GÉOLOGIQUES ET MINÉRALOGIQUES
Un sol qui s'étend, d'une part, entre le Rio-Negro et le Pilcomayo, de Vautre, entre TUruguay et les Andes , sur une étendue de 20* en latitude et de 12" en longitude, doit nécessairement offrir des différences dans sa constitution physique. Cependant ces différences sont moins grandes qu'on ne le croirait d'abord, eu égard à l'énorme supei-ficie de termin qu'embrasse la Confédération. Ici, les formations géologiques de même nature et de même époque occupent d'incroyables espaces, et l'uniformité du sol se retrouve le plus souvent loi'sque l'on soulève son écorce et que Ton essaye de pénétrer dans ses profondeui's.
Il est impossible, cependant, avec le nombre resti'eint de documents que l'on possède jusqu'à ce jour, d'établir une théorie générale définitive de la formation et de l'Age géologique de ce ten'ain. Il n'y a pas d'hommes spéciaux qui l'aient encoiv étudié sur toute son étendue. Des natui'alistes d'une réputation européenne, tels que d'Orbigny, Darwin, n'en ont pu examiner que les régions du littoral, pîulies très-importantes sans doute, mais insuffisantes pour donner lieu à autre chose qu'à des hypothèses ingénieuses, car ces deux géologues ne soûl pas d'accord entre eux (1). M. Alfred Pissis, qui fait en ce moment la
( I ) Alcide d'Orl>igiiy. Voyage daus T Amérique uiêridionale : Brésil, Uruguay, Confédération argeutiue, Patagonic, Chili, Bolivie, IVêrou, exécuté de 1836 à 1833. 13 toI. in 4*. 1836- 184T. — Paris, chei P. Bertrand. — Geological obser\atioiis on Sout1i-.\meric«, by Charles Dannin. — l.ondon, 1861. 1 vol. in-8*.
RIVES DE L URUGUAY. i-,3
carte géologique du Chili, n'a vu que des fractions du Brésil et de Ja Bolivie, mais rien du territoire argentin. Quant à la rive gauche de l'' Uruguay et de la Plata, on a les indications de d'Orbigny et de M, Dan^in, quelques notes dues au D*^ Liautaud, sur la constitution physique de la Bande orientale, les recherches du naturaliste Sellow suf quelques points de la province de Bio-Grande-do-Sul, et enfin un bon mémoire de l'ingénieur Vasconcellos sur les gîtes carbonifèrf3s5 deCurral-Alto, aux bords du Jacuhy, non loin de Porto-Alegre, méiTioire dans lequel cet observateur donne des renseignements précie\ux sur la géologie du reste de la province. Enfin M. Bravard n'a eiioore publié que quelques mémoires sur la paléontologie de la rég*îon pampéenne, mais il annonce d'autres travaux. — Nos obser- Vîilîons propres embrassent une vaste étendue de terrain; mais hàtoiis-nous de dire qu'elles sont nécessairement incomplètes. Une ^tt.ide approfondie du sol au point de vue géologique eiit exigé des reelierches et des travaux tout à fait incompatibles avec le temps et 1^5S moyens qui nous étaient accordés pour notre exploration générale.
Déjà en faisant la description des grandes régions de la Platii , tto\ig avons donné une idée de leur constitution physique; nous all^its essiiyer de compléter cette description par de plus amples dé- Wls sur la nature des terrains qui les composent.