be Weranten
12. Le Semar méndém, qui, dans son cours supérieur, constitue la limite avec Sourabaïa.
2. Le Zousri. Cette rivière prend sa source au Nord-est de Blora, sur l’arête située entre les villages de Bogorédio et Tahounan, à 300 mètres d'altitude environ; elle coule en direction Sud-Ouest, par Blora, vers la frontière de Sémarang. Dans cette dernière résidence, nous retrouverons plus tard le Lousi comme un affluent dela rivière Sérang.
Aucune rivière bien importante ne se jette à la mer à la côte Nord. Les principales sont de l'Est à l'Ouest.
3. La rivière de Rèmbës qui se jette dans la mer près du poste de Rémbés (poteau 69).
4. La rivière de Lasèm, appelée dans son cours supérieur X'ali Gong, Kalr Panowan, Kali Dieètak, et Kali Tempour après sa jonction avec le Bouloutan; elle se jette dans la mer au Nord de Lasém, sous le nom de Xa/i Bagan.
5. Le Souwlang, qui passe par Soulang et qui se jette dans la mer à l'Ouest de Rémbang.
6. Le Aandou gounting, rivière limite entre Rémbang et Diapara. Géologie.
Au Nord, Rémbang consiste en un vaste terrain calcaire; au Sud, en un terrain brècheux et marneux séparé du premier par la large plaine du Solo. Le sol y est donc presque entièrement de nature sédimentaire, à l'exception de quelques points éruptifs.
À. Les anciennes andésites.
1. Le Zasem. Cette montagne, haute de 807 mètres, s'avance dans la mer comme un promontoire, à l'Est de Lasém, et au Nord des monts Poutiak et Boutak qui, ainsi que le Lasém, consistent en andésite à hornblende. Le Lasëm a une forme conique assez régulière; il est précédé cependant de nombreux contreforts antérieurs escarpés. Au sommet de la montagne, on peut reconnaître un cratère en forme de fer à cheval très irrégulier, qui passe par les cimes Tobongan, Ngargopouro (le plus haut point, avec le signal Lasëm, à 807 m. d'alt.), Ngranggan, ‘Tiépoko, Tiarang et Loumboung. Le rayon moyen de ce fer à cheval est de o.9 de kilomètre. Nous avons dans le temps regardé le Lasém comme un volcan post-tertiaire, mais 1l existe du côté Sud, près du village de Lëémah poutih, et sur l’andésite, des couches de calcaires et de marnes inclinant faiblement au Nord, et qui montrent
clairement que l'origine de cette montagne conique est antérieure à l'époque tertiaire ou date de cette époque même. Sauf près Lémah poutih, le pied de la montagne est entouré presque de toutes parts de tufs et de conglomérats horizontaux. Près du sommet Kadiar seulement elle se joint à la cime Mérendieng, qui fait déjà partie du massif du Poutiak.
La montagne elle-même consiste pour une partie en andésite à hornblende compacte, divisée parfois en plaques; et pour une autre partie en brèches grossières chez lesquelles on ne peut observer aucune stratification et qui présentent les caractères de roches déposées audessus des eaux. Le produit d’altération est une argile brune.
2 Le Pouriak: Au Sud du Lasëém s'élève le mass1f du Poufak avec les sommets Poutiak (491 m.), Soutio (désigné par erreur, sur la carte topogr., sous la dénomination inconnue de Séndjang), Mérendieng (par erreur Brindjang sur la carte topogr.) et Pénganten. Entre les sommets Kadiar et Mérendieng, passe un sentier qui conduit de Klopo songo par Lémah poutih vers Gandrirèdio. Les roches No. 310 du Gg. Mérendieng et No. 311 du Gg. Pénganten sont toutes de /'andésite à hornblende.
3. Le Poutak. Encore plus au Sud se trouve un nouveau mont d'andésite, le Gg. Boutak (677 m.) avec quelques contreforts antérieurs escarpés, nommés Tounggangan, Gading, Waïou et Guérang. La roche de cette montagne, p. ex. le No. 312, prise près du village Pakis, est une andésite à hornblende, analogue aux roches du Poutiak et du Lasém.
Dans le Sud de la résidence, nous trouvons aussi en deux points des roches éruptives tertiaires :
4. Le Go. Lawang, deux sommets petits mais escarpés, à 443 mètres d'alt. et à 240 mètres au-dessus du terrain brècheux environnant. Le Gg. Lawang consiste aussi en andésite à hornblende.
5. Le Go. Pandan, à la limite de Madioun, fait de nouveau partie: de ces monts d’andésite chez lesquels on peut encore reconnaître une forme de cratère, peu distincte il est vrai. Les sommets antérieurs, nommés Bandoung, Gambir et Batour, appartiennent à la partie septentrionale d'un ancien cirque d’effondrement, d’un rayon de 14 kilomètre environ. Au Sud de ces sommets se trouve le cône du Pandan proprement dit, se terminant par un petit cirque de forme irrégulièrement elliptique et d'un rayon de 200 à 250 mètres. Le sommet le DIuSVÉIEÉ cle PO MGUÈdé est l'Ouest dé ce cirque et là 906 mètres d'altitude ; le sommet méridional, avec le signal Pandan, s'élève à 897 (896.7) mètres au-dessus de la mer. A l'Est et au Sud, la muraille a été percée par de petites rivières qui naissent dans l’ancien cratère et qui ont profondément excavé le fond primitif, lequel était probablement plat.
Ce mont d’andésite, qui s'étend depuis Kélino (vers l'Ouest) jusqu'à Dioumblang diati (à l'Est) et depuis Kérondonan (au Nord) jusqu’un
peu au-dessus de Klangon (vers le Sud), sur un espace sensiblement circulaire d'environ 2 kilomètres de rayon, est entouré de toutes parts de brèches tertiaires qui englobent des fragments de la même roche dont est constitué le Gg. Pandan. Le Pandan lui-même est formé d’andésite compacte qui se trouve bien à découvert, surtout à proximité de la cime Gg. Guëdé, et vers le Nord près Kérondonan. Toutefois, la roche est d'ordinaire altérée à la surface et changée en une argile brune avec blocs détachés; et par suite, le contact de cette roche et des brèches qui présentent exactement la même altération ne peut être fixé partout d'une manière précise.
Description des andésites anciennes. Nos. 344 à 347. Roches du Lasém. Toutes les roches du Lasém (Nos. 344 à 347), sans aucune exception, consistent en une andésite à hornblende, qui offre une grande analogie avec les roches des monts Poutiak et Boutak. Le No. 346 vient du village de Ngroto, au versant méridional de la montagne; le No. 346% d'au nord de ce même village. Le No. 347 a été récolté au petit sommet Gg. Bouguel, au poste de Pohlandak, au Sud-est de Lasém; le No. 344, dans de gros conglomérats quaternaires, au Nord du mont, au poteau 18; et enfin le No. 345, dans des brèches à l'Ouest de la montagne, au-dessus de Toulis et non loin du hameau de Tlouweng.
Ces roches contiennent de la hornblende brune, de l’augite, du plagioclase très limpide, un peu de sanidine (parfois absente) et de la magnétite; le tout dans une pâte microlithique de teinte claire. Dans les roches désagrégées, la hornblende a été décomposée en matière grenue et le minerai de fer est entouré d'un bord d’hydroxyde de fer. Ce sont des andésites à hornblende.
No. 310. Du Gg. Mérendieng (massif du Poutiak). Beaucoup de hornblende décomposée en matière grenue; de l'augite vert-clair, en partie avec un noyau brun foncé ressemblant à de la hornblende, mais paraissant être une augite modifiée colorée par de l’hydroxyde de fer; du plagioclase. Tous ces éléments en cristaux porphyriques dans une pâte de plagioclase, d'augite, de magnétite et de quelques apatites. Dans la hornblende, on trouve aussi les particules brunes (hydroxyde de fer) et de l’augite verte. C'est ne andésite à hornblende avec augite.
No. 311. Gg. Pênganten, (massif du Poutiak). Cette roche est aussi très désagrégée,; elle contient des hornblendes décomposées en un mélange de minérai et d’augite ; puis, de grandes augites et du plagioclase, dans une pâte de feldspath, d’augite et de minerai de fer. C’est une andésite augitique à hornblende.
No. 312. Gg. Boutak. De jolis cristaux nettement délimités de hornblende, de teinte verte, avec bordure étroite de grains noirs; du plagioclase. Pâte de plagioclase, d’augite, de magnétite. Andésite à hornblende.
No. 313. Gg. ZLawang. Hornblendes vert d'herbe, fraîches, sans bord grenu, parfois maclées; fort peu d'augite; du plagioclase et du minerai de fer. Dans une pâte microlithique floconneuse et de teinte claire. Andésite à hornblende.
No 314 à 318 et No. 359 à 361 de Madioun. Roches du Pandan, de couleur grise, à grains fins; quelques-unes plus ou moins poreuses. No. 314 et 315 sont originaires de Dioumblang diati; No. 316 de Kérondonan ; No. 317, de la paroi abrupte au nord de la cime Gg. Guëdé; No. 318, du Gg. Guédé lui-même; No. 359 à 361 (en Madioun) toutes du versant méridional, entre le signal et les plantations de café audessus de Klangon, le No. 359 en particulier, a été pris très-près du sommet à signal; les autres, un peu plus vers le Sud.
Ces roches appartiennent, en grande partie, aux andésites à pyroxène hornblendifères (No. 317, 359 et 360), avec plagioclases porphyriques, augite, hypersthène, hornblende le plus souvent à bord noir et faisant parfois l'effet d’un minéral plus ancien fondu dans la masse; du minerai de fer. Puis, une pâte microlithique avec verre incolore ou brun, le plus souvent non grenu. Parfois la teneur en hornblende devient si considérable, qu'on peut les appeler des andésites à hornblende et à pyroxène. Dans d'autres, au contraire, la hornblende disparaît entièrement (No. 314, 315) ou presque entièrement (No. 316), de sorte qu'elles se rangent dans les andésites à pyroxène. Enfin, quelques échantillons (No. 318 et 361) contiennent d'assez grandes olivines, de sorte que ces roches présentent de l’augite verte, de l’hypersthène brun-clair, de la hornblende brune et des sections d'olivine sensiblement incolores; c'est une combinaison rare parmi les roches de Java. La pâte est microlithique, ainsi que dans les autres roches du Pandan; l’augite existe non seulement dans cette pâte, mais encore en gros cristaux porphyriques; le plagioclase ne se montre pas en baguettes étroites, mais en larges cristaux tabulaires. Ces roches ne font donc pas l'effet de basaltes, mais d'andésites à hornblende et à pyroxène olivinifères. Les olivines, qui apparaissent uniquement en cristaux porphyriques, sont en grande partie encore fraîches; elles ne sont devenues brunes que sur les bords et dans les cassures.
B. Zes roches miocènes.