‹ Description géographique et statistique de la confédération Argentine (volume 3)Chapitre 93 sur 193 · CHAPITRE Y · texte numérisé non relu

CHAPITRE Y

$ioarc«B minérales.

Les eaux minérales renferment des substances qui leur donnent ime saveur et des propriétés différentes de celles ne l'eau pure. Si elles sont abondamment répandues dans l'ancien continent, il est impossible qu'il n'eu soit pas de môme sur un territoire aussi vaste que celuide la Confédération argentine, où, grâce à son immense étendue, on rencontre une variété infinie de terrains et par conséquent de substances minérales.

Malheureusement, ce n'est point ici comme en Europe, et surtout en France où la moindre source de cette espèce est connue, analysée dans sa nature chimique, dans ses effets sur l'économie animale. Le peu de population, le petit nombre de gens ayant quelques notions

scientifiques, font qu'une foule de particularités utiles du sol restent ignorées. Ainsi en fait d'eaux minérales, on ne connaît guère que les eaux sulfureuses qui abondent nécessairement dans les Andes ; de même qu'en Europe, les Alpes et les Pyrénées sont les chaînes qui présentent le plus grand nombre de sources de cette nature. Leur odeur, leur goût, leur température les signalent dès le premier abord et les font remarquer du dernier paysan. Les eaux salines au contraire, souvent froides ou d'une température peu élevée, se confondent avec les autres sources, qui, en une foule d'endroits de la plaine intérieure et des Pampas, sont légèrement saumâtres. Aussi ne parle-t-on guère que des eaux des Andes; et encore, aucune n'a-t-elle été jusqu'ici analysée. Nous ne ferons donc que signaler ici les localité?; où l'on en rencontre.

Nous ne connaissons pas d'eau qui puisse s'appeler véritablement minérale dans l'Entre-Rios ni dans les Missions. Dans la vince de Corrientes , près du joli village de Saladas, entouré de la

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