Le terrain du Nord
Le terrain tertiaire de Rémbang, situé au Nord de la plaine de la rivière Solo, consiste, de loin pour la plus grande partie, en calcaire. Les étages miocènes plus profonds n’y sont représentés qu'en quelques endroits.
L'étage brècheux m,. Cet étage manque ici; les monts d'andésite Poutiak et Boutak ne sont pas recouverts par les brèches, mais direc-
tement par le calcaire; les brèches du mont Lasem ont été sans aucun doute formées au-dessus des eaux, et sur la carte on les a réunies aux andésites.
L'étage marneux m,. Les marnes apparaissent à la limite de Sourabaïa, au Sud du mont calcaire Nguimbang (169 m.). Elles se rattachent aux marnes sableuses de Sourabaïa; et, comme ces dernières, elles sont recouvertes par du calcaire qui s'étend, avec une faible pente, vers la côte Nord.
Un second terrain marneux se trouve au Sud du chef-lieu de district Sédan, à l'Est du Gg. Boutak. Les marnes, les grès et les argiles y ont en moyenne une direction de 130°, une inclinaison de 10° à 12 au S.W.; la direction s'écarte donc totalement de celle des calcaires environnants qui, le plus ‘souvent, est voisine de 90°. L'étage m, repose donc en discordance de stratification sur l'étage immédiatement inférieur, et c'est là la raison pour laquelle on range les marnes de cet étage dans l'étage m, et non dans les couches interposées de l'étage m,.
Dans les grès et les argiles au Nord-Est du poste de Ngandanpg, se montrent plusieurs petites couches de lignite de qualité inférieure et de tfaibletépaisseur. MiEemombhre de cescouches/=s élève a Soumos l'épaisseur n'est, le plus souvent, que de quelques décimètres ; une seule des couches a une épaisseur de 0.60 m. à 0.70 m. et elle a été exploitée quelque temps dans le but d'utiliser le charbon pour en faire des briquettes.
A l'Est de ces couches de charbon, plus bas par conséquent, se montrent dans une petite rivière des marnes fossilifères (No. 335); les pétrifications qu'on y a trouvées (No. 336), et parmi lesquelles le Cycloclypeus annulatus figure au premier plan, ont été envoyées à Leyde pour y être déterminées.
Des pétrifications analogues (No. 337) se rencontrent aussi à l'Ouest du Gg. Boutak, et m'ont été envoyées par M. l'ingénieur HULSHOFF POr. L'étendue du terrain m, paraît n’y être que peu considérable.
L'étage calcareux m,. De même qu’en Sourabaïa, le calcaire constitue ici l'étage supérieur, et il est en grande partie de nature tendre et marneuse; parfois aussi il est dur et compact ou finement cristallin et il ne renferme que peu de fossiles. On peut suivre ce calcaire sans interruption depuis la frontière de Diapara et Sémarang jusqu'à celle de Sourabaïa. On trouve alors encore un petit terrain calcaire et marneux isolé, entre les monts Lasëém et Poutiak; et un autre à l'Est de Bowéërno, à la frontière de Sourabaïa, et qui n’est autre chose que le prolongement du mont calcaire Gg. Pègat situé dans cette dernière résidence.
Foutefois, 1l s'en faut de beaucoup que l'étage tout entier soit constitué de calcaire. D'abord, une grande partie de la roche est marneuse
par suite de la présence de débris d'andésite désagrégés; mais en outre, des bancs épais de marnes et même d’argiles viennent alterner avec les couches de calcaire. C’est ainsi qu'entre la côte à Boulou et Diatirogo, on trouve des couches de calcaire marneux inclinant d'abord vers le Nord, puis vers le Sud, qui sont recouvertes, au village de Nguépon, au Sud de Ngoudiouran par des marnes dont D. — 100° et I. — 10° au Sud; les marnes plongent sous la plaine quaternaire de Diatirogo. Sur la grande route de Rëmbang à Blora, on rencontre d’abord des dépôts quaternaires jusqu'au Sud du poste de Glintingan, à 80 mètres d'altitude environ; puis, des couches de calcaire marneux inclinant faiblement vers le Nord jusqu'au delà du village de Kébon, te dontela Mpentemesthdiabord, deg2} puis de 5° et enfin de r01à celles-ci succèdent des marnes, des grès marneux et des argiles jusqu'au village de Sadang; D. — 45°, I. — 10° (Nord), plus loin 15° et même 27° près Sadang. Vient ensuite, jusqu'à la plaine de Blora, encore du calcaire à inclinaison vers le Nord; seules les couches du petit sommet Séndang, près du poste de Médang, inclinent en pente raide vers le Sud (de 50° à 60°) et disparaissent sous les dépôts quaternaires de la plaine. Les marnes dont il a été question plus haut et qui sont donc interposées entre des calcaires, ont ici une épaisseur considérable ; elle est de 300 mètres pour une inclinaison moyenne de 10°, et elle est même de 500 mètres pour une pente de 15°.
Nous avons évidemment affaire ici aux couches de marnes et de calcaire qui se trouvent à la limite des terrains m, et m, et qui se montrent entre autres à Madoura, où elles renferment surtout des Cycloclypeus annulatus. C’est pourquoi nous avons classé d’abord comme couches intercalées de l’étage calcareux m, les marnes situées au Sud de Sedan, qui contiennent aussi des Cycloclypeus annulatus; mais leur situation discordante sous les calcaires nous a engagé à les rattacher à l'étage sous-jacent m,.
Les couches de l'étage m, forment plusieurs selles et bassins, ces derniers comblés par des dépôts quaternaires de rivières. Il est dès lors hors de doute que des calcaires marneux et des marnes à faible inclinaison doivent exister sous les plaines de Rémbang, de Blora, de Diatirigo, de Singgahan, de Touban, etc. De même, du calcaire doit se trouver caché sous une grande partie de la plaine du Solo. Toutefois il est incertain si le calcaire près Malo (à l'Ouest de Bodionëgoro) se continue en un seul pli synclinal avec le calcaire de la série méridionale près Dandër, ou bien si des marnes séparent les deux calcaires, ainsi qu'on l’a figuré au profil No. X; on ne pourrait s’en assurer que par des sondages. Au Nord de Bodionëgoro, à l’autre bord (rive gauche) de la rivière Solo, existe une colline, haute de 40 mètres au-dessus de la rivière, qui fut explorée dans l'espoir d'y trouver des marnes. Mais la
colline tout entière, jusqu’ au niveau de la rivière, consiste en atterrissements; aucune roche tertiaire n°y est à découvert. La position des couches, telle qu’elle est représentée au profil No. X, est néanmoins la plus probable, surtout parce que le calcaire de Malo s'élève au-dessus de la plaine, non avec inclinaison Sud, mais en pente brusque vers le Nord. La direction des couches est ici de 120°; leur inclinaison, de 20° vers le Nord-Nord-Est; il existe ici probablement une faille.
La position des couches calcaires est représentée dans la partie Nord desYprofils No Xe teNe rex
Dans le Profil No. X est représentée d'abord une coupe du massif calcaire à l'Est de Diatirogo, entre la côte à Bantiar, et Bahoro; la stratification des couches est en général horizontale; leur inclinaison a lieu d’abord vers le Nord, puis vers le Sud. À ce massif succède la plaine quaternaire du Kali Guenéng, endessous de laquelle le calcaire se continue en couches sensiblement horizontales, jusqu’ à ce qu'il apparaisse de nouveau, inclinant au Nord, entre Guiwang et Malo. Cette dernière localité se trouve déjà dans la plaine quaternaire de la rivière Solo, sous laquelle on a représenté ici d'abord du calcaire, puis des marnes, ensuite encore du calcaire de la chaîne méridionale.
Léw#Pr041WNo XI hcommente AaMlascote Nord pr due Lasém ; il coupe d'abord ce mont d'andésite; puis, un peu de marnes et de calcaire: ensuite, l’andésite du mont Poutiak et du calcaire à faible inclinaison vers le Nord, vient alors de nouveau de l'andésite du mont Boutak, et ensuite une chaîne calcaire assez élevée -— avec les sommets Watou poutih (480 m; au profil, un point de 140 m), Tiarowo (450 m) et Kérkép (397 m) — qui forme un bassin entre les sommets Watou poutih et Tiarowo et qui est creusée par les eaux à une grande profondeur entre Tiarowo et Kérkëp. Il vient ensuite encore un bassin peu prononcé, recouvert de dépôts quaternaires près Bogorédio, puis du calcaire en couches peu inclinées jusqu à la plaine de la rivière Solo. Ici encore on a figuré sous la plaine, d'abord du calcaire, puis des marnes qui apparaissent dans la série méridionale près Nglouwah et Nglounguir.
La direction et l'inclinaison ne sont pas partout telles qu'elles sont indiquées dans ces deux profils. On doit plutôt admettre que les plissements avec une certaine inclinaison et dans une direction déterminée ne se poursuivent le plus souvent que sur une faible étendue, pour faire place ensuite, dans les parties avoisinantes du calcaire, à des directions et à des inclinaisons complètement différentes. Outre les plissements, il existe donc un grand nombre de fentes et de rejets. C'est ainsi que nous avons déjà mentionné plus haut, que sur la grande route de Blora à Rémbang, l’inclinaison a lieu presque partout vers le Nord ou vers le Nord-Ouest; seules les couches les plus méridionales, au
petit sommet Séndang, présentent une pente abrupte vers le Sud. C’est encore tout autre chose au mont Bono, à l'Ouest du Boutak au village de Kouti, où les couches forment une selle; à la désa de Pitis fut HOME D =" So PE 25 an Sud-Est; et à l4,. désa de Koutr, DRE I. —235 vers le Nord-Ouest.
Epaisseur de l'étage m,. L'épaisseur de l'étage m, ne peut être indiquée qu'approximativement. D'ordinaire, elle ne dépasse pas 250 à 350 mètres (voir profil No. XI).
Roches de l'étage m,. On trouve dans cet étage des calcaires assez purs, de couleur blanche, le plus souvent cependant en variétés grises ou grisâätres, avec adjonction d'argile et de gravier d’andésite; il s’y montre aussi deci delà de petits grains de quartz. Puis, des marnes et même des couches d’argiles alternant avec les calcaires.
No. 339. Calcaire marneux du Gg. Kédaton, district de Singgahan, au Nord de Malo. En échantillons, c’est un calcaire marneux dur, sableux, jaune-clair. Il contient de petits morceaux de feldspath dans un ciment de calcaire spathique, renfermant aussi beaucoup de foraminifères, surtout des globigérines. La teinte jaune de la roche est due à de l'hydroxyde de fer fin.
No. 340. C'est du calcaire marneux, récolté un peu au Sud du village de Kéënongo, district de Singgahan, non loin du No. 339. En échantillons c'est un calcaire marneux arénacé et gris-blanc. En coupes microscopiques il ressemble au No. 339; il contient beaucoup de globigérines dans une pâte calcaire, ainsi que de petits morceaux de feldspath.
No. 341. Du calcaire marneux blanc-jaunâtre à orbitoïdes, entre Bogorédio et Tahounan, au village de Grandou (au Nord-Est de Blora), district de Diépon, section de Blora. La teinte jaune est due à des taches d'hydroxyde de fer. Contient beaucoup d’orbitoïdes à chambres médianestent iopmie Vide spatule D! ="5;} d'—= 2 mm.,.et à grande chambre centrale; ainsi que des cycloclypées à chambres rectangulaires, D. — 5 à 6 mm., longueur des chambres 0.10 mm. sur une largeur de 0.08 mm. à 0.10 mm.
No. 342. (Calcaire marneux, recueilll au Sud du mont Lasém, au village de Lémah poutih. En échantillons, il est blanc-jaunâtre par la présence d’hydroxyde de fer. Renferme un très grand nombre de fossiles : cycloclypeus, orbitoïdes, globigerina, amphistegina, lithothamnium et une pétrification triangulaire, apparemment Trillina Howchini, SCHLUMB, qui se rencontre aussi dans le calcaire (No. 275) de Bawéan, mais qui se présente ici en section oblique de 1 mm. de longueur; puis, quelques particules de feldspath.
Quelques mollusques de ce calcaire No. 342 ont été envoyés à Leyde pour y être déterminés.
No. 343. (Calcaire marneux de la source boueuse de Kéësongo. On
a trouvé parmi les déjections de cette source, que nous aurons à décrire plus tard, située à la limite entre Rémbang et Sémarang, à l’ouest de Randoublatoung, un petit fragment de calcaire marneux grisâtre, qui attirait l'attention par les nombreux fossiles qu'il renfermait. L'un de Ceux-ci fut reconnu pour une orbitoide, DA de) te taime assez lisse à la surface et recourbée. Les chambres médianes sont en forme de spatule, mesurant en longueur: 0.10 mm., 0.15 mm. et au maximum 0,20 mm., et un peu moins larges que longues. La chambre centrale a un bon millimètre de diamètre et est entourée d'une chambre elliptique encore plus grande. Elles sont représentées, grossies 30 fois, dans la Fig. 24.
He Le rerrainm ausSud
La chaîne tertiaire méridionale se trouve à la limite entre Rémbang et Madioun et Këdiri; elle s'étend vers l'Ouest jusqu'à la frontière de Sémarang; à l'Est, jusqu'à celle de Sourabaïa et elle se prolonge encore plus loin dans l’intérieur de ces deux résidences.
Comme cette chaîne constitue un ensemble géologique, nous traiterons aussi les parties qui tombent en dehors des limites de Rémbang, notamment celles de Madioun et de Këdiri. Cette dernière portion a déjà été décrite succinctement à propos de cette résidence.
Le terrain méridional est percé par la rivière Solo, entre Ngawi et Nglouwah, à peu près perpendiculairement sur la direction des couches; et ainsi se trouve découvert comme à souhait, un profil transversal qui est représenté au Profil No. XI. Le Profil No. X donne une coupe des couches situées à l'Ouest du Pandan; et le Profil IX, une coupe de celles situées à l'Est de cette montagne.
Le Pandan et le Lawang sont environnés par des brèches, que l’on peut suivre bien loin à l'Ouest et à l'Est des sommets d’andésite.
Sur ces brèches se trouvent, tant au Nord qu'au Sud, des marnes tendres et des marnes calcaires, que nous avons rattachées à notre étage m,, bien que certaines roches, entre autres les calcaires marneux près Ngawi, commencent déjà à ressembler fortement aux roches de notre étage m,. Au Sud de Bodionëgoro, entre le hameau de Dioumblang diati (ne pas confondre avec la désa Dioumblang diati au pied du Pandan) et Dandér, les marnes sont recouvertes par des couches calcaires inclinant faiblement au Nord. Vers le Nord, la chaîne disparaît sous la plaine des rivières Solo et Randou blatoung ; vers le Sud, sous celles de Madioun et de Keëdiri. On trouve sur les couches tertiaires, jusqu’à une hauteur assez grande au-dessus des plaines, des dépôts quaternaires, consistant la plupart en grès et en brèches fines de matériaux volcaniques, dans lesquels on a rencontré de nombreux restes de mammifères fossiles. Jusqu'à la hauteur d’une cinquantaine de mètres au-dessus de la plaine de Madioun, ces alluvions paraissent avoir été jadis déposées sur les
collines marneuses lors de très fortes crues des rivières. Toutefois comme on a aussi trouvé des produits volcaniques meubles jusque dans le voisinage du Gg. Boutak (+ 400 m. d’alt.), et qu'il n’est nullement vraisemblable que céux-ci aient été déposés par les rivières, on doit nécessairement admettre que les produits volcaniques situés à une telle hauteur ont été projetés à cette distance par un volcan, et notanment par le Wilis.
L'étage brècheux m,. Les roches de l’étage miocène inférieur sont bien à découvert à l'Ouest du Pandan, à proximité de Miono et de Nguindiaän. Ces couches consistent en brèches, en grès, en argiles blanches et en deux bancs calcaires interposés. Les fragments des brèches sont analogues aux roches du Pandan; les grès consistent en un gravier plus fin de ces mêmes roches. Au Gg. Boutak, les couches inclinent en pente abrupte vers le Sud; au Sud de Miono, leur inclinaison est de 20° environ vers le Nord; au Nord de Nguindiaän, elle est de 40° vers le Sud, et la direction de 110° environ; enfin, dans l’arête Diatas anguin, la pente est de nouveau escarpée et vers le Nord. Les couches calcaires du Gg. Boutak se prolongent vers l'Est jusqu'au Gg. Prawolo, toujours en position fort redressée. Du sommet du Pandan, on voit le Prawolo et l’arête calcaire située derrière lui se dresser comme des murs escarpés, presque verticaux. Les couches calcaires du mont Diatas anguin se prolongent jusqu'à l'Est de Grindungan; elles rejoignent probablement en angle aigu et en forme de nef le calcaire du Prawolo, ainsi qu’on l'a représenté dans la Fig. 23; en effet sur la route de Këlino à Déling on ne rencontre plus de calcaire.
Entre les deux couches calcaires du Gg. Boutak se trouvent des argiles blanches et des bancs de brèches; et près de Miono et de Ngindiaän, apparaissent aussi beaucoup d’argiles blanches sans aucun fossile. Au pied du Gg. Bountül (voir Profil No. X) se montrent également des blocs de calcaire; la position des couches est donc vraisemblablement telle qu’elle a été figurée au Profil No. X, bien que ces couches soient insuffisamment à découvert et que les points ne soient pas nombreux où l’on pourrait mesurer avec exactitude leur direction et leur inclinaison,
L'étage marneux m,. En allant vers le Nord, les brèches sont recouvertes par des marnes tendres, arénacées, que l’on peut suivre, depuis Déling, bien loin vers le Nord, et qui finalement sont recouvertes par du calcaire au Sud de Ngambon.
Vers le Sud, un peu avant d'atteindre la frontière de Madioun, les brèches font place à des grès très calcareux qui consistent en gravier d'andésite aggloméré par un ciment calcaire. Par désagrégation et par dissolution ces grès perdent leur calcaire et 1l reste à la surface un grès incohérent, qui commence à ressembler outre mesure à certains grès à ossements quaternaires. Jadis il ont parfois été confondus
avec ces derniers. Néanmoins, l'observation microscopique prouve que le grèscalcareux est un sédiment marin, car on y distingue des foraminifères.
Profil No. X. On peut voir une coupe des couches situées à l'Ouest du Pandan dans la partie méridionale du Profil No. X.
À partir de la plaine du Solo, on voit d'abord du calcaire m, à faible inclinaison vers le Nord, recouvert çà et là par de petits cailloux roulés d’andésite originaires de dépôts quaternaires, qui s’y sont déposés en couche mince et qui ont été lentement entraînés par les eaux; puis viennent jusque Déling des marnes m,, qui inclinent faiblement et alternativement vers le Nord et vers le Sud; puis, en pente abrupte vers le Nord, des brèches, des couches d'argile et de calcaire m, du mont Diatas anguin; puis, des argiles, du calcaire et des brèches qui, dans la vallée de Grindüngan (cours supérieur de la rivière Ténggang) forment un bassin distinct avec le Gg. Bountül au milieu; ensuite des couches, très redressées et à pente vers le Sud, d’argiles, de calcaires et de brèches du Gg. Boutak, appartenant toutes à notre étage m,, dont l'inclinaison diminue rapidement au voisinage de la frontière de Madioun et qui y sont recouvertes par des grès calcarifères et des marnes m, à faible pente vers le Sud. On a indiqué, près Notopouro, la limite de ces couches et des dépôts quaternaires, parce que ces derniers y atteignent une épaisseur notable; mais il existe une #27ce couverture de sédiments quaternaires ou de déjections meubles avec ossements fossiles jusque Kédoung broubous, et même plus haut encore dans la montagne.
Profil No. IX. Une coupe des couches sises à l'Est du Pandan est représentée dans le profil No. IX, qui s'étend depuis Bodionëégoro par Dandér et Tritik jusqu'à la plaine de Kédiri à la halte de chemin de fer Bagor. De Bodionégoro à Dandër, on coupe la plaine quaternaire de la rivière Solo; puis, les couches de calcaire, faiblement inclinées
au Nord, 1desl'étage ms D —/#100!, 1 6%au/Nord MAuthamenn
3) de Dioumblang diati commencent à apparaître des marnes tendres sableuses, d’abord probablement à faible pente vers le Nord; mais à la désa Diéléboung la pente, peu accusée, est au Sud; deux kilomètres plus loin D. = 110°, I. — 7° Nord; puis deux kilomètres plus loin encore D. — 100°, [. = 10° au Sud. Les couches sont alors pendant quelque temps horizontales, plus tard elles inclinent vers le Nord en s’adossant à l’arête brècheuse escarpée de Soukoun, qui se divise à l'Ouest vers le Pandan. Après avoir passé cette colline brècheuse on trouve de nouveau des marnes inclinant au Sud, et cela continue ainsi Jusqu'à, Tritik et Mlat-frontièrende «Kédir, et en Kediniemene; jusqu'à ce qu'on arrive enfin à la plaine quaternaire. Ici encore les collines marneuses de Kédiri sont recouvertes, jusqu'à l'altitude de 150 mètres environ, par des produits volcaniques d'âge post-tertiaire.
Prof No ENous allons maintenant passer en revue 13 partie
plus occidentale de la chaîne, entre Ngawi et Nglounguir, là où la rivière Solo se fraie une issue.
En descendant la rivière depuis Ngawi, on rencontre d'abord du quaternaire fluviatile arénacé, puis des roches très calcareuses qui inclinent faiblement au Sud et qui se montrent aussi sur la route de Ngawi à Ngrahou. En échantillons ces roches ressemblent fort à certains calcaires marneux de notre étage m,, mais au point de vue microscopique, elles ont aussi beaucoup d'analogie avec les grès calcarifères de notre profil No. X, grâce à leur forte teneur en gravier d'andésite. De sorte que je préfère les ranger dans notre étage m,; et cela d'autant plus que nulle part, au bord méridional de la chaîne, sauf à Ngawi, on ne trouve du calcaire en quantité considérable et qu'ainsi l'étage m, ne pourrait dans tous les cas y avoir qu'une faible étendue.
Ces roches calcaires, qui d’abord inclinent au Sud, présentent plus au Nord une certaine irrégularité, en ce sens que la direction varie du N. E. au S.W. et même du N. au S. avec inclinaison vers l'Ouest. Suivent des couches alternatives d’argiles blanches et de marnes, qui tantôt inclinent au Sud, tantôt au Nord, et qui forment différents bassins et selles. Ici la pente est faible; elle ne dépasse pas 10°. Viennent enfin des marnes avec une inclinaison de 10°, 15 et même de 30°, constamment vers le Nord, auxquelles succèdent, près Nglouwah et Nglounguir, des bancs de cailloux roulés et des couches de grès de matériaux volcaniques. Ces dépôts inclinent faiblement (5) au Nord, appartiennent à la période quaternaire et se confondent, leur stratification étant horizontale, avec la plaine de la rivière Solo.
Ce qui est remarquable dans ce profil, c'est l'absence des couches brècheuses, si nombreuses à proximité du Pandan. Il est d'ailleurs bien clair que les couches grossières n’ont été déposées que dans le voisinage de l’andésite, les argiles et marnes plus fines plus loin de la roche éruptive et dans la mer.
Encore plus à l'Ouest, les roches de cette chaîne correspondent à celles du profil No. XI. À Sondé en Madioun (district de Guéndingan) les couches tertiaires supérieures sont formées par des marnes bleugrisâtre, qui sont nettement à découvert dans la rivière Solo et y contiennent un grand nombre de fossiles marins (Nos. 375 et 376) d'apparence récente, présentant en partie encore un éclat nacré. On les a envoyés à Leyde pour y être déterminés 1).
L’étage calcareux m4. Comme nous rattachons, ainsi qu'il a été dit plus haut, les couches riches en calcaire (calcaire marneux) de Ngawi non à notre étage supérieur, mais à l'étage m,, le calcaire de Dandèr
1) M. MarTiN considère les fossiles de Sondé comme pliocènes (Beiträge zur Geologie Ost-Asiens etc. V. p. 24 et 35.)
seul appartient à l'étage m,. Ce calcaire recouvre les marnes avec une faible pente au Nord et il plonge sous la plaine de Solo, ainsi qu'on l’a représenté dans les profils No. IX et X.
Nous avons déjà fait remarquer plus haut, que ce calcaire ne se rattache probablement pas à celui de Malo. Le calcaire de Dandër est un calcaire marneux tendre, jaune-clair, analogue à la plupart des roches calcaires m, du terrain septentrional. ;
Epaisseur des étages. L'épaisseur des couches visibles de l’étage m,, à l’Ouest du Pandan, est de 8oo à 900 mètres, ainsi qu'on peut le voir au profil No. X;
ait
cause des nombreux plissements, l'épaisseur des marnes ne peut être donnée avec la même certitude, mais il est probable que nulle part elle ne dépasse 300 mètres. L'épaisseur du calcaire de Dandër ne peut être mesurée exactement, mais dans tous les cas elle n’est pas fort considérable : de 50 à 100 mètres.
Roches de la chaîne méridionale. Nos. 319 à 321. Les Nos. 320 et 321 sont des fragments de l’arête brècheuse de Soukoun, au Nord de Tritik, donc à l'Est du Pandan. Le No. 319 est un fragment roulé de la rivière, recueilli à Tritik, originaire probablement des brèches, à l'Ouest de cette localité. En échantillons ce sont des roches gris-clair; le No. 319 est quelque peu poreux. Au microscope, ce sont toutes des andésites à pyroxène; le No. 319 contient quelques hornblendes brunes et le No. 320 du verre brun dans une pâte microlithique.
Le No. 322 provient de Grindungan, de couches marneuses arénacées de teinte claire, qui font vivement effervescence avec les acides. C’est un gravier d’'andésite, avec fragments de pâte d’andésite, du plagioclase, de la hornblende verte et brun-verdâtre, de l’augite, de l’hypersthène, du minerai de fer; le tout dans une pâte de calcaire spathique avec de nombreux foraminifères, principalement des globigérines. Ressemble fort à la marne beaucoup plus récente No. 371 de Kédoung broubous et environs, qui toutefois ne contient pas de foraminifères.
No. 323 à 325. Calcaires des bancs calcaires situés entre les marnes et les argiles. Le No. 323 a été récolté entre Gg. Boutak et Miono (Njänà sur la carte topogr.). Le No. 324 vient de Baniouourip (au Nord-Ouest de Kélino) et le No. 325 a été pris entre Baniouourip et le hameau de Gaïam, au Nord de Këlino.
Dans le No. 323, le calcaire est devenu en grande partie microcristallin, mais on peut cependant encore très bien y distinguer quelques foraminifères, principalement des amphistégines, longues de 1.4 mm, larges de 0.7 mm., à 5 spires; puis, l’algue calcaire lithothamnium.
No. 324. Ce calcaire renferme quelques morceaux de hornblende et même cette hornblende verte et fraîche sans rebord noir que renferme la roche No. 313 du Gg. Lawang. Puis, beaucoup de foraminifères peu distincts parmi lesquels surtout des amphistégines.
No. 325. Contient aussi des particules vertes de hornblende; puis un très grand nombre de globigérines, des morceaux de corail, des rotalinidées et nombre d'autres espèces.
Nulle part dans ces calcaires je n’ai rencontré des orbitoïdes distincts.
No. 326 à 329 et 331 à 334, No. 369 (Madioun.) Tous ces échantillons sont des fragments des couches brècheuses. Dans quelques-uns d'entre eux, p. ex. le No. 330, pris entre Guendoungan et Baniouourip, on peut voir distinctement des fragments de pierre-ponce.
No. 326. Des couches brècheuses au hameau. de Katoh (Katé sur la carte topogr.) appartenant au Ge. Boutak. Au microscope, c'est une andésite à pyroxène assez fraîche, sans hornblende.
No. 327. Récolté entre le Gg. Boutak et la frontière de Madioun. Identique au No. 326.
No. 328. Originaire de couches brècheuses près la source salée de Téngaring, au nord de Kéëlino. C'est une andésite à pyroxène avec zéolithes et un peu de spath calcaire. La pâte contient beaucoup de cristaux allongés de feldspath, tout comme dans les basaltes: et il est bien possible que les zéolithes soient issues d’olivine et que la roche soit par conséquent un ÿasalte décomposé, d'autant plus qu’elle ne renferme presque pas d'hypersthène. Quelques grandes plages grenues noires avec grains d'augite sont probablement des hornblendes modifiées. Nous avons donc probablement sous les yeux un fragment altéré des roches du Pandan, une andésite à pyroxène avec olivine et hornblende, et par suite parfois basaltique.
No. 329. De la brèche du village de Praguëlan, près du Gg. Lawang. C'est une andésite à pyroxène avec quelques hornblendes brunes isolées, ce qui est assez étonnant, puisque le mont voisin Gg. Lawang consiste en andésite à hornblende.
No. 331. Enlevé aux couches de brèches (No. 330) entre Guëndoungan et Baniouourip, au Sud du mont calcaire escarpé Prawolo. C’est une andésite à pyroxène, mais avec un assez grand nombre de grandes hornblendes brunes à bords grenus noirs. C’est donc une andésite à pyroxène et à hornblende.
No. 332. Des couches brècheuses à inclinaison vers le Sud, au Nord de Kélino. Roche poreuse et altérée, ce qui fait que les plaques microscopiques sont tombées en poussière. C’est une andésite à pyroxène avec verre brun.
No. 333. De couches brècheuses, au Sud de Kéëlino. C’est une de ces roches du Pandan qui ressemblent à du basalte par leur teneur en olivine. C'est wne andésite à pyroxène olivinifère.
No. 334. De grands blocs incohérents dans de l'argile brune, tout près du pasanggrahan à Kélino. C’est une andésite à pyroxène fraîche, avec quelques hornblendes brunes à rebord grenu noir. Pas d'olivine. Du verre brun dans la pâte. C’est une andésite à pyroxène hornblendifère.
No. 369. Madioun. De couches brècheuses du village de Klangon, district de Tiarouban, résidence de Madioun. Ressemble énormément à la roche No. 331 et c'est aussi une andésite à pyroxène avec assez bien de hornblendes brunes à bord noir. Donc, andésite à pyroxène hornblendifère.
Les roches décrites ci-dessus font toutes partie de l'étage m suivantes sont originaires de l'étage m,.
No. 370. Madioun. Marne, ou grès calcarifère, pris à Kédoung broubous, Madioun. C'est un gravier d'andésite avec beaucoup de minerai de fer, dans une pâte de calcaire spathique” contenant quelques foraminifères. Ressemble au No. 322.
No. 371. Madioun. Marne ou grès calcarifère, recueilli au Gardou Lëmahbang en Madioun, à proximité de la frontière de Rémbang. C’est encore un gravier d'andésite avec beaucoup de plagioclase en fragments cristallins ternes et limpides, quelques quartz limpides sans bulles de liquide, de l’augite vert-clair, de l'hypersthène brun-clair, des: hornblendes vertes sans bord foncé, des hornblendes brunes à bords. noirs, du minerai de fer, des îlots d'hydroxyde de fer et un très grand nombre de petits fragments formés de particules de pâte d'une ou de plusieurs espèces d'andésite. Tous ces fragments sont agglomérés par un ciment de calcaire spathique, dans lequel on peut voir deci delà des foraminifères, principalement des globigérines. C’est donc un gravier d'andésite très calcarifère, une #arne où un calcaire marneux arénacé si l’on veut. Ressemble à la roche précédente No. 370, et aussi au Noneee
No. 372. Madioun. Roche arénacée provenant de Padiaran. Sensiblement la même roche que la précédente, No. 371, mais dans laquelle tout le calcaire a disparu par dissolution, de sorte qu'il ne reste qu'un gravier arénacé d’andésite. Elle se montre en couches faiblement inclinées (5°) vers le Sud au village de Padiaran, district de Tiarouban, en Madioun, à plus de 200 mètres d’altitude.
1e ILES
No. 373. Madioun. Calcaire marneux de Ngawi, sur la route de Ngrahou, non loin de la frontière de Rémbang. Une roche assez dure, gris-clair, quelque peu arénacée. Au microscope, on reconnaît que cette roche aussi ne consiste nullement en spath calcaire seul, mais pour une grande part en gravier d’andésite; la teneur en calcaire spathique est toutefois plus forte que dans la roche précédente. Dans la pâte calcaire existent un très grand nombre de foraminifères, des amphistégines, des globigérines, des textularidées et diverses autres sections de foraminifères d’une détermination moins certaine.
La roche qui suit est originaire de l'étage m,.
No. 338. Calcaïre, récolté à 14 kilomètre au Nord de Diéléboung, sur la route de Dandér. C’est un calcaire assez pur, avec fort peu de
gravier d'andésite. Contient des globigérines, des textularidées, peu de rotalinidées et un grand nombre d’autres foraminifères ; puis, l’algue hthothamnium.