STRUCTURE DU MASSIF CENTRAL ET DE SES DÉPENDANCES
aurifère de la plus grande importance. Les filons y ont généralement une direction du sud-ouest au nord-ouest. Le quartz est moins abondant et le feldspath y prédomine dans toutes les roches.
Les cônes trachytiques des vallées de la Carolina , de la Canada- Honda et de Vlntigua offrent des roches grisâtres avec de très-petits cristaux de feldspath vitreux. Quelques-unes se délitent par couches concentriques comme certains basaltes. Ces mêmes cônes, dont le Tomalasta est le spécimen le plus haut et le plus régulier, alternent avec d'autres mornes entièrement différents et où Ton retrouve les gneiss, les micaschistes et les quartz. Il est à remarquer que, à la difféi^euce du système général de San-Luis, cette ligne de pics isolé.? les uns des autres, mais naissant sur le môme plateau, se dirige de louest à Test. Nous n'y connaissons ni coulées de lave, ni cratères, ni ponces, et leur aspect est certiiinement moins volcanique que celui dix plateau de Pocho ; mais la roche qui les constitue est évidemment trachytique. Quant aux autres groupes dépendant du massif de Sailli* ^is et qui fuient au sud-est, tels que la sierra del Rosario et le Morro, ils sont composés des mômes roches cristallines et métamorphiques q;%.ie le massif principal et que celui de Cordova, sauf le calcaire sac- Cî^iarolde qui y est beaucoup plus rare. •
7* — Le système du sud de San-Luis, composé des groupes du Lince, ^ Caazape^ du Tala^ de Chalanta et de Varela^ qui forment aussi un ^mi-cercle depuis la Am^a jusqu'à l'extrémité sud du lu; liebedero, ;j)partient au môme teiTain. — Nous devons ajouter qu autour du if de San-Luis et de ses dépendances, le sous-sol est formé par ne immense quantité de galets aiTondis de la niéme nature que les nés qui bordent la vallée, et qu'une couche peu épaisse de terre Ueuse et de sable granitique à gi'os grains les recouvre. L'huus est môle à ce môme sable, et ce mélange est très-fertile lorsqu'il suffisamment arrosé. En s'éloignant du pied de la chaîne le sol ^^Table devient de plus en phis épais, et l'on ne voit plus un caillou, mais ement une terre sablo-argileuse. En se rapprochant d(^ XAlioencaso et des sierras de Las-Palomas ^ du Girjante et de las Qui- ^idaSj les galets et le sable gi*anitique h gros grains recommencent à présenter de nouveau.
8* — VAlto-Pencoso^ qui de loin paraît uiie grand(î croupe allongée du nord au sud et beaucoup plus élevée que? le terrain sur lequel est bâtie la ville de San-Luis, est en réalité 200 mètres plus bas que cette ville. — Cette région , de nature granitique , sépare de la ma-
nière la plus complète la région des Pampas et celle du centre de la Confédération, du terrain des Andes, — le bassin du Desaguadero et la plîiine qui de cette rivière va à la cordillère ayant un caractère et une constitution géologiques tout à fait différents de celle de San- Luis. — La sierra de Las-Palomas est la continuation de l'Alto- Pencoso. Du côté occidental, cette petite sierra est coupée à pic eo certiiins endroits; elle a présenté à M. delà Berge, qui Fa traversée pour le tracé du nouveau chemin de Mendoza à San-Luis , d'abondants dépôts de sulfate et de carbonate de chaux. Mais le soubassement de cette chaîne peu élevée, comme de celle du Gigante et de las Quijadas, est de la môme nature que celle de San-Luis ; ce sont encore les roches cristallines à base de feldspath, quartz, talc et mica.
La sierra del Gigante^ beaucoup plus haute que celle de las Palomas mais bien au-dessous du cordon PuntanO, a la même structure : les calcaires y abondent également, entremêlés avec les feldspaths et les schistes micacés qui forment la base de la montagne On y a trouvé de nombreux échantillons de carbonate de cuivre. Cette petite chaîne, isolée des routes habituelles, est d'ailleurs fort peu connue. — Il eu est de même de celle de las Quijadas^ véritable contmuation du Gigante, et formant vei*s le nord-ouest un arc qui embrasse aussi le bassin des lagunes de Guanacache. Toute cette portion de terrain est composée de roches primitives entièrement nues. Lîi sierra de las Quijadas s'élève au milieu d'un déseil aride où abondent les dunes sableuses, dites medanos.
Son extrémité nord vient mourir dans la plaine saline qui la sépare du gi'os massif triangulaire du Pié-de-Palo , dans la province de San-Juan. Quelques ondulations qui se prolongent vers le nord paraissent faire partie du système de la sierra de los Llanos, maû elles en sont séparées par de grands espaces absoluments plats. — Nous ignorons la constitution physique de la sierra de las Quijadas, mais tout porte à croire qu'elle est analogue à celle du Gigante.
Quelques plateaux de la sierra de San-Luis auraient offert, nousa-t-on assuré, des ossements fossiles très-volumineux ; toutes nos recherches pour nous en procurer ont été infructueuses, et il nous a même été impossible de réunir des renseignements certains sur ce fait. Nous ne le rapportons ici que comme indice. D'ailleurs, toutes ces régions n'ont été examinées que superficiellement.... et l'absence de fossiles jusqu'à cette heure ne prouve nullement que l'on ne puisse en ren-