‹ Description géologique de Java et Madoura (volume 2)Chapitre 85 sur 224 · I. L'étage brécheux m · texte numérisé non relu

I. L'étage brécheux m

Nous savons déjà, par la description topographique, que la moitié méridionale, tertiaire, de cette résidence consiste à l'Est en un terrain montagneux élevé, accidenté; et que ce pays de montagnes passe, vers l'Ouest, à un pays de collines faiblement ondulé qui ne s'élève de nouveau à une assez grande altitude que le long de la côte de la Welkomst-Baai et dans la presqu'île de la i* pointe de Java.

Cette différence au point de vue orographique tient à la composition géologique; le terrain inontagneux élevé consiste en brèches et gr^s de l'étage inférieur du miocène, entre lesquels apparaissent, dans la partie orientale, les dépôts plus anciens déjà décrits; par contre, le pays de collines doucement ondulé est formé de marnes et argiles de l'étage m g.

Se composent donc de couches de l'étage brécheux m, : le vaste pays montagneux dans le Sud-Est de la résidence, l'arête située le long de la côte de la Wijnkoops-Baai et la chaîne au Sud de la première pointe de Java.

Nous allons décrire ces trois terrains l'un après l'autre. . I. /^ terrain brécheux du sud-est de La résidence.

Ce vaste terrain occupe, à l'exception d'une bande étroite le long de la" frontière occidentale, tout le district de Tiilangkahan et la partie méridionale des districts de Sadiira, Lêbak et Paroiingkoudiang. Le terrain houiller de Baîah avec les dépôts voisins, qui ont déjà été décrits en" détail précédemment, sont enfermés dans ce territoire.

Ainsi qu'on doit s'y attendre, à la frontière orientale de la résidence la section inférieure du miocène forme le prolongement des couches correspondantes des Préanguer et de Batavia. Si l'on suit la route qui mène de la frontière près Tiibarénolc vers Sawarna, on monte en pente raide sur des couches qui consistent presque constamment en brèches et qui sont fort inclinées vers le Nord ; sur le plateau, dans une couche de grès interposée, on a observé D. ^ loo^, L ^ 40° a^ Nord. En montant de Tiibarénok vers le plateau, on passe par trois bancs de calcaire. Près de Tiilograng on est déjà dans la région des couches disposée.'^ en manteau autour de ta chaîne éocène, que nous avons décrites à propos du terrain houiller de Baïah. ,

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Le long de la frontière de la résidence, près de Rahong, les couches inclinent encore de Zo" au Nord; mais près de Tiigondok, on observe déjà une pente au Sud ; et bien que de bonnes lectures fassent défaut, on peut admettre que plus loin, jusqu'à la limite de l'andésite compacte, la pente est dans l'ensemble assez douce et vers le Sud. Un peu au sud du hameau Tiisoungsang, on trouve dans le lit d'une petite rivière qui se dirige vers le Tii Kîdang, une couche calcaire située entre des couches, assez redressées par places, dont D. = 70^, I. = 45" au Sud.

Dans le pays de montagnes, fort accidenté et très peu peuplé qui s'étend au Sud-Ouest de l'andésite compacte du Bentanggading jusqu'aux terrains éocènes décrits plus haut, et au Nord jusqu'à la ligne de partage des eaux, prédominent des bancs épais de brèche qui presque nulle part ne laissent apercevoir une stratification. L'allure de ces couches ne peut donc être signalée en détail: et parfois on ne peut pas constater sur le terrain d'une manière très certaine si on a bien affaire à des sédiments déposés sous l'eau. Toutefois ce qui met hors de doute le caractère neptunien de ces dépôts, c'est que des bancs calcaires avec débris de foraminifères y sont interposés, et que nulle part les couches minces de grès et de marnes ne font complètement défaut.

Les brèches n'ont pas partout la même composition. Parfois, à la cime Diaïa sëmpou p. ex. (1333 m.), (à l'ouest du Gg. Bentang gading), ce sont des bancs durs, dans lesquels les fragments constituants sont agglomérés par un ciment siliceux, Ailleurs, p. ex. sur la ligne de partage des eaux, sur la route de Tiitoudîa à Tiitorek, et plus au Sud, sur la route de Langkop, la cohésion est moins forte et il y a un ciment abondant renfermant de la ponce. Les gros morceaux sont souvent altérés d'une façon singulière, qui donne à la roche une teinte claire, même blanche, et qui fait trouver sur les lèvres des crevasses un très grand nombre de cristaux de pyrite. Des dépôts secondaires d'anhydride silicique paraissent aussi avoir joué un certain rôle dans cette altération, car on rencontre dans la roche de nombreux cordons de quartz; et dans les rivières on trouve des morceaux de quartz qui proviennent de filons épais et de concrétions irrégulières. Il y existe aussi des fragments à sécrétions de calcaire spathique. Dans le domaine de ces brèches à ciment ponceux, au-dessus et au-dessous de Tiitorek, la vallée du Tii Madour s'élargit et le sol se recouvre de dépôts tluviatiles quaternaires consistant en bancs alternatifs de conglomérat d'andésite et d'une masse arénacée, kaolinique. Cette dernière est en grande partie issue de pierre ponce, et contient des cristaux de feldspath et de mica.

Plus au Sud, dans la chaîne qui porte la cime Sogué (1000 mètres) et sur la route de Langkop à Tiidiengkol, le ciment ponceux manque ; mais on y a observé encore en nombre de points la singulière altération blanche décrite plus haut.

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Dans ces brèches, on voit en général aussi bien des morceaux d'andésite diabasique que des fragments d'andésite et de basalte à caractère ordinaire.

En dehors des points dont il a déjà été fait mention, on trouve du calcaire dans la vallée du Tii Madour près de Langkop. Ce calcaire est dénudé sur les deux bords de la vallée, profondément encaissée, sur une couple de mètres d'épaisseur, à 440 mètres d'altitude au bord septentrional et à 560 mètres au bord méridional, ou respectivement à 130 et 250 mètres de hauteur au-dessus du lit de la rivière. Dans ce lit on trouve aussi assez bien de morceaux de calcaire.

Le long de ces parois abruptes on observe, outre le calcaire, des grès verts d'andésite, ordinairement à faible teneur en calcaire ; des grès argileux qui sont parfois bitumineux, et deux couches minces (0.15 et 0.25 m.) d'un lignite schisteux, de mauvaise qualité. Au bord sud, directement sous le calcaire, se trouve une couche mince de grès quartzeux d'un grain assez grossier.

On a observé de pareilles roches arénacées et argileuses plus à l'Ouest, sur le plateau près de Tiitlaroutioup (le signal est à 793 mètres d'altitude) et sur la route de Lëbaklarang à Tiîsoungsang; mais ailleurs les brèches cohérentes prédominent dans ce terrain. En quelques points, on trouve entre les couches tendres des bancs bien apparents et très souvent de gros morceaux incohérents d'une roche blanche, silicifîée, compacte, dans laquelle se montrent parfois de nombreux quartz limpides et qui ressemble alors à de la liparite. La plupart de ces roches correspondent aux pseudo-liparites que nous avons déjà appris à connaître en Préanguer et sont issues de marnes ou d'argiles, à la suite de dép6ts secondaires d'anhydride silicique.

En général, on ne peut .observer que difficilement la direction et l'inclinaison des couches dans ce terrain ; aux deux rives du Tii Madour, le banc calcaire paraît, du côté nord, incliner au Sud, et du côté sud, vers le Nord; mais on n'a pu y faire des lectures exactes. Dans des couches de la roche siliceuse blanche, au sud du signal Tiitiaroutioup, on-a constaté D. =: 120°, I. =: 16° au Nord.

Plus au nord, au versant oriental de la cime Sogué, on a observé une inclinaison au Sud ; dans te cours supérieur du Tii Madour, au versant du Diaîasémpour, une pente au Nord ; et au nord de la ligne de partage des eaux, dans la rivière Patapaan, de nouveau une inclinaison au Sud.

On a recueilli et analysé les échantillons suivants.

Un fragment, originaire d'une brèche de la rive droite du Tii Madour, à 2400 mètres à l'est de Tiîtorek, est à l'œil nu une roche compacte, sombre, à éclat de pechstetn, dans laquelle sont disséminés de petites aiguilles de feldspath et quelques gros grains verts. Au microscope,

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c'est une andésite à pyroxène avec verre brun clair abondant dans la pâte; les particules brun verdâtre, troubles, paraissent être non pas de l'olivine, mais des hypersthènes décomposés.

Le No. 1887 a été recueilli à l'est de Tiîtorek, au versant nord du Diaîasëmpour 1 c'est une brèche cohérente, d'un grain fin, qui consiste en petits morceaux d'andésite entièrement altérés, reliés par un ciment arénacé.

Le No. 1905 est originaire d'un brèche à ciment ponceux de la crête du Këndëng, au nord de Tiitorek. C'est une roche sombre, presque noire, à feldspaths brillants'; au microscope, c'est une andésite à pyroxène avec un beau verre brun et beaucoup de chlorite dans la pâte.

Le No. 1907 a été pris dans une brèche du mont Kamourang, un peu au Sud du signal Sogué. Dans la roche gris pâle, tant soit peu tachetée, on découvre, à la loupe, un grand nombre d'aiguilles de feldspath et de grains de pyroxène, mais de petite taille. Au microscope, elle ressemble à une diabase ancienne, plus ou moins altérée; le feldspath y est en partie trouble par décomposition, et une grande quantité du pyroxène est changé en chlorite; comme produits de décomposition, on y observe encore beaucoup de pyrite et d'épidote. Andésite à pyroxène à caractère de diabase.

A un degré de décomposition plus avancé, ces roches passent à des roches gris clair, tachetées, dans lesquelles on découvre déjà à l'œil nu beaucoup de pyrite,

Le No. igo8 a été recueilli plus au Sud, à la rive droite d'un affluent du Tii Koulouwoung; à l'œil nu, il ressemble à l'échantillon précédent, mais au microscope on observe une différence. Dans une pâte andésitique, d'un grain fin, gisent des plagioclases et beaucoup de pyrite secondaire, de l'épjdote et quelques cristaux de quartz; la roche contient aussi de l'oligiste à taches de leucoxène. C'est une andésite à pyroxène altérée.

Dans la brèche de l'arête Pitioung, entre Tiitiaroutioup et Lëbaklarang, il s'observe des fragments d'une roche brillante sombre, d'un grain très fin dans la cassure. Au microscope, on voit un mélange totalement cristallin de grains de plagioclase limpide et d'augite vert clair; l'augite est remplie d'un fin réseau de cheveux droits, noirs, qui se coupent sous un angle de 70'; le long des bords, les cristaux d'augite sont décomposés en hornblende compacte (ouralite), de sorte qu'il ne reste qu'un noyau d'augite inaltérée, devenant parfois très petit et pouvant même disparaître totalement. La roche contient ensuite de la pyrite, des cristaux gris jaunâtre, assez volumineux, de titanite et un peu d'épidote jaune. On devrait l'appeler une épidiorite, c.à.d. une diorlte issue de diabase; d'anciennes dioritcs en filons sont souvent constituées de la même façon. Ici il faut nécessairement la ranger dans les andésites à Pyroxène à caractère de diabase.

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Sur la route de Lëbàklar^ng. k la cime Lîifious on a aussi recueilli des fragments d'un caractère très manifestement ancien.

Les échantillons No. 1885 sont originaires de brèche cohérente, du lit du Tii Dikit, tout près de Lëbaklarang ; au microscope, on peut distinguer un mélange cristallin, grenu, de plagioclase en partie kaolintsé, d'augite, de chlorite, et de beaucoup de particules troubles de leucoxène ; c'est une andésite à pyroxène à caractère par/ail de diabase. ■

Le No. 1884 provient de la cime Limous; il ressemble aux morceaux précédents; c'est une roche vert grisâtre, d'un grain cristallin fin, à petits feldspath s. Au microscope, on y voit aussi un mélange tptalenient cristallin consistant en larges plagioclases tabulaires, augite brun jaunâtre et , minerai ■ de fer, qui parait être essentiellement de la magnétite titanifère ; on n'observe un peu de leucoxène que sur le pourtour de quelques cristaux; puis, il s'y montre quelques grande^ olivines; et comme produits de décomposition, de la chlorite et de l'épidote. C'est une andésite à pyroxène olivinifère à caractère de diabase à olivine.

Plus au Sud, on a recueilli des fragments d'une brèche, près du signal sur le Pasir Peuteui, au nord du hameau Tiidiengkol. Certains échantillons {No. 1915) ont une pâte grenue et contiennent beaucoup de chlorite et d'épidote; donc, andésite à pyroxène à caractère de diabase à olivine. D'autres (No. 1916) ressemblent plutôt à une andésite à pyroxène' commune.

Les échantillons No. 1913, qu'on a recueillis dans une brèche sur l'arête entre le cours inférieur du Tii Madour et la vallée du Tii Dikît, près du hameau Tiihérang, sont aussi des andésites à pyroxène ordinaires.

Entre ces couches de brèche est interposé un banc de calcaire (No. 1914), dont les échantillons récoltés ont été décrits à propos du terrain houiller de Baîah.

Le No. 1886 est un calcaire compact, sombre, qu'on a recueilli au Sud de Tiisoungsang ; à l'œil nu, on y voit des contours de foraminifères, parmi lesquels on peut reconnaître, au microscope, des orbitoïdes à chambres spatui if ormes, des cycloclypées et des amphistégines.

Le No. 1909 est un calcaire de la rive septentrionale du Tii Madour, à Langkop. C'est une roche parsemée de taches sombres, d'un grain cristallin fin ; au microscope, on voit des contours de foraminifères, devenus peu distincts par dissolution.

Le No. 191 1 est un calcaire compact, sombre, qu'on a récolté à la rive gauche du Tii Madour, près Langkop; la roche contient de nombreux petits foraminifères, qui toutefois sont dissous en partie ; on peut encore y reconnaître des amphistégines et quelques fragments à chambres en spatule bien apparentes, qui proviennent d'orbitoïdes.

Le No. 1912 a été recueilli directement sous le calcaire décrit tantôt; c'est un ,grès quarteeux btun rouge, dans lequel, à la Loupe, on

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distingue, à côté de grains de quartz tout-à-fait arrondis, des mprceaux anguleux de ce minéral, agglomérés par un sable brun rougeâtre. La roche ressemble aux grès quartzeux éocènes décrits précédemment.

Le No. 1906 est une des roches douteuses, qui ont déjà été traitées ; elle se montre en couches, à la rive droite du Tii Madour, à 2000 mètres à l'est de Tiitorek. A la loupe, on y voit une pâte blanche, compacte, felsitique, dans laquelle existent des tlots irrégulîers, poreux, où l'on peut distinguer çà et là des minéraux augitiques. Dans cette pâte gisent de nombreux grains de quartz clairs, qui présentent souvent de belles sections hexagonales et qui ont communément un diamètre de 2 à 3 mm., parfois aussi de 4 à 5 mm.; à côté de ceux-ci, on observe beaucoup de pyrite, en particules fines. Au microscope on voit, dans cette pâte, uniquement une masse siliceuse, trouble, qui polarise en très petits fragments ; les gros grains de quartz sont, par contre, nettement délimités, parfois arrondis, et ils contiennent un nombre exceptionnellement grand de bulles liquides. La roche est une liparite ou peut-être une roche élastique siîicifiêe, qui renfermait primitivement de la pierre ponce.

Le No. 1910 a été recueilli tout près du signal Tiitiaroutioup, sur l'arête située entre le Tiî Madour et le Tii Dikit, au Sud-Est de Langkop. Ces morceaux sont constitués entièrement par la pâte siliceuse, blanche et compacte de la roche précédente; on n'y trouve nulle part de parties poreuses ; les cristaux de quartz font aussi totalement défaut, et la pyrite ne peut y être signalée qu'en quelques petits points très fins. La roche s'est aussi déposée distinctement en couches; et il est probable qu'elle- est issue, par silicifîcation, d'une roche élastique.

Des roches tout à fait analogues aux précédentes existent aussi sur l'arête située entre la vallée du Tii Madour et celle du Tiî Dikit, à trois kilomètres au Sud du hameau Tiihérang.

Au Nord de la ligne de fatte, le terrain brècheux m,, s'étend encore jusqu'au-delà de Tiipanas, mais disparaît alors sous des marnes et des argiles qui appartiennent à l'étage m^. Sur [a route de Tiitorek à Tiitoudia, on voit constamment des brèches à ciment ponceux, déposées en bancs épais, inclinant généralement au Sud. Au pied du flanc abrupt septentrional de la montagne, on a constaté, en un certain point, dans des grès d'andésite tendres, D. =: 100°, i. = 55° au Nord; mais il est possible que cette disposition anormale ait été produite par un grand éboulement dans la mont^ne. Dans la vallée du Tii Simeut affleurent les couches éocènes décrites précédemment. Sur la route de Tiitoudia à l'Est vers Madia, à la rive droite du Tii Simeut, dans des grès d'andésite miocènes, D. = 70°, I. ^ 45° au Nord. A un demi poteau au nord de Tiitoudia on a trouvé, entre des brèches, du calcaire dont

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la position n'a pu être déterminée exactement, mais qui probablement incline aussi au Nord. En suivant la route de Tiitoudia à l'Ouest vers Tiitiëlëbang, et puis au Nord vers la rivière pikit, près du hameau de ce nom, on rencontre des brèches, entre lesquelles se montrent çà et là des grès et des couches d'une roche kaolinique, d'un gris sale. Au kampoung Tiitièlèbang, on a constaté dans des grès tendres, P. = 72°, I. ^ 46° au Nord; et au passée du Tii Dikit, dans des grès verts compacts, D. = 100°, 1- = 65° au Nord. Toutefois, entre ces ileux endroits, on peut remarquer à un banc épais de roche kaolinique gris sale qu'il se présente dans les couches des plissements et que la pente se modifie fréquemment du Nord au Sud. La cime abrupte Râsamala, au sud de Tiidikit, consiste en couches de tufs cimentés , et de pareilles couches sont dénudées aussi au versant oriental du Bongkok.

Au nord de Tiitoudia, le mont conique irrégulier Endout s'élève à 1296 mètres d'altitude. JUNGHUHN en fait mention en passant, comme d'un volcan qu'il appelle Bongkok (voir i,Java II" édit. hoU. p. 8; édit. allemande p. 7). Le Bongkok proprement dit est une cime escarpée, qui s'élève à 925 mètres d'altitude, au sud du confluent du Tit Dikit et du Tii Simeut et qui consiste en brèches et en roches tuffeuses silîcifiées. Chez l'Endout on peut réellement reconnaître la forme d'un ancien volcan ; la cime consiste en la moitié Nord-Est d'un bord circulaire, de 1.35 kilomètre de rayoa; et sur ce bord sont situés les sommets Lîébakmadia {1080 mètres), Endout (avec les signaux Endout II = 1296 mètres et Endout I ^ 1281 mètres) et Tiialas (1120 mèkres). A l'intérieur de ce cirque il en existe un plus petit, de 0.4 kilomètre de rayon, dont le plus haut point est à 1170 mètres d'altitude; l'espace cisconscrit par le petit cirque se décharge au Sud-Ouest par la rivière Pitioung.

La composition est aussi celle d'un ancien volcan, dont les sédiments éoliens fins, stratifiés, ont disparu par érosion ou ont été décomposés, par altération, en masses argileuses rouges. Aux versants Sud et Est, on rencontre partout des brèches, qui consistent en froments de taille fort différente et dans lesquelles on ne peut observer aucune stratification. Le long du versant Nord, on voit partout de l'argile rouge renfermant des blocs innombrables de roche éruptive, accumulés surtout dans le lit des rivières. Au versant Ouest, on trouve encore, le plus souvent, de l'argile àblocs inclus, mais dans le Tii Laki, tout près de l'établissement de Këpek, affleurent des tufs siliceux ; et dans le Tii Kawah, la roche massive, séparée en plaques, est à découvert en deux points. Les couches de tufs et les plaques de la roche éruptive inclinent les unes et les autres sous un ai^le de 10 à 15° à partir du centre du massif. Les calcaires et les marnes manquent absolument.

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A la descriptiofi microscopique des échantillons collectionnés, on verra cependant que les roches de l'Endout correspondent à celles de l'étage m, et que le caractère née- volcanique y fait défaut. C'est pourquoi on a teinté l'Endout comme s'il appartenait à m,; mais il est probable que dans cette période la montagne s'est édifiée, par des éruptions volcaniques, jusqu'au dessus du niveau des eaux et qu'elle doit donc être considérée comme un volcan ancien, tertiaire. Les sources thermales, à l'ouest de la chatne de l'Endout, aux bords du Tii Kawah, jaillissent dans des couches manifestement sédimentaires. Dans le massif situé entre l'Endout et la frontière de Buitenzorg, prédominent des brèches en bancs ■ épais, alternant avec des couches minces de grès verts d'andésite, d'ordinaire calcarifères et devenant parfois d'un grain très fin et fort schisteuses. Il s'y montre aussi des bancs qui contiennent, en très forte proportion, des matériaux ponceux, entre autres sur la route qui mène de la province de Buitenzorg vers Mouara, à l'endroit ou elle descend en pente raide vers le lit de la rivière. Des pétrifications n'y ont pas été trouvées. Les couches sont assez planes et d'ordinaire on observe une pente douce au Nord. Sur le sentier par lequel on descend, de l'établissement de Lêbakparé, directement vers la vallée du Tii Ladaheun, on rencontre entre les brèches un banc d'andésite divisé en plaques, où l'on a fait la lecture D. = 55°, I. ^ 10° au Sud-Est

A plus de trois kilomètres au sud de Tiipanas, dans la vallée du Tii Bérang, du calcaire est interposé entre la brèche et les grès. Ce banc est sensiblement horizontal et paratt former la crête d'une selle. Un peu plus au nord, dans le lit du Tii Bérang, on a constaté près du kampoung Boulouheun, dans des grès marneux à grain fin, D. = 90°, I. := 15° au Nord; et au sud de ce calcaire, sur la route de Mouara, D. = 78", I. = 36° au Sud.

A l'ouest de l'Endout, sur la route de Mountiang à Tiitoudia, par Karang, on trouve entre la brèche, près de Karang, du calcaire corallien, un peu de grès marneux et des couches qui contiennent des matériaux ponceux. Dans une petite rivière, au sud de ce kampoung, on a observé D. ^ 92», I. ^ 26" au Nord. Entre Karang et Mountiang affleurent des brèches très cohérentes.

Les échantillons qui suivent ont été recueillis dans ce terrain. Des morceaux originaires d'une brèche du versant oriental du Gg. Bongkok consistent en une pÂte compacte, à éclat terne do pechsteln, dans laquelle, à l'œil nu, on ne peut distinguer que de nombreuses aiguilles limpides de feldspath. An microscope, on voit une pâte qui consiste en verre brun avec microlithes de feldspath et minerai de fer, dans laquelle on observe, en cristaux porphyriques, beaucoup de plagioclase, peu de pyroxène et du minerai de fer. Le pyroxène est en

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grande partie de l'hypersthène; les microiithes de feldspath donnent à la pâte une structure fluidale nette. Andésite à pyroxène.

Un autre échantillon (No, 1917) a été récolté dans une brèche, au versant Sud, tout près du sommet. C'est une roche gris clair a aiguilles brillantes de feldspath ; au microscope, elle est très altérée ; surtout les pyroxènes sont totalement transformés en mica brun et en chlorite. Par sa teneur en chlorite, cette roche prend quelque peu ie caractère d'une diabase; mais au demeurant c'est une andésite à pyroxène ordinaire.

Le No. 1918 de la cime Rasamala, au sud du hameau Tjidîkit, se présente comme une roche poreuse, d'un jaune sale, stratifiée, qui happe fortement à la langue et dans laquelle, à l'œil nu, on découvre déjà de nombreux morceaux limpides de feld.spath. Au microscope, on voit que les cristaux de feldspath, nettement délimités, gisent dans une pâte trouble, qui offre des taches d'hydroxyde de fer et des points noirs, extrêmement fins, irrégulièrement disséminés. Entre niçois croisés, on observe dans cette pâte beaucoup de particules polarisantes, qui ressemblent à du feldspath plutôt qu'à du quartz. La roche est probablement un tuf cimenté.

Le No. igo2 a été détaché d'un banc calcaire, qui apparaît à 800 mètres au nord de Tiitoudia ; c'est un calcaire brun sale, qui çà et là paraît cristallin. Au microscope on y voit, outre du calcaire, un peu de poussière fine de roche éruptive; on y reconnaît aussi des contours de foramintfères, mais les formes sont tellement altérées par dissolution qu'on ne saurait déterminer les espèces.

L« No. 1904 a été recueilli dans une brèche, au Sud de Tiitoudia, près du signal Awiguèdé, au versant Nord du Gg. Këndëng. La pâte contient du verre brun clair et une très forte proportion de chlorite. Andésite à pyroxène à caractère de mélaphyre.

Les échantillons suivants sont originaires du massif de l'Endout.

Le No. 1895 a été détaché d'un bloc gisant dans de l'aigle rouge, au versant Nord, sur ie territoire de l'entreprise de Tiandoung; c'est une roche sombre, dans laquelle, à l'œil nu, on ne peut voir que des aiguilles de feldspath ; au microscope, on observe une andésite à pyroxène à pâte abondante: et parmi les cristaux porphyriques, on distingue quelques petites olivines décomposées.

Le No. i8g6 a été recueilli dans un banc d'andésite divisé en plaques, entre Tiandoung et l'établissement de Képek ; c'est une andésite à Pyroxène gris clair, assez altérée-

Le No. 1897 se montre à l'état massif dans le Tii Laki, tout près de l'établissement de Kêpek ; c'est une roche poreuse, jaune sale ou gris verdâtre, happant à la langue et stratifiée; elle ressemble aux- échantillons de la cime Rasamala. Dans la pâte trouble on peut reconnaître

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des particules de quartz, puis de gros morceaux de feldspath, du minerai de fer et de la chlorite ; c'est un grès ou une argile silicifiée.

Les Nos. 1898 et 1899 ont été récoltés dans la roche éruptive compacte dénudée dans le Tii Kawah, et dans une petite rivière située à 300 mètres plus au Sud.

Le No. 1898 du Tii Kawah est une roche éruptive compacte, sombre, quelque peu poreuse ; vu la forte teneur en olivîne, le plus souvent décomposée, on pourrait l'appeler un basalte ; mais la pâte ressemble davantage à celle des andésites à pyroxène ; donc, andésite à pyroxène olivintfère. Le No. 1899 est la même roche que le No. 1S98, mab fort altérée; andésite à pyroxène olivinifire.

Au versant Sud, on a recueilli le No. 1900, dans la rivière Tii Lédied au pied de la cime Tiidalouudeng. Cette roche est une belle andésite à pyroxène; parmi les cristaux porphyriques, on voit quelques grandes oiîvines et des hornblendes décomposées en grains noirs, qui paraissent d'une cristallisation plus ancienne que les feldspaths et les pyroxènes.

Plus loin, on a recueilli au versant Sud, dans la rivière Tii Madia, près du hameau de ce nom, des morceaux (No. 1903) qui ressemblent à la roche précédente, et contiennent aussi quelques petites olivines, ' mats pas de .hornblende. Andésite à pyroxène olivintfère.

Sur la route qui conduit de Tiitoudia, par ta plantation de Kosala, vers le chef-lieu de sous-district Tiipanas, on a détaché dans la brèche des échantillons tout près de la limite du district, au versant Sud-Est de l'Endout. Ces morceaux No. 1888 sont des andésites h pyroxène à faible teneur en olivine.

Sur la même route, dans une petite rivière, tout près de l'étabGssement de Kosala, affleure de la roche massive qui probablement est interposée dans la brèche, mais qui peut appartenir aussi à la roche ancienne sous-jacente. Les échantillons (No, 1883) contiennent une pâte abondante, qui «Consiste en verre clair, microlithes de feldspath et minerai de fer finement divisé. Parmi les cristaux on voit beaucoup de feldspath, peu d'hypersthène et du minerai de fer; andésite à pyroxène. Cette même roche affleure un peu plus au Nord, près du hameau Mouara, dans le lit du Tii Bérang; cependant les échantillons qu'on y a recueillis (No. 1882) sont plus altérés.

Sur la plantation de Kosala on a récolté, dans la brèche, les échantillons No. 1889, au pied du Pasir Oraï; ceux-ci sont très altérés^ et contiennent comme produits de décomposition beaucoup de chlorite, de l'épidote et du quartz; en cristaux porphyriques, du pyroxène, du plagioclase et du minerai de fer avec leucoxène; par l'altération, cette andésite à pyroxène acquiert tant soit peu le caractère d'une diabase. Dans le massif compris entre l'Endout et la frontière de Buïtenzorg on a recueilli les échantillons qui suivent.

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Le No. 1891 au Gg. Dioulang, au nord de rétablissement de Lèbakparë, à 620 mètres d'altitude ; ce sont des grès vert grisâtre, qui ne font pas effervescence avec l'acide chlorhydrique et consistent en débris altérés de roches éruptives.

Le No. 1892 vient d'un banc d'andésite, interposé dans des brèches, qui affleure sur la route conduisant directement de l'établissement de Lebakpar^ vers la vallée du Tii Ladaheun ; c'est une roche sombre qui, au microscope, est une belle andésite à pyroxène fraîche, dans laquelle les bypcrsthènes sont partiellement troubles, et vert brunâtre par décomposition.

Un pareil banc interposé se montre plus au nord, à 1400 mètres à l'est de Tiipanas, à la rive droite du Tii Mangueunteung. Cette roche (No. 1881} est nettement divisée en plaques, dont D. = 20', I. = 40° à l'Est. Au microscope, on voit une pâte abondante, dans laquelle des plagioclases limpides montrent une belle structure fluidale ; des plagioclases hmpides, de grandes sections grenues, noires, de hornblende décomposée et du minerai de fer sont disséminés dans cette pâte; c'est une andésite à hornblende. La cime abnipte Pango (358 mètres), située un peu plus au Nord, consiste entièrement en brèche.

Tout près de Tiipanas, dans le lit du Tii Bérang, est découvert aussi un banc de roche éruptive massive, interposé entre des brèches et des grès, et dont D. = 105°, I. = 5° au Nord. La roche {No. 1894) esl une andésite à pyroxène, à caractère de diabase; elle est altérée et contient du spath calcaire, de la chlorite et de la pyrite.

Entre Mouara et Tiipanas, on a recueilli des échantillons du calcaire dans lequel sont creusées les grottes à nids d'oiseaux dé Boulouheun. Ce calcaire (No, 1893) est de teinte grise et microcristallin dans la cassure; à l'ceit nu on n'y voit pas de fossiles, mais au microscope on découvre de petites orbitoïdes, longues de 1.5 mm., épaisses de 0.7 mm., à chambre centrale de 0.1 mm. de diamètre; des amphistégines, des textularias et quelques autres foraminifères moins faciles à déterminer; puis le lithothamnium.

A l'ouest de l'Endout, près du hameau Karang, on a recueilli des échantillons des roches suivantes, qui y existent en couches entre les brèches.

Le No. 1920 est du calcaire, dans lequel on reconnaît la texture corallienne, mais où, au demeurant, on ne peut même au microscope signaler la présence d'aucun organisme.

Le No. 1919 est une roche kaolinique, gris clair, presque blanche, qui happe fort à la langue ; elle contient des morceaux de ponce, des cristaux de feldspaths et d'augite, du minerai de fer et des grains d'andésite à pyroxène.

Le No. 1921 est originaire d'une brèche, située à 500 mètres au nord

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de Karang, sur la route de Tiitoudia à Mounttang; c'est une andésite à pyroxène, à pâte grise, floconneuse et feutrée.

Le ,No. 1932 a été recueilli sur la même route, à 800 mètres au sud de Tioôh et également dan^ là brèche. C'est un iasalte à grandes olivînes; ta pâte est presque cristalline et ne contient tjue très peu de verre grenu.

Entre la route qui de Baïah mène à Tiitoudia par Langkop et Tiitorek, et la vallée du Tii Hara, s'étend, au nord du terrain houiller de Baïah, décrit précédemment, un pays de mont^nes tout-à-fait inhabité, qui, au sommet Nioungtioung a une altitude de 1118 mètres. Au nord de la ligne de partage des eaux, cette contrée sauvage s'étend entre les vallées du Tii Simeut et du Tii Oudioung jusque tout près de la route de Bodiongmanik à MoUntiang; et là encore on ne rencontre d'autre population que )a secte, petite mais intéressante, des Badouwis (orang badoui), qui demeure le long du cours supérieur du Tii Oudioung, dans quelques petits hameaux, dont le plus important est Tiibéo. Dans les nombreuses rivières qui naissent dans ce pays montagneux, on trouve exclusivement des morceaux de roche éruptive ; et ce terrain consiste sans doute entièrement, ou à peu près, en des couches de l'être m,, où prédominent des bancs épais de brèche cohérente. Des échantillons de ce terrain ont été recueillis au bord septentrional.

Le No. 1927 est originaire de la cime Pasir Haour au hameau Tiihoulou, à la limite septentrionale du territoire des Badouwis ; c'est une brèche, d'un grain assez fin, formée de morceaux jde roche éruptive, la plupart fort altérés, dont quelques uns présentent un éclat terne de pechstein.

Plus à l'Est, sur la ligne de partage, entre le Tii Simeut et le Tii Miniak, près du hameau Tiiomas, on a recueilli un fragment (No. 1926) englobé dans une brèche. C'est une belle roche sombre, à nombreux feldspaths rectangulaires et petits pyroxènes; au microscope, c'est un beau basalte, à olivines nombreuses, passablement grandes, qui sont décomposées en partie en serpentine.

Dans les brèches qui environnent les cimes d'andésite situées au nord de Mountiang, on a recueilli des fragments des roches ëruptives qui y sont enfermées, au versant Sud-Ouest du Gg. Lîsoung et dans le lit du Tii Kërëk, près de Bouniaïou.

Les roches du Gg. Lîsoung sont compactes et de teinte sombre {No. 1923); au microscope, on y voit un mélange, d'un graîn très fin, de feldspath, augite chloritisée, minerai de fer et petites lamelles cristallines brun clair; ces dernières sont peut-être de l'hypersthène ; il s'y présente probablement aussi des olivines, mais on ne saurait les démontrer avec certitude: enfin, on trouve çà et là quelques grands quartz limpides sans

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inclusions liquides, qui sont peut-être secondaires; c'est une andésite à pyroxène quartzifère.

D'autres morceaux de la brèche du Lisoung (No. 1924) ressemblent à l'ëchantillon précédent; mais au microscope, ce sont de beaux basaltes, avec de Tolivine passablement fraîche.

Il existe encore, dans la brèche du Lisoung, des fragments qui, à l'teil Qu, sont tout-à-fait compacts et qui, au microscope, sont aussi d'un grain très fin. Dans la pâte, à microlithes et grains de minerai nombreux, on voit quelques hornblendes brunes à bord grenu, noir, et des sections troubles, qui peuvent provenir d'olivine ou d'hypersthène. La pâte a les caractères d'un basalte plutôt que d'une andésite. Donc, andésite ou basalte.

La brèche No. 1925, de la rivière Tii Kërëk, est d'un grain assez fin ; les morceaux, la plupart altérés, sont de grosseur très variable ;■ ils sont souvent arrondis et reliés par un gravier sombre abondant de roche éruptive.

Dans les brèches, situées tout autour de ces cimes, on trouve donc le plus souvent des roches autres que de l'andésite à hornblende dont se compose le noyau solide du massif.

Si du chef-lieu de sous-district Tiihara, à la côte Sud, on se dirige à l'Ouest, le long de la plage, on observe jusqu'à une distance de 2000 mètres de Tiihara une bande étroite de grès quartzeux éocènes. Ces couches sont recouvertes par des brèches, dont certains bancs {No. 1843) contiennent beaucoup de matériaux ponceux, et dont d'autres consistent en fragments de roche massive, entre lesquels on n'aperçoit presque pas de ciment. En général, ces couches inclinent doucement au Sud; mais au point oii la route descend vers Tiikopo, elles sont un peu plus redressées, et on y a constaté D. = 130°, I. = 20° au Sud-Ouest. A i) kilomètre de distance de Tiihara s'élève dans les flots un rocher inaccessible qui consiste en une roche divisée en beaux prismes, de l'andésite probablement.

Sur les deux routes qui de la côte conduisent au nord vers Peutiangparé, on ne voit, à la surface, presque pas autre chose que de l'argile rouge, maigre, dans laquelle sont disséminés, en nombre de points, des blocs anguleux d'andésite. Si à Tiidioulang on descend dans la vallée du Tii Paguër, on aperçoit, dans le lit de la rivière, de la brèche cohérente, et contre les bords très escarpés du Pasir Karaé (signal à 264 mètres), des bancs inclinant légèrement au Sud (No. 1844), dont quelquesuns consistent totalement en matériaux ponceux. Dans les fragments blancs, à éclat vitreux, de pierre ponce, on observe des cristaux brillants de feldspath et de pyroxène, et ces morceaux sont unis par un sable (in, devenu plutôt kaolinique.

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A l'endroit du passage du Tii Paguër, près de Tiipaguèrguirang, on trouve des couches pareilles (No, 1845), et d'autres dans lesquelles ies morceaux de ponce sont reliés par des débris ordinaires d'andésite. La direction générale est de 90°, et l'inclinaison au Sud ; maïs les couches sont légèrement repliées, de sorte que la pente au Sud varie entre 15° et 3°.

La route de l'Ouest, près du kampoung Malangnèngah, traverse la rivière Tii Tëpouseun ; un peu en amont de cet endroit on rencontre, entre les brèches, de la roche éruptive massive. Les échantillons No. 1954 consistent en une pAte sombre, à petits cristaux brillants; au microscope c'est un basalte assez altéré, dont l'olivine est en grande partie serpentinisée. Plus au Nord, près de Tiîkadondong, est découverte de la brèche à grain fin, qui se recouvre d'argiles siliciiîées. Encore un peu phts loin, au hameau Seuseupan, la brèche se compose de fragments d'une belle roche sombre, qu'on reconnaît, au microscope, pour une andésite à pyroxène fraîche.

Au nord de ces gisements s'étend le terrain qui environne le Gg Liman, dont les couches anciennes ont déjà été décrites précédemment. Dans les ravins profonds affleurent des couches éocènes, et des andésites anciennes, à caractère de diabases, apparaissent sous forme de nombreuses cimes saillantes. Le miocène, qui recouvre ces dépôts anciens, consiste non seulement en brèches, avec ou sans ponce, maïs encore en grès verts, roches blanches, kaoliniques, ordinairement poreuses, souvent silicifiées, mames et calcaire. On y trouve aussi un grand nombre de troncs d'arbre silicifiés qui ailleurs sont rares dans les couches miocènes inférieures. Ces couches sont assez fortement pliées. Si du hameau Tiimasouk on passe le'Gg. Liman pour se rendre à Tiisaat, situé très près de la toute principale de Tiihara à Bodiongmanik, on observe constamment, au sud du Liman, une légère pente au Nord; à la source du Tii Masouk, on a observé dans une couche de calcaire, D. ^ 70°, I. = 15° au Nord. Au versant septentrional de la montagne, on voit des couches fortement silicifiées, qui alternent avec des brèches à grain fin et sont très redressées; on y a fait la lecture D. = 130°, I. ^ 75° au Nord- Est. La même disposition se retrouve sur la route principale.', au sud de la ligne de partage des eaux, les couches inclinent légèrement au Nord; mais dans une petite rivière, près Tiipatioung, on a constaté dans des couches brécheuses à ciment silicifié, D. ^ Mo", L = 70° au Nord-Est. Toutefois, cette inclinaison diminue rapidement. A l'endroit où du mont Liman on descend dans le lit du Tii Saât, on rencontre une couche de calcaire, dans laquelle on a observé D. ^ 140°, I. = 23° au Nord-Est ; plus au nord, près du hameau Gounoungsouhout, les couches sont horizontales; et même en deçà de Leuwikoudiang, on trouve déjà une '{tente douce au Sud. Plus au Nord encore, près

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de Tîiawi, on a observé cependant D. ^ 80°, I. = 60" au Nord; et au sud du signal Pasir Peuteuî, D. = 85°, I. = 10° au Nord. De cet endroit jusqu'à celui où, près de Parakanbeusi, les bancs de brèche disparaissent sous les couches de marnes et de calcaire de l'étage ro^, on conserve tout le temps, une inclinaison de 10° à 20° au Nord. A consulter à ce sujet le profil Fig. 84.

Les échantillons suivants ont été récoltés dans ce terrain.

Des fragments de brèche (No. 1936}, de la ligne de partage des eaux, entre le Tii Peutiangparé et le Tii Masouk, à l'est de Tiiguémblong, consistent en petits fragments anguleux d'une roche éruptive vitreuse, reliés par des débris d'andésite : dans ces débris, on peut voir quelques aiguilles de feldspath.

Un peu plus à l'Est, dans la rivière Tii Kopo, on a pris des morceaux d'un gros bloc enfermé dans la brèche ; cette roche est entièrement blanche par décomposition et contient beaucoup de pyrite; au microscope on peut encore reconnaître une andésite à fyroxène à caractère de diabase.

Tout près de la source de la rivière Tii Barani, on a recueilli des échantillons (No. 1929] dans la brèche du sommet Benteng (un peu à l'est du Liman). Ce sont des roches gris verdÂtre clair, grenues; au microscope, on voit un mélange grenu, fin, de plagioclase, pyroxène et magnétite; puis, comme produits de décomposition, beaucoup de chlorite, du mica brun clair et un peu de quartz ; ce sont des andésites à pyroxène à caractère de diabase.

Un peu plus au Nord, on a enlevé à de la brèche, sur la ligne de partage, k la cime Tasouk, les échantillons No. 1930; ceux-ci consistent également en une roche d'un graîn lin, vert grisâtre ; et au microscope, on observe un beau mélange cristallin d'augite brun clair, décomposée . partiellement en chlorite, plagioclase, magnétite et olivine brun sombre serpe ntinisée. Donc, basalte entièrement cristallin ou andésite à pyroxène oHvinifère, à caractère de diabase à olivine.

Le fragment No. 192S a été recueilli dans une brèche, à 2^ kilomètres au nord du lieu d'origine des échantillons précédents, au hameau Gounoungsouhout. C'est une roche sombre fraîche ; et même au microscope, contrairement à ce qui est le cas pour les andésites diabasiques qui précèdent, elle a manifestement un caractère récent. Andésite à pyroxène.

Le No. 1941 est une andésite à pyroxène, à caractère de diabase, originaire d'une brèche de la chaîne qui s'étend au sud-ouest de Tiisaat.

Sur la grande route, on a recueilli, dans une brèche, des échantillons près de Tiibeureum. Cette roche ressemble au No. 1928, mais elle est un peu moins fraîche ; au microscope, c'est aussi une andésite à pyroxène commune, avec assez bien d'hypersthène.

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Plus au Nord, un peu au-delà de Faguêrbatoung, la brèche consiste aussi en andésite à pyroxène'commvtne ; toutefois la roche est fort altérée.

Les échantillons No. 1931 de roche silicitiée ont été recueillis au versant Nord du G^. Liman. Ce sont des roches de teinte claire, parfois sombre, bleu grisâtre, tantôt ternes, tantôt à éclat gras de silex corné ; au microscope, on voit une masse trouble, compacte, qui entre niçois croisés présente une polarisation en mosaïque de particules de calcédoine. Dans quelques plaques, on peut reconnaître des contours peu distincts de foraminifères.

Le No. 1944 sur été récolté une petite cime, au sud de Sêréweh; il ressemble aux échantillons précédents. La roche contient de nombreuses veines et inclusions irrégulièrement délimitées de quartz cristallin. Ces sécrétions quartzeuses se montrent souvent aussi au Gg, Liman, mais il se fait que dans les échantillons qui y furent recueillis on ne les a pas rencontrées.

Le No. 1935 est un morceau d'un tronc d'arbre silicîfié de 0.50 m. de diamètre; il vient du Tii Mapak, tout près de la source.

Le No. 1932 a été enlevé à un tronc d'arbre aplati, de 70 centimètres de diamètre, enfermé dans une brèche d'un grain fin reposant sur le calcaire, tout près de la source du Tii Masouk. Dans cette roche il s'est déposé beaucoup de pyrite et au cœur de l'arbre beaucoup de calcédoine.

Le No. 1940 a été recueilli sur la route de ïiiguëmblong à Sëréweh; c'est une roche vert clair, schisteuse, dure, qui probablement ejtt issue par silicihcation de marne ou d'argile.

Le No. 1934 a été récolté dans le lit du Tii Masouk, à i^ kilomètre au nord du hameau de ce nom ; c'est un grès d'un grain assez grossier, gris clair, non effervescent avec les acides et dans lequel on distingue, à la loupe, des morceaux anguleux de feldspath; au microscope, on voit des débris agglomérés de roches éruptives, où prédomine le feldspath, fl est possible que cet échantillon soit originaire de l'éocène sous-jacent.

Des échantillons de calcaire ont été récoltés en divers points. La couche la plus méridionale existe dans la vallée du Peutiangparé, à l'est de - Tiiguèmblong. Vers le mur, le calcaire passe à des marnes schisteuses, inclinant légèrement au Nord.

I-e No. 1939 provient de cette couche. C'est un calcaire gris clair, compact, à veines de calcaire spathique. Dans certains échantillons on trouve des amphistégines, des hétérostégines et le lithothamnium ; mais il n'y a pas d'orbitoïdes. Par contre, dans d'autres morceaux, il existe beaucoup de jolies orbitoïdes, de la taille de 3 mm., à grande chambre centrale et à chambres médianes spatuliformes ; puis encore, quelques cycloclypées, amphistégines et hétérostégines.

Le No. 1937 est une argiie calcareuse sombre du mur du calcaire

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précédent. Dans les préparations microscopiques, on découvre des amphistégines et des hétérostégines.

Plus au Nord, sur les confins des districts de Tiilangkahan et Paroungkbudiang, affleure un 6anc de calcaire, qui correspond peut-être à la couche que l'on trouve dénudée à la source du Tii Masouk. Dans quelques-uns des échantillons (No. 1939) qu'on y a recueillis, prédominent des amphistégines, longues de 1.7 mm., épaisses de 0.9 mm., à trois tours de spire ; à côté de celles-ci se montrent quelques orbitoides. Dans ta plupart des plaques, les contours des foraminîfères sont peu distincts par suite de dissolution, et on ne peut plus y reconnaître que le lithothamnium et quelques orbitoïdes.

Le No. 1933 est un calcaire gris de la source du Tii Masouk. Il contient des orbitoïdes, longues et étroites, de 15 à 16 mm. de diamètre, à chambres spatuliformes ; puis, des cycloclypées et des amphistégines.

Tout près du kampoung Tiisaat, au nord du Gg. Liman, apparaissent deux bancs de calcaire (Nos. 1942 et 1943); dans tous les échantillons on observe le lithothamnium, mais, par suite de dissolution, les foraminifères sont devenus peu distincts ; dans le No. 1943 seul, de la couche la plus septentrionale, on peut encore reconnaître quelques amphistégines.

En suivant la route qui mène de Malimping au Nord vers le Gg. Këntiana, on rencontre, jusqu'à la ligne de partage des eaux, des bancs très réguliers, inclinant légèrement au Sud. Ces couches consistent en brèche d'un grain fin ou grossier; en grès vert, parfois schisteux et en roches kaoliniques, de teinte claire, qui contiennent des matériaux ponceux. Dans le Tii GutrîIaTa existe un banc de roche éruptive, épais de 15 mètres, divisé nettement en plaques et disposé avec beaucoup de r^ularité entre les sédiments susnommés. Un peu à l'ouest de la grande route, à 160 mètres d'altitude, la rivière forme, par-dessus la roche massive, une cascade de 10 mètres de hauteur.

Les couches ont une position sensiblement parallèle à la surface du terrain; de sorte que, en cheminant le long de la route, on reste souvent sur une grande distance dans la même couche de brèche, qui à la surface se désagrège en une argile rouge brunâtre renfermant des blocs de roche. Dans les rivières, on voit que les couches sont bien dénudées surtout aux endroits où les brèches dures ont donné naissance à de petites cascades. Sur la route, on observe p. ex. une pareille cascade dans la vallée du Tii Palabou.

A l'est de Malimping, sur la route de Tlihara, on rencontre dans le Tii Langkahan et le Tii Peutiangparé des bancs épais de brèche d'un grain grossier, inclinant légèrement au Sud. Vers l'ouest, sur )a route de Kerta,^ le Binouwangueun forme une cascade de ,3 mètres de hauteur

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par dessus utl banc brècheux, contenant un très grand nombre de fragments arrondis. La pente y est au plus de 4° au Sud.

Sur la ligne de partage des eaux et plus au nord, les couches ont une position horizontale. A l'endroit où la grande route traverse le Tii Liman, cette rivière a un courant très faible; mais à plus de 600 mètres en aval, elle forme une série de splendides cascades; et rien que sur une longueur de courant de 400 mètres, elle descend de 200 jusqu'à 140 mètres en altitude. On y trouve des bancs, parfaitement horizontaux, de roches fortement silicifiées, que nous décrirons plus en détail ci-après.

Plus à l'ouest, les couches brècheuses disparaissent sous les couches plus récentes d'argiles et de marnes de l'étage m^. Sur la route de Kërta au Gg. Këntiana, au nord du Tii Liman, le contact est très apparent. Près du hameau Tiirendé, la rivière de ce nom forme une cascade pardessus des bancs de brèche cohérente, où l'on a constaté D. ^ 110°, I. = 5° à 8" au Sud-; et 500 mètres plus au sud, on trouve, dans la rivière Tii Nilou, des marnes et ai^iles tendres, dont D. = 30=, 1. ^ 10" au Nord-Ouest.

Aux alentojurs du Gg. Këntiana, on observe partout une pente faible au Nord ; les morceaux, dont se composent ici les bancs brècheux, ont en général un éclat de pechstein et très souvent ils sont poreux.

Les échantillons suivants ont été recueillis dans ce terrain.

De la brèche de la cascade du Tii Binon wangueun, à Tiisouwagui, proviennent des morceaux d'une roche sombre, verddtre, à petits feldspaths et gros grains de pyroxène ; au microscope, on reconnaît une andésite à pyroxène.

Sur la grande route, au nord de Malimping, tout près de Kandangsapi, existe une roche terreuse, gris clair, happant fortement à la langue (No. 1953). dans laquelle on peut observer, à la loupe, des morceaux de ponce, de très petits grains de pyroxène ou de hornblende et de petits cristaux de feldspath. C'est une argile blanche de matériaux ponceux.

Le No. 1952 est originaire du banc de roche éruptive, de 15 mètres d'épaisseur, qui existe près de la cascade de Guirilaïa, à 4^ kilomètres au nord de Malimping, entre des couches de brèche et de grès. Cette roche est de teinte sombre et on n'y observe que de fines aiguilles de feldspath; au microscope, on reconnaît une andésite à pyroxène, d'un grain fin, cristalline, sans verre dans la pâte ; il y existe peut-être de l'olivine, mais on ne l'aperçoit pas distinctement; un peu de chlorite y est issue de pyroxène décomposé; autour du minerai de fer, on voit des taches brune d'hydroxyde.

Le No. 195 1 vient d'une brèche du signal Sanintën (277 m.), sur la grande route. Andésite à pyroxène.

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Le No. 1950 a été recueilli à la cascade du Tii Liman, à l'ouest de la grande route (voir plus haut). Tous les échantillons ont ceci de commun qu'ils sont tout-à-fait silîcilîés ; la masse d'anhydride silicique est, en certaines parties, terne, ailleurs d'apparence de silex pyromaque ou corné; ou bien elle est nettement cristalline et d'un grain fin. Au microscope, on voit à côté de particules fines de quartz ou de calcédoine, des grains gris jaunâtre d'argile et de la pyrite finement divisée. Les diverses couches paraissent provenir de roches argileuses à nombreux débris de plantes, de marnes et de brèches à fragments ponceux. Dans certains échantillons on observe une pâte grise, uniformément silicifiée, d'apparence cornée, enserrant un réseau de veines de quartz cristallin d'un grain fin. A la surface de la plupart des échantillons se développent, après quelque temps, de beaux dendrîtes de sulfate de fer. Ce sont des argiles ou des marnes silicifiées.

Le No. 194g a été récolté sur la grande route, à peu près à l kilomètre au nord du passage du Tii Liman, dans des couches qui inclinent de 5 à 10" au Nord et sont interposées entre des brèches. C'est une roche sale, gris jaunâtre, assez dure, qui happe à la langue; à la loupe, on y distingue de petits fragments blancs, kaoliniques et des cristaux ternes de feldspath : c'est probablement une yo£'Ae/K^(?Mjeci'»«e«/^^.

Plus loin, sur la grande route, on a encore recueilli, dans la brèche, des échantillons aux points suivants : à i kilomètre au sud-est de Gounoungkêntiana, et à 2, 2^ et 4 kilomètres au nord de cette localité.

Le premier échantillon (No. 1945) est une andésite à pyroxène commune; le second (No. 1946) est également une andésite à pyroxène; il contient, dans la pâte, beaucoup de microlithes de feldspath qui dessinent une belle texture fiuidale; le troisième échantillon (No. 1947) est à pores fins et ta pâte a un éclat terne de pechstein; au microscope, on voit beaucoup de verre teinté en brun clair ; c'est un pechstein d'andésite à Pyroxène; le quatrième échantillon (No, 1948) ressemble au précédent ; c'est aussi un pechstein d'andésite à pyroxène, mais il est fort altéré.

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