saladillo de Santiago, par 29* environ, se trouve juste dans le point le plus bas du bassin, puisque l'altitude du sol, à cet endroit, n'excède pas 80 mètres, et il en reçoit toutes les eaux pour les conduire au Rio-Dulce et aux canadas (bas-fonds inondés) du Salado. Dans le sud , à partir de cet Alto-de-los-Loros, hauteur insigniliante qui se lie cependant à la petite sierra des Llanos-de-la-Riojà, un autre courant, parfaitement dessiné sur le sol , s'incline vers la pampa. Ce courant s'unit à une autre dépression marquée qui existe entre la sierra de los Llanos et les rameaux détachés des Andes formant la sierra du Pié-de-Palo, dans la province de San-Juan , et sVn va, sous le nom de Gran-Cahada-de-la-Travesia ( Grand-Bassindu-Désert), se terminer au bas-fond qui renferme le XacBebedero, Ce lac est un vaste réservoir extrêmement salé, seul reste, sans doute, de la mer intérieure qui a dû occuper ces régions dans la dernière période géologique. Quoique sans écoulement dans les temps ordinaires , lors des grandes crues du Rio-Desaguadero, qui lui apporte les eaux de la Cordillère, le Bebedero se dégorge vers le sud par une série de bas-fonds inondés et peu connus , qui communiquent avec un lac nommé par les Indiens Lac-Amer, Curra-Lauquen. Ce dernier lac lui-même paraît arriver quelquefois jusqu'au Rio-Colorado, dont le cours vers l'océan Atlantique est bien marqué. La carte fera mieux comprendre cette disposition extrêmement remarquable du sol.
§ IIL — Région andine.
Un des caractères tranchés des régions argentines, c'est, nous l'avons dit, l'extraordinaire étendue des différents aspects du sol, et par conséquent le peu de variété que présente relativement une si considérable portion de continent.
Nous retrouvons cette particularité dans la chaîne des Andes, depuis le 42'' jusqu'au 22'' degré. Ce cordon gigantesque, qui effraye la
vue par la hauteur et Fétendue de ses entassements, d'abord unique et d'une faible largeur vers le sud, augmente d'ampleur , à mesure qu'il remoute vers le nord. La largeur de ses plateaux, s'accroissant avec le nombre de ses châtiions et de ses vallées longitudinales, vient îi former sous la zone équinoxiale, dans la Bolivie, ces hautes plaines qui, il une altitude de 4,000 mètres, rappellent runiibrmité des Pampas. C'est à partir du 30' degré, un peu au-dessus du boiu*g de Jachal, que la Cordillère, double, puis triple, quadruple et môme sextuple ses cordons parallèles pour former d'abord le grand massif andin, puis, vers l'orient, la chaîne de Famatina, celles de la Rioja, d'Ambato, d'Aconquija, et eniin celle de l'Alumbre, dernier contrefort oriental, au pied duquel commencent les plaines absolument horizontales du Chaco. Elle embrasse ainsi, sous le tropique, une largeur de 7 degi'és en longitude.
Comme les massifs de Cordova et de San-Luis , la chaîne des Andes présente le phénomène d'une inclinaison faible dans ses versants orientaux, aloi^s que, du côté occidental, les pentes abruptes se précipitent vers la mer Pacifique , laissant entre elles et l'Océan le désert sableux et plat d'Atacama. On dirait que, suivant le mouvement de rotation du globe, la matière à demi lluide qui composait ces masses prodigieuses est venue là s'accumuler, en se solidifiant de manière à former le bourrelet occidental de cette arête montagneuse.
L'altitude moyenne des plateaux andins varie entre 3,600 et 4,200 mètres; mais un grand nombre de cimes, qui conservent éternellement des neiges, dépassent cette hauteur, et arrivent à 5,000, 6,000 et même 7,000 mètres : telles sont le Tronador, le cerro de Yilla-Rica, le Descabezado, le Tupungato, l'Aconcagua, le Potro, le Bonete, le Cachi, les nevados de Famatina, d'Aconquija, de Salta et de Jujuy.
Les vallées, toujours ouvertes du sud au nord, que circonscrivent les chaînons des Andes, s'abaissent successivement à mesure qu'elles se rapprochent du versant de l'est. L'altitude de celles qui sont habitées varie entre 2,500 et 1,000 mètres. En dehors des derniers cordons orientaux, la hauteur diminue avec beaucoup de rapidité.
Les plus hautes vallées n'offrent que des pâturages, les plus basses sont propres à tous les genres de culture. Le nombre de leurs hiibitauts se règle sur l'abondance des eaux ; néanmoins, la région andiiie nourrit encore les deux cinquièmes de la population argentine tout entière.
A la différence des hautes montagnes moins rapprochées de l'É-
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quateur, — telles que l'Atlas, les P}Ténées, les Alpes, — la chaîne des Andes a peu de ueiges et attire peu les nuages ; aussi la quantité d'eau que déversent ses flancs est-elle relativement faible, et ce n'est qu'au delà du 35« degré, vers le sud, que l'atmosphère plus chargée de vapeurs engendre les grands amas de neige, et que se montrent les glaciers.
Quant aux volcans , ils sont rares vers le nord, mais nombreux vers le sud, et les tremblements de terre, s'ils agitent souvent le Chili, épargnent presque toujours la région argentine de l'autre versant des Andes.
Tel est, à grands traits, l'aspect général du sol argentin dans ses trois grandes régions. Nous reviendrons sur ces indications sommaires, en décrivant les particularités de chaque région géographique et de chaque province.
§ IV. — Division politique.
Au point de vue politique , la Confédération argentine est divisée aujourd'hui en quatorze provinces.
On appelle provinces littorales ou du Uttoral, celles qui avoisinent les grands fleuves ; telles sont celles de Buenos- Ayres , de Santa-Fé, d'Entre-Rios et de Coirientes.
Ces deux dernières n'en formaient autrefois qu'une seule, connue sous le nom d'Entre-Rios. Le territoire des Missions, qui fait maintenant partie de Corrientes, renfeimait en outre la portion actuelle du Paraguay, incluse entre le Tebicuary et le Parana.
L'ancienne grande province de Cuyo, située au pied des Andes, et qui dépendait autrefois du Chili, a été divisée en trois provinces : celles de San-Luis, de Meiidoza et de San-Juan,
Les provinces centrales sont celles de Cordova , de la Rioja et de SantiagO'del'Estero .
Enfin les provinces du nord ou d'en Haut (de Arriba^ d'où le nom à'Arribeîxos donné à leurs habitants, et qu'on applique quelquefois aussi à tous ceux qui viennent de la région andine) faisaient autrefois partie du gouvernement de Tucuman : ce sont celles de Tucuman , de Catamarca, de Salta et de Jujuy.
Les fractions de l'ancienne Vice-Royauté-de-la-Plata, qui forment aujourd'hui des États indépendants, sont :
DIVISION POtlTlQUE. G5
l^ La Bande-Orientale, État oriental ourépublique de l'Uruguay^ située sur la rive gauche de la Plata, entre le fleuve Uruguay à Touest, rocéan Atlantique à l'est, et la province brésilienne de Rio-Grande au nord. Ses frontières avec l'empire du Brésil ont été réglées définitivement en 1856. Montevideo est la capitale de cette république ;
2* Le Paraguay^ formé de l'ancienne province de ce nom et de la partie du territoire des Missions située au nord du fleuve Parana;
3** Le Haut-Pérou^ qui se composait autrefois des provinces principales de Chichas, Misque, Chuquisaca et Cochabamba, dont les députés figurèrent au congrès de Tucuman qui proclama en 1816 l'indépendance des Provinces-Unies de la Plata. Cette grande fraction de l'ancienne Vice-Royauté constitue aujourd'hui la république Boliyienne.