CHAPITRE VII
Description de la province d'Alger.
» Cette province est bornée au nord par la Méditerranée; à Test par la province de Constantine ; et au sud par celles de Zab , de Titerie et de Mascara. Elle a environ 95 lieues dans sa plus grande longueur de Test à l'ouest, et 38 lieues dans sa plus grande largeur du nord au sud. Le littoral, jusqu'à cinq ou six lieues dans l'intérieur, est plat ; mais, à partir de là , il s'élève une chaîne de montagnes escarpées qui traverse la province presque d'une extrémité à l'autre, et au-delà de laquelle se trouvent encore d'autres plaines très étendues , qu'habitaient autrefois les Tulinsiens et les Baniures. Enfin , au sud de celles-ci , le pays redevient montagneux jusqu'à la province de Titerie.
»Un peu au nord-ouest du Chélif se trouve le cap Ivy, comme nos cartes le nomment : les habitans du pays l'appellent Gibel-Diss, c'est à dire la Montagne des Roseaux. A une lieue et demie au-delà, est la baie de Teddert, où les navires sont à l'abri des vents d'est. Le Haut- Farruch d'Edrisi, et le Cartili de l'Itinéraire, d'Anton in correspondent à cet endroit.
»Ham-Mise, village situé à l'embouchure d'un ruisseau, dans une petite baie, est un marché à blé où sont admis les Européens. Il est à deux lieues de Teddert, à l 'est-nord-est. Les marchands européens ont aussi la liberté de faire le commerce de blé à Magrooua , et à Rommcl-Ahead , situé dans une baie dont le sable est blanc, et qui est un peu plus loin à lest.
» A trois lieues à l'est-nord-est de Hammise, et à une petite distance de la Terre-Ferme, se trouve leZour-el-Ha-raam , l'Isola de Colomba, ou 111e des Pigeons , qui prend son nom du grand nombre de ha-mam ou pigeons sauvages qui y font leurs nids. Elle a environ deux cents toises de circuit, et est très rocailleuse.
» À trois lieues plus loin sont Callat-Chimmah et Mers Agoleite, que nos cartes modernes appellent Mersalach. Ce sont deux petites baies séparées par un promontoire , et qui sont à peu près â moitié chemin entre l'île des Pigeons et Tniss. Cette partie de la côte est remarquable par le Gibel-Miniss , qui renferme des mines de sel. C'est aussi dans ce district que campe ordinairement la tribu des Ouelled-You-Nouse.
• Tniss ou Tenis est situé dans un fond assez sale , comme l'indique son nom. Il est à
six lieues el demie est-nord -est de Zour-el-Hamam , et à une petite distance de la mer. C'était, avant les conquêtes de Barberousse, la capitale de l'un des petits royaumes du pays. Tout ce qui en reste aujourd'hui consiste en
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dans le genre de celles de Maiséarda dont il a été question. 11 est baigné par un petit ruisseau qui , après avoir décrit beaucoup de sinuosités, va se jeter dans la mer, vis-â-yis d'une petite île qui est située près du continent.
Tniss est renommé depuis long-temps par la grande quantité de blé qu'on y exporte en Europe; mais sa rade est trop exposée aux vents d'ouest et du nord: aussi y périt-il annuellement beaucoup de bâtimens , ainsi qu'à Hammise et à Magrooua.
> Les Maures assurent que les habitans de Tniss avaient jadis la réputation d'être de si grands sorciers, que Pharaon envoya chercher les plus habiles d'entre eux pour contrefaire les miracles de Moïse. C'est sans doute par suil< des mêmes dispositions que les habita ns actuels sont les plus grands fripons du pays.
» Sanson et d'autres géographes prétendent que Tniss est la Julia-Cœsarea des anciéns La seule chose qui puisse donner quelque poids à
celte opinion , c'est l'île dont je viens de parler; car on n'y voit d'ailleurs aucune trace du beau port de Césarée , ni de ces murailles épaisses et de ces profondes citernes que Ton trouve dans d'autres stations romaines fort inférieures pour la grandeur et la beauté à la ville de Césarée. Si l'on avait à assigner ici l'emplacement de quelques-unes des villes dont parle Ptolomée, nous opterions pour celle de Carcomej qui est placée dans ses tables immédiatement après Cartenna et Carupula.
» A une petite distance deTniss, s'élève dans la mer une haute montagne que nos géographes modernes nomment le cap Teniss , et les Maures Nackos ou Nakouse , c'est-à-dire la Cloche, d'une grotte qui est à sa base, et qui en effet a la forme de cet instrument. C'est l'un des promontoires les plus remarquables du pays. Vu de la mer, il ressemble, disent les matelots , à la hure d'un sanglier. D'après les tables de Ptolomée, et sa distance à' A rsénaria, on peut conjecturer avec quelque^fondenient que Nackos est le promontorium Apollinis des anciens.
» A quatre lieues de ce cap, vers l'est, sont les Béni-Hiad-djah , et à la même distanee de ceux-ci, les dachekras de* Béni-Hoouah , deux
tribus considérables. Les bâtimens qui fréquentent ces côtes trouvent un abri sûr sous plusieurs îles qui en sont peu éloignées. Il y en aune qui est aussi grande que l'île des Pigeons, et qui appartient aux fiéni-Hoouah.
» À deux lieues de là , à l'est , ou trouve une petite baie, et des ruines qui peuvent être celles de ce que les anciens appelaient Castra Germanorum. Les habitans du pays les nomment Dahmoss, ce qui , dans leur langue, signifie un lieu obscur, ou une caverne , nom qui vient peutêtre de quelqu'une des anciennes citernes qui sont ensevelies sous ces ruines.
• A deux lieues plus loin , près du fond de la même baie, sont les ruines de Brcsk, autre station romaine plus grande que Dah-moss.
Les Maures d'Andalouse sont les derniers qui l'aient habitée. Mais sa position entre les tribus de Goryrah , de Larhatt , de Béni-Yfrah, et de quelques autres non moins turbulentes, est cause que depuis quelques années cet endroit est absolument abandonné. Il occupe à peu près l'emplacement du Canuccis de Ptolomée , et du Gunugi ou Gunugus de Pline, et de l'Itinéraire d'Antonin.
» Une langue de terre qui s'avance de ces ruines dans la mer forme le Ras-el-Terff, entre
lequel et Cher-chell il y a une baie d'une assez grande profondeur. A l'extrémité de cette baie est l'embouchure de la Tef-Sert, rivière qui n'est pas considérable en été, mais qui en hiver est profonde, rapide, et dangereuse à passer. C'est la même position, ou bien Tniss, qu'E- (Jrisi assigne a sa rivière Selef* assertion dont Ptolomée semble confirmer l'exactitude en plaçant sa Julia-Cœsarea seulement à huit lieues â l'est de la Chinalaph (le ChéliQ. Néanmoins, nous nous croyons suffisamment autorisés par la tradition à indiquer l'embouchure du Chélif à Gibel-Diss.
» A deux lieues de Tef-Sert , et à trois lieues trois quarts de Bresk, est la ville de Cher-chell, renommée pour ses fabriques d'acier et de poterie de terre, dont les Kabyles et les Arabes des environs font un grand usage. Elle a environ huit cents toises de circuit, et consiste en maisons couvertes en tuiles. Mais elle était beaucoup plus considérable à l'époque où elle était la capitale d'un petit royaume particulier, quelle ne l'est aujourd'hui. La partie maintenant habitée se trouve au pied des ruines d'une grande ville. Ces ruines sont presque aussi étendues que celles de Carthage, et donnent une haute idée de son ancienne magnificence , par les dé-
bris de belles colonnes, les citernes et les beaux pavés en mosaïque qui gisent çâ et là.
» Les fontaines de cette ville étaient alimentées par l'eau de la rivière Hachem , qui y était conduite par un grand et somptueux aquéduc, lequel devait n'être guère inférieur é celui de Carthage , tant pour la hauteur que la dimension de ses arches. Divers fragmens de cet ouvrage, disséminés dans les montagnes et les vallées au sud-est, attestent quelles furent sa solidité et sa beauté. On voit en outre deux autres conduits qui communiquent aux montagnes du sud-sud-ouest. Ils sont encore dans leur entier, et fournissent la ville de Cher-chell d'excellente eau. Celle des puits est un peu salée.
» Il serait difficile de trouver une position plus belle et plus avantageuse que celle de cette ville. Une forte muraille de quarante pieds de hauteur, soutenue par des contreforts, et qui suivait, pendant l'espace de trois quarts de lieue, les différentes sinuosités de la côte, la mettait à l'abri de toute attaque dans cette direction. A environ deux cents toises de la muraille ci-dessus se trouve un plateau , sur lequel était bâtie une partie de la ville, qui s'élevait ensuite graduellement l'espace de huit cents
toises, à une hauteur assez considérable, d'où elle s'étendait dans les vallées environnantes, et s'éloignait ainsi de la mer. Une des principales portes, du côté de la campagne, conduisait aux montagnes escarpées de la tribu des Béni- Menasser ; et, des deux autres qui sont du côté de la mer, l'une, située à l'ouest , était dominée par les montagnes de la tribu des Béni - Yifrah, et l'autre, qui était à l'est, s'ouvrait du côté du pays montagneux de Chenouah.
» Cher-chell se trouvant ainsi renfermé entre différentes montagnes, il était facile de couper ses communications du côté de la campagne, et c'est en effet ce qui arrivait assez souvent par la turbulence et le caractère hostile des tribus environnantes. Cette disposition des lieux semble ne laisser aucun doute que Cherchell ne soit l'ancienne Julia-Cœsarca , et explique ce que dit Procope , que les Romains ne purent jamais s'en approcher que par mer, tout accès du côté opposé étant impossible à cause des peuples du voisinage, lesquels étaient maîtres des défilés qui y conduisaient.
» Il existe une ancienne tradition portant que la ville entière de Cher-chell a été détruite par un tremblement de terre , et que son port, jadis très grand et fort commode , fut boule-
versé et encombré par l'arsenal et plusieurs autres édifices qui y furent précipités par une secousse extraordinaire. Le Colhon, qui communiquait avec la partie occidentale du port, sert à confirmer cette tradition ; car, quand la mer est basse et calme , ce qui arrive souvent après les vents de sud et d'est, on voit que le fond de ce bassin est parsemé de grosses colonnes et de fragmens de murailles, qui ne peuvent y avoir été transportés que par quelque grande commotion terrestre.
• On ne pouvait rien imaginer de plus ingénieux pour la commodité et la sûreté des navires que le bassin dont il vient d'être question. 11 avait environ vingt-cinq toises carrées, et les bâtimens y étaient parfaitement à l'abri de tous les vents. On le remplissait au moyen de terrasses élevées sur une hauteur voisine , pavées en mosaïque, et destinées à recevoir les eaux pluviales, qui de là étaient dirigées, par de petits conduits , dans une citerne ovale qui pouvait contenir plusieurs milliers de tonnes d'eau.
» Le port est presque circulaire ; son diamètre est de cent toises. Anciennement la partie la plus sûre était du côté du Colhon; mais elle est maintenant obstruée par un banc de sable,
qui augmente tous les jours. À l'entrée du port s'élève une petite île rocailleuse, où les navires trouvent un abri contre les vents du nord et du nord-est.
• Cette île, jointe à l'étendue de l'enceinte et aux superbes ruines qui existent encore de l'ancienne ville, prouve de nouveau que Cherchell est bien véritablement Julia - Cœsarea. Mais ce qui semble ne laisser aucun doute à cet égard , c'est que les ports sont tellement rares sur la partie de la côte de Barbarie où l'on doit chercher Césarée, que l'on n'en trouve d'autre avec une île à l'entrée, que Tackom-brit, qui toutefois est beaucoup trop éloigné de la position assignée à Julia- Cœ$area pour que ce soit elle. Sanson et d'autres auteurs ont conjecturé que ce pouvait être Tniss, près duquel il y a à la vérité une île , mais où l'on n'aperçoit aucune trace de port. Il en est de même d'Alger, malgré l'opinion de Dapper et de quelques autres géographes modernes, parce que son port actuel n'existe que depuis la conquête que firent (en i53o) les Turcs, de Pîle qui était vis-à-vis de la ville , et qu'ils y réunirent par un môle.
» Nous ajouterons à ces différentes raisons, en faveur de notre hypothèse, ce que Procope re-
marque au sujet de Césarée, c'est-à dire qu'elle élait à trente journées, de route de Carthage. En effet , des khafilahs ou caravanes font encore aujourd'hui le même nombre de stations, depuis Tunis (qui est près de Carthage) jusqu'à Cher-chell ; ce qui est dans le même rapport que de Hippo-Regius ou Bona, à Carthage, lesquelles, selon le même auteur, étaient à dix journées l'une de l'autre , et , en ligne directe, à cinquante - trois lieues. Il s'ensuit qu'en supposant que l'on voyage de nos jours comme on le faisait dans l'antiquité , il y aura la même distance entre Tunis et Cher-chell qu'anciennement entre Carthage et Césarée.
• Nous devons cependant avouer que Ptolo* mée et l'Itinéraire d'Antonio ne justifient pas la position que nous assignons à Césarée. Us ne s'accordent même pas entre eux à cet égard.
Le dernier ne place cette ville qu'à soixante et onze milles romains (i) d'Anenaria; ce qui justifie en quelque manière l'opinion de Sanson , quoique je croie avoir déjà suffisamment prouvé que Tniss ne peut pas être Césarée.
De son côté Ptolomée , en la plaçant à trois degrés dix minutes tXArsenaria, la met trop à
( i ) a6 lieues fy4. {Note du traducteur.)
l'est pour qu'elle ait occupé remplacement où est aujourd'hui Alger, comme Dapper et d'autres paraissent l'avoir cru d'après lui. Cependant , si 1 on peut tirer ici la même conclusion qu'on semble l'avoir fait des cinq degrés que le même auteur place entre Césarée et Sateis (Bougia\ Césarée sera alors à la position que je lui ai assignée ; car la véritable distance d'Arziou à Bougia étant à peu près de deux cent quatre-vingt-dix milles romains (1), un des degrés de longitude de Ptolomée n'aura que quatorze lieues et demie de vingt-cinq au degré. D'après ce calcul, quarante-six lieues équivalant â trois degrés dix minutes, seront les parties proportionnelles entre les méridiens d'Arziou et de Cher-chelJ.
» C est ainsi que Pline , en donnant quatre cent quatre-vingt-treize lieues et demie de longueur aux deux Mauritanies , ou , ce qui est la même chose, de l'Océan- Atlantique â la rivière Ampsaga (l'Ouadi-el-Kébir) , fait les milles romains beaucoup plus courts qu'on ne les compte ordinairement, et nous fournit ainsi une nouvelle preuve de ce que nous cherchons à démontrer. La vraie distance étant de trois
(i) 109 lieues 1/2
{Note du traducteur.)
cent quatre-vingt-dix lieues, les deux cent quarante-huit lieues qu'il donne à la partie de la Mauritanie qui s'étend entre Césarée et la rivière Amp&aga, se réduit à cent deux lieues ; ce qui , suivant mes observations , est précisément la distance qui se trouve entre ÏAmpsaga et Cher-chell.
» Le pays aux environs de cette ville est bien arrosé et très fertile. On passe les ruisseaux de Nassara , de Billack et quelques autres, avant que de trouver le Hachem, rivière assez considérable, et qui est à deux lieues trois quarts à Test de Cher-chell. Le Billack coule près de Djemmel , ville en ruine , située au pied d'un rocher escarpé, à environ une lieue et demie au zud-est de Cher-chell, et à la même distance des sources du Hachem, qui est ,'peut-être la Chozata de Ptolomée, A une petite distance au nord des sources du Hachem, les Algériens ont un fort , avec une garnison de Maures et d'Arabes, laquelle est destinée à s'opposer aux excursions de la tribu des Béni-Menassar. II est impossible de rien voir de plus agréable que les sites que l'on trouve à chaque pas dans ce district.
» La haute montagne de Chensah est à deux lieues au nord de ce fort, et un peu plus à
l 'est-nord-est de Cher-chell. Cette montagne , qui s'étend à plus de deux lieues le long de 1 a mer est cultivée jusqu'à son sommet , où s'élèvent de nombreux arbres fruitiers. Sa pointe orientale, connue sous le nom de Ras-ei-A-Mouche, forme une grande baie, appelée Mers-el- A-Mouche , où les bâtimens sont à couvert des
vents d'ouest et du nord-ouest. Edrisi donne à ce promontoire le nom de Battall , et l'Atlas géographique celui de Carapuia , le Giroflomar des Mahométans. Toutefois, ces noms sont in* connus aux habitans actuels, qui sont un démembrement de la tribu des Béni-Menassar.
» Berin chell, île pleine de rochers, et dont Édrisi parle aussi , est à huit cents toises nordouest du llas-el-A Mouche. Dans une révolte récente des Béni-Menassar, cette lie servit de refuge contre la fureur des Algériens, à ceux d'entre eux qui savaient nager. Ils racontent avec plaisir aux étrangers , que dans cette circonstance Hammel-Chenoy, un des leurs , se sauva, ayant un jeune enfant sur le dos, en nageant de Berin- Chell jusqu'au port de Coliah , qui en est à plus de huit lieues.
» La rivière Gormaat se jette dans la mer un peu à l'est de Mers-el- A-Mouche. Elle est formée de différons petits ruisseaux qui deseen-
dent de la montagne de Chenouah, et l'un desquels se jette dans un réservoir carré, d'architecture romaine , auquel on a donné le nom de Chro-boue-Hrob, c'est-à-dire, e buvez et allez vous en » , phrase qui implique le danger que l'on court de rencontrer dans cet endroit des voleurs et des assassins.
■ A trois quarts de lieues à l'est de ce réservoir, sous la montagne de Chenouah , on voit les vestiges de quelques murailles en terre, qui sont celles de Biedah , village arabe autrefois considérable.
» Après avoir passé la Gormaat, on voit un grand nombre de cercueils de pierre, d'une forme oblongue , et qui ressemblent assez à ceux que l'on trouve quelquefois en Angleterre. Un peu plus loin à l'est, au pied d'une éminence , sont les ruines de Tefessad ou Tfessad , que Ton appelle aussi Blaid el-Madobne. Ces ruines s'étendent à trois quarts de lieue le long de la mer. Il existe ici , ainsi qu'à Cherchell , des arches et des murailles en briques, genre de matériaux assez rare en Barbarie, surtout dans les ouvrages des Romains. Ces briques, qui sont d une belle terre et d'une belle couleur, ont deux pouces et demi d'épaisseur, et près d'un pied carré.
» Une grande pierre que l'on a tirée de ces ruines, et que l'on a transportée à Alger, porte l'inscription suivante :