‹ Description géographique et statistique de la confédération Argentine (volume 3)Chapitre 91 sur 193 · ÉPOQUES OU PÉRIODES GÉOLOGIQUES · texte numérisé non relu

ÉPOQUES OU PÉRIODES GÉOLOGIQUES

tous les terrains; par exemple, d'un terrain du pied des Andes, à Men-

doza et à San-Juan, dans la plaine de Tueuman, ou dans les vallées de

ia. Rioja, avec celui des bords du Parana ou de l'Uruguay, malgré les

i'essemblances qu'au premier abord ils paraissent avoir entre eux. Or

5 1- tels sont les fossiles qu'ont offerts jusqu'à présent les terrains de

Kpoque crétacée, ainsi nommée des abondants dépôts crayeux qui se sont formés au>dcssus *^** terrain jurassique, et que l'on suppose s'être déposés après la révolution qui noya ces ^^ v^tins dans la mer crétacée. — Le terrain de ce nom est divisé en supérieur et inférieur, ^'^*-i eux-mêmes sont partagés en plusieurs étages dits ; wealdien, portlandien, ncocomien, ^^^^^•vert, craie^tuffaUj etc., etc., marnes, calcaires à hippurites et à nummuUtes, etc. Les fossiles principaux sont encore des reptiles, tels que l'iguanodon, le mososaure... tortues, des mollusques, tels que les belemmites, les scaphites, des huîtres diverses, etc. a même des déiiris d'oiseaux, et l'on trouve des cétacés, mais point de quadrupèdes, terrains abondent en Eàirope plus qu'en aucune autre partie du monde. X'ensemble des terrains et des époques que nous venons de tracer si brièvement constitue que l'on appelle la périocle secondaire.

Époque tertiaire. — Elle comprend tous les terrains supérieurs au terrain crétacé. Dans

le note précédente, nous avons dit comment un géologue anglais la partageait en période

i, miocène, ancienne pliocène, nouvelle pliocène. On comprend dans cette période les

^«watioiis du terrain parisien, du terrain de molasse et du terrain sidfapennin. La tempé-

ture du globe devant se rapprocher beaucoup de la température actuelle de la zone toN

le, les grands jialmiers croissaient en Europe, et une foule de mammifères assez analo-

les à ceux de l'époque moderne, mais dont beaucoup étaient d'une taille supérieure,

Taient alors. C'est l'époque des anaplotheriums, des [laleotheriums, des mastodontes, des

^LDOtheriums, des megatheriums, etc. Les énormes sauriens des deux époques antérieures

Kit disparu, mais il y a encore de grands crocodiles. Cette période a dû être très-longue et

^^alée par des révolutions du sol plus localisées que les précédentes. Elle est terminée par

^ soulèvement des Alpes.

Dilttwum ou déluge, époque quaternaire de quelques géologues. — La grande secousse

[^ produisit le soulèvement des Alpes produisit dans les eaux des mers un balancement qui

lya la plus grande partie du sol de l'Europe, ravina profondément les montagnes, porta

^%ir leurs penchants des blocs erratiques, produisit le dépôt limoneux de la Bresse, si ana-

^^igue à celui des pampas. Depuis cette grande révolution, le sol de l'Europe n'a éprouvé

^^ue des révolutions partielles, telles que la formation de ses volcans dont un grand nombre

^ont éteints aujourd'hui. Mais peut-être n'en a-t-il pas été de même dans le reste du monde;

^^eat-étre le soulèvement du grand plateau asiatique, le changement du climat du nord de

l^Asie, de nouvelles modiûcations dans la chaîne des Andes, sont-ils postérieurs à la révolution

^pîne.

L'époque actuelle commence à dater de ces dernières grandes révolutions du globe, toutes ^nléiîeures aux temps historiques, quoique la tradition en existe chez presque tous les peuples. Il est donc probable que l'homme existait déjà avant la dernière catastrophe, qui a ai profondément modifié l'aspect que le globe devait avoir à la fin de la période tertiaire. — Le diluvium marque le point où la température du globe est devenue stationnaire. La somme de chaleur qu'il perd par le rayonnement dans l'espace étant compensée par celle qu'il reçoit du soleil, l'équilibre est donc établi ; mais cela n'empêche pas que la surface de la terre n'ait continué à se modifier, non par des révolutions immenses, comme dans les premières périodes géologiques, mais par des changements locaux, sur une petite échelle, et dont rexamen explique parfaitement ceux qui se sont opérés autrefois.

n'eût pas déterminé des modifications plus profondes, plus visibl laissé plus de traces dans les steppes de la Patagonie, la région ( Pampas, la plaine extérieure et le grand Chaco.

Quant à Tépoque du soulèvement des montagnes de la Confédéi tion argentine, nous ne pouvons encore que rester dans le doute, nature de leurs plateaux n'ayant point assez été étudiée. Assurém* la nature des roches gneissiques qui en constituent toutes petites chaînes, donne à croire que ce soulèvement est très-anci et antérieur, en certaines parties, à celui des Andes ; mais si 1' trouve du véritable limon pampéen sur les plateaux de Cordova et San-Luis, et surtout les mêmes squelettes de mammifères que dt celui qui forme la couche supérieure du sol des Pampas, ne seraitpas fondé à dire que ces montagnes n'ont été soulevées qu'après formation de ce même sol?

Nous terminerons ici ces considérations déjà trop longues pour ouvrage de la nature de celui que nous publions. Nous n'avons d'autre intention que d'apporter de nouveaux matériaux pour la s lution d'une question fort intéressante par elle-même, quoique s utilité pratique ne vienne qu'en seconde ligne. C'est dans ce but q nous avons exposé les résultats des principaux travaux et exploratic accomplis dans le bassin de la Plata, et les théories ingénieuses c en ont été la conséquence. La constitution géologique de cette il mense partie de l'Amérique du Sud était un fait trop remarquabl trop important, qui tient une trop large place dans l'histoire phys que du globe, pour que nous n'ayons pas regardé comme nécessai d'en parler avec détails.

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