‹ Description géographique et statistique de la confédération Argentine (volume 3)Chapitre 53 sur 193 · BÊTES DE SOMME · texte numérisé non relu

BÊTES DE SOMME

Les animaux éprouvent également cette fatigue de la respirationdans leurs premières traversées des Cordillères ; mais ils s'y habituent assez vite, et telle est leur vigueur, que les mulets en bon état et chargés convenablement ne faiblissent jamais dans les voyages ordinaires. Ils résistent parfaitement aux froids et aux mauvais temps, et si l'on sait les faire reposer avec méthode, leur faire passer l'hiver dans de bonnes inverriadas^ c'est-à-dire aux endroits où il y a de bon fourrage, soit naturel, soit artificiel, ils se refont parfaitement. C'est pour cela que l'on a multiplié si abondamment les champs de liuteme [alfalfares] dans toutes les provinces des Andes. Pour les voyages de la cordillère de Copiapo, on a soin de ferrer les mules et même les bœufs, à cause des vastes plateaux pierreux qu'il y ft à traverser; partout ailleiu's on ne les ferre point, la corne de leurs pieds est assez dure pour affronter les passages caillouteux , qui ne sont qu'une exception dans la totalité de la route.

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