‹ Description géographique et statistique de la confédération Argentine (volume 3)Chapitre 79 sur 193 · STRUCTURE DU SYSTÈME CENTRAL · texte numérisé non relu

STRUCTURE DU SYSTÈME CENTRAL

saccharoïdes ; mais ces roches y sont disposées d'une manière extrêmement variée.

Le cordon ou la zone la plus orientale de ce massif se compose de roches d'un aspect grisâtre, dans lesquelles abondent le quartz, souvent hyalin, et le mica. Les roches y passent k chaque instant de la structure massive à la structure stratifiée et môme schisteuse; tantôt le feldspath, tantôt le talc, se mélangent et se substituent au quartz et au mica, d'où résulte une succession continuelle et variée de micaschistes, de gneiss, de granités, etc. Mais ce qui domine principalement dans ce mélange, c'est le micaschiste et l'hyalomicte. A. côté de ces roches siliceuses se trouvent des bancs puissants de carbonates calcaires, souvent saccharoïdes et de couleur variée. Ils sont entremêlés au milieu des micaschistes de telle façon que souvent on voit de gros Ilots de micaschiste au milieu du calcaire, et des îlots de calcaire au milieu du micaschiste. — En quelques endroits, le calcaire occupe des points extrêmement élevés, comme, par exemple, aux Cumbres de la Cal^ à 15 lieues nord-nord-ouest de Cordova, où il forme la cime de cette partie de la sierra, haute de 1,370 mètres. Ce cordon oriental de la sierra offre également dos bancs de serpentine, de stéatite , mais ils sont assez rares.

La zone centrale de la chaîne de Cordova, celle qui se compose du plateau central, est éminemment feldspathique, avec quelques veines de quartz pur, des feuillets de mica, etc., etc. Mais le feldspath y do- Daine essentiellement, surtout sur le revei*s occidental qui fait face au plateau intermédiaire de Nono. Ce feldspath se délite rapidement de ce côté, et y couvre de débris la pente très-abrupte du massif. Des dykes de quartz pur le traversent en différents sens, et forment de véritables murailles éclatantes de blancheur, qui restent debout alors ^Ue le feldspath s'exfolie et se ûésagrége à leurs pieds. Quant au • plateau lui-même, il est marqué longitudinalement par des ondulations , points culminants des roches qui forment le corps de ^ chaîne, et qui sont des gneiss et des schistes très-feldspathiques ^U décomposition. Les petites vallées qui s'étendent entre ces sillons ont une couche de terre végétale assez épaisse, et offrent de trèsbons pâturages, malgré la rigueur du climat, très-froid une partie de 'année. — Telle est la composition du plateau central aux cumbres sommets) de Lutis^ de San-Javier^ de las Achalas^ de San-Luis^ qui représentent les parties les plus élevées de toute la chaîne.

Le plateau occidental qui embrasse les départements de Pocho, de la Punilla^ de la Cruz-del-Eie offre également les roches feldspa-

thiqiies de rareté centrale ; mais il y en a une foule d'autres, et le calcaire saccharoïde y reparaît eu grande quantité, et très-disséminé. Ce plateau, élevé en moyenne de 1 ,200 mètres du côté de Pocho, s'abaisse successivement vers le nord, après la ligne volcanique de la Yerba-Buena, del Agua-del-Tala et de la Cienega. — C'est nord de cette ligne que se trouve le district minéral de Guayco, richi surtout en plomb argentifère, et que nous décrirons eu son lieu. Di nombreuses séries de collines le sillonnent et lui donnent un asp< très-touritenté. — Leurs extrémités se terminent au nord-ouest les petites chaînes de Guaza-Pampa et de la Cerezuela qui voi mourir dans les Llanos de la Rioja. Toutes ces collines sont de même nature géologique, mais dans les environs de YO/o-de-Affut entre le Cerro volcanique del Agua-del-Tala et celui de la Yerb Buena, il y a de longues ondulations composées d'un trachyte gris; tre semé de petites feuilles de mica, et en quelques endroits de véritable pierre ponce.

Aucune de ces quatre montagnes, dont la dernière, celle de Cienega, forme un cône parfait, n'a de cratère apparent. On n'y \oit point de coulées de lave. Pourtant, au dire des habitants du voisinage, ^ on y entendrait de temps à autre des bruits souterrains, et de légers ^ tremblements de terre s'y feraient sentir.

Le bourrelet occidental qui forme comme la muraille de soutènement du plateau de Pocho est la petite sierra de Chaqiiin-Chuna^ entièrement composée de gneiss et de micaschistes et où nous n'avons point WL de calcaire. — Enfin, en plusieurs endroits de ce plateau, on rencontre des bancs de grès assez puissants, en se rapprochant du massif central. Ce grès généralement dur, à grains fins et trèsquartzeux, est le plus souvent blanc et en quelques parties seulement rougeâtre, sans doute à cause d'une certaine quantité d'oxyde de fer qui le colore.

Sur beaucoup de plateaux inférieurs de la chaîne de Cordova oû trouve de nombreux galets arrondis, gros comme la tête d'un homme et polis comme s'ils eussent été roulés par les eaux ; tantôt ils sont à la superficie du sol, et tantôt profondément enterrés; ils ne peuvent se voir que dans la déchirure des ravins. Ce phénomène se retrouve d'ailleurs dans presque toutes les chaînes orientales dépendantes du J massif des Andes.

Le noixi de la sierra de Cordova s'étend en plateaux beaucoup ^ plus bas que celui dont nous venons de parler, et forme même en -* beaucoup d'endroits, particulièrement sur la route de Santiago-dd

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