STRUCTURE DU MASSIF CENTRAL ET DE SES DÉPENDANCES
Estero, de grandes plaines à une altitude de 6 à 800 mètres, plaines tantôt boisées, tantôt couvertes de pâtiu'ages. Partout on trouve aussi du calcaire dont les filons traversent généralement de Test à Touest cette partie de la sierra.
2" — Les petites sierras très-basses de Sianampa et à'Ambar^ gasta^ qui viennent mourir au bord de la grande saline, sont également formées de roches crist^illisées, gneiss, micaschistes, granités ; mais le calcaire y est fort rare, et nous n'y avons pas vu ces quartz presque purs, si abondants au sud du mîissif central. L'eau y manque malheureusement dans beaucoup de parties , les puits seuls en fournissent ; malgré cela, il y a fréquemment assez de terre végétale pour que les bois y couvrent de grands espaces. On n'y connaît encore aucun gisement métallique.
3** — La petite sierra de Gtiazayan^ dont la pointe se lève de Tautre côté de la saline, à 20 lieues nord-nord-ouest du dernier pli <le terrain d'Ambargasta, se rappriK'he par sa nature du massif central. Ce sont encore les mêmes rochi^s de cristallisation, mais avec du gTcs plus abondant et des veines d'uiimaguitique cahaini translucide, cjne Ton exploite pour faire de la chaux, mais que Ton débite aussi en <ialles et en carreaux.
4** — La sierra Brava est de même nature que celle de Cordova et e Guazayan ; mais on nous a assuré qu'elle ne conttuiait pas de cal- . Elle est d'ailleurs presque iuconnue.
5* — La sierra de los Llanos participe de la nature de la sierra e Cordova, surtout de celle du contre-fort de Chaquin-Chuna, dont est séparée par une vallée absolument plate de 30 lieues de Elle renferme les mêmes micaschistes et hyfdomictes, et de s filons de roches feldsjxithiques. La partie sud offre de nom- ^^Dreiix ^sements métalliques, analogues à ceux du plateau occidental ^e la sierra de Cordova, c'est-à-dire des plombs argentifères, des bicarbonates et des oxydes de cuivre. Slais cette sierra, peuplée exclusivement de pasteurs, a été très-peu examinée.
6* — Sierra de San-Luis, — Ce massif de forme triangulaire, sé- "jmré de celui de Cordova par la vallée de Concaran, est très-abrupt à l'ouest; il incline vers le nord-est par le plateau de Santa-Borhara^ en formant quelques petits cordons longitudinaux qui viennent expirer dans la grande vallée de la Canada qui s'étend aux pi(»d> de la chaîne de Chaquin-Chuna et de San-Javier. La chaîne de San-Luis
280 CONSTITUTION PHYSIQl E DU SOL.
offre quelques petites vallées intérieures généralement dirigées du nord au sud. Ceô vallées, remplies d'une bonne terre végétale, nourrissent de nombreux troupeaux ; toutes les sommités de la chaîne sont herbeuses, et les pâturages y remplacent les bois si communs dans la montagne de Cordova. Quoique la nature géologique de ces deux massifs soit très-analogue et qu'ils appartiennent évidemment à la même formation, il y a cependant des différences assez notables dans leur structure.
La sierra de San-Luis n'a que de très-rares calcaires. Le quartz cristallisé y constitue en quelques endroits des montagnes entières ; dans d'autres points , au milieu des gneiss et des micaschistes , il forme de puissants filons qui viennent s'épanouir à la surface, tantôt en gros blocs amorphes, tîmtôt en cubes comme stratifiés qui simulent une énorme muraille qu'auraient constmite des géants. Les trachytes même qui composent les pics du Tomalasta^ du Sololosta de Vlntigua^ etc., etc., y sont traversés par des veines quartzeuses, aurifères en beaucoup d'endroits. Un caractère également dominant de toutes les roches talqueuses qui composent le massif de San-Luis, c'est l'abondance du mica qui donne aux sables qui en proviennent cet aspect brillant dont nous avons déjà parlé en décrivant la configuration de cette sierra (page 229). C'est ainsi que le lit du Rio-Quinto est semé d'un sable resplendissant jusqu'aux bas-fonds de la pampa où se perdent ses eaux. La tourmaline noire s'y rencontre dans beaucoup de blocs feldspathiques , ainsi que de grandes feuilles de mica, ce qui donne à ces roches un aspect tout particulier ; dans ce cas leur structure est très-schisteuse et elles se brisent avec beaucoup de facilité. Nous n'avons point trouvé de ces roches dans le massif Cordovais.
Le côté occidental très-abrupt de la sierra de San-Luis donne naissance à quelques petites sierras secondaires, de la même nature que le massif principal, c'est-à-dire constituées par des gneiss et des micaschistes très-feldspathiques. Le quartz y est moins abondant. Ces collines en quelques endroits paraissent exclusivement formées par des galets roulés ; quelques-unes sont même tout à fait plates, et leur côté extérieur semble comme tiré au cordeau ; d'autres, et c'est le plus grand nombre, sont arrondies. Tels sont les aspects que présentent les petites sierras ou plutôt les buttes de los Chanares, de Socoscora^ de San-Francisco , de las Saladas , qui naissent aux pieds du grand cordon occidental du niîissif puntano (de San-Luis de la Puuta). Ces dépendances de la sierra principale renferment quelques calcaires cristallins, mais surtout des gisements de cuivre