CHAPITRE IV
Territoire des MImIoiis,
Nous avons dit dans le chapitre précédent pourquoi , par suite des discussions sur la nationalité de ce territoire entre la Confédération argentine et le Paraguay, nous avons cru devoir en traiter, à part de la province de Corrientes, à laquelle il fut provisoirement assigné tout entier en 1814, mesure contre laquelle le Paraguay a protesté jusqu*à ce jour; ou gouvernement fédéral seul appartient donc de résoudre celte question, d'accord avec la république voisine. (Voyez tome I , page 49.) Dans notre Mémoire historique sur la décadence et la ruine des établissements des jésuites dans le bassin de la Plata, annexé au présent ouvrage, nous donnons Thistoire générale de la grande province des Missions, et par conséquent de la fraction qui en reste aujourd'hui, et doit appartenir à la Confédération argentine ; nous y renverrons donc le lecteur, et ne ferons ici qu'une description succincte de cette région, en insistant seulement sur son état actuel, et la possibilité de la peupler de nouveau rapidement, une fois sa nationalité définie et assurée (1).
(1) Sous la domination espagnole, les missionnaires jésuites étaient arrivés à former sor let deux fleuves, Parana et Uruguay, une vaste province uniquement peuplée d'Indiens guarani* répandus dans 33 bourgades : Il de l'autre côté du Rio-Parana, dans la république actuelle du Paraguay, 5 sur la rive gauche du Parana, 10 près de l'Uruguay, et 7 de l'autre côté do fleuve.
Les sept bourgades à l'est de l'Uruguay furent conquises par les Portugais en 1801. En 1817, les dix de l'Uruguay furent détruites par ces mêmes Portugais dans les guerres de la Bande- Orientale et d'Artigas. En même tempe Francia fit évacuer par force les cinq bourgs du ?»-