XIV. BAGUÉLEN
Annexes: Profils Nos. (XVII, XVIII) XIX à XXIL Carte géologique du terrain du Lohoulo, échelle 1: 100.000. Catalogue de roches Nos. 637 à 741; et de Banioumas, Nos. 742 à 752 et 771. Dessins Fig. 37, 372 et 38. Planches Nos. 9 à r2.
Baguëlen a une forme triangulaire, cette résidence se terminant au Nord en pointe aiguë, au Gg. Prahou. A l'Est, elle confine à Kéëdou et à loguia; au Sud, à la mer; à l'Ouest et au Nord-Ouest, à Banioumas. À proprement parler, Baguëlen n'a pas de frontière septentrionale, puisque les cinq résidences de Baguëlen, Kédou, Sémarang, Pékalongan et Banioumas s’y rencontrent en quelque sorte en un seul point, au Gg. Prahou; et que la portion septentrionale de Baguëlen se dirige vers cette montagne en une pointe aiguë, comprise entre Këdou et Banioumas.
Bassins. À partir du sommet Sëndoro, la ligne de partage des eaux reste d’abord constamment sur la frontière de Këédou et Baguëlen, en se dirigeant vers le Gg. Prahou; puis, sur celle de Banioumas et de Pékalongan, sans jamais pénétrer en Baguëlen. La résidence appartient donc tout entière au bassin de la côte Sud.
Les rivières principales sont :
1. Le Zérong, dont une branche importante, le Srount, a sa source sur la chaîne du Paras, au nord de Këéboumen, et se dirige au Sud, vers Ambal. Le Lérong coule, sous les noms de Xalr Ambal, Kalr Poutiang et Kalr Lérong, à peu près parallèlement à la côte jusqu’à la frontière de loguia; et, suivant la limite entre Baguëlen et loguia, ilse dirige vers la mer. Un grand affluent est le Bogowonto, qui vient du versant occidental du Soumbing, arrose Sapouran, Loano, Pourworëdio, Diénar et Pourwodadi, pour se joindre au Lérong, sur la frontière de Ioguia et à peu de distance déjà de la mer. Un second affluent important est le Xa/r Diak, qui passe par Koutoardio et qui prend sa source dans la chaîne située à l'Ouest de Sapouran.
2. Le Zoh oulo, qui prend sa source à l’Ouest de Kaliwiro et à P'Est de Lamouk. Son cours est d’abord à l'Ouest, le long du pied septen-
trional du Paras. Puis, après avoir reçu successivement le Zoh kidanpg, le Zratiaban et le Guëébang, il prend une direction Sud par Karang samboung, Kali guënding et Kéboumen vers la mer; l'embouchure prend le nom de Mouara Trountoung.
3. La rivière de Karang bolong, nommée dans son cours supérieur Kali Kemit et Kali Kendo; l'embouchure est appelée MWouara Trinting gouling.
4. Le ÆXali Idiou, rivière frontière de Banioumas, qu'on appelle à son embouchure Mouara Diètrs.
5. Le Séraïou, qui prend sa source au Gg. Prahou, se dirige d'abord au Sud par Wonosobo et Lëksono, puis à l'Ouest, vers Bandiar négara (Banioumas). La rivière reçoit des affluents très nombreux qui viennent des monts Bismo, Séndoro et Soumbing. Un affluent important, le ÆXalt Toulis, rivière frontière de Banioumas, naît aussi sur le Gg. Prahou et se joint au Séraïou un peu en aval du village de Sigalou. Le cours inférieur du Séraïou se trouve en Banioumas.
La partie septentrionale de Baguëlen, qui appartient au domaine des volcans Gg. Prahou, Gg. Sëéndoro et Gg. Soumbing, est montagneuse; le centre est montagneux ou seulement accidenté et consiste en roches tertiaires; seule la portion méridionale, depuis Gombong, Karang aniar, Këboumen, Koutoardio et Pourworëédio jusqu'à la mer, est une plaine ou même pour une partie un marécage. Le Gg. Prahou a une hauteur de 2565 mètres; celle du Gg. Séndoro est de 3145 mètres et celle du Gg. Soumbing de 3336 mètres; le terrain tertiaire présente quelques cimes dont la hauteur varie de 700 à 900 mètres; et même le sommet Midangan, sur la frontière entre Banioumas et Baguélen, s'élève à 1040 mètres.
Géologie.
A. Le terrain tertiaire et les sédiments plus anciens.
Ainsi qu'en Solo, nous trouvons ici un terrain qui se caractérise comme éocène par ses fossiles, et qui y repose aussi immédiatement sur un dépôt de roches schisteuses, accompagnées d'anciennes roches éruptives (diabase et gabbro). On ignore sur quoi reposent les schistes: ce sont les roches les plus anciennes qui soient visibles à Java. La présence de petites orbitolines dans une couche calcaire située entre les schistes, rend probable qu'ils ne remontent pas au-delà de l'époque crétacée; on n’a pas trouvé jusqu'ici d’autres fossiles dans ce terrain schisteux.
Ce terrain ancien est arrosé en grande partie par le Loh oulo et ses affluents, et c’est pour cette raison que nous le désignerons dorénavant sous le nom de , terrain du Loh oulo.”
I. Ze terrain du Loh oulo. (Comme annexe, une carte du terrain du Loh oulo, à l'échelle 1 : 100.000).
Dans le terrain miocène situé entre Bandiarnëégara (en Banioumas) au Nord, Kéboumen au Sud, Mérden (Banioumas) à l'Ouest et Kaliwiro à l'Est, il existe une espèce d’île, un terrain de schistes anciens (prétertiaires) et de roches éocènes; 1l a été représenté séparément sur la carte géologique annexée à ce chapitre, à l’échelle 1 : 100.000.
On voit donc que les schistes se montrent sur la frontière de Baguëlen et Banioumas et qu'ils s'étendent depuis Mërden jusque Lamouk; au Sud, ils sont en contact avec les roches éocènes dont la totalité presque se trouve sur le territoire de Baguëlen; le tout est environné par des roches miocènes, qui vers le Nord reposent directement sur les schistes, vers le Sud et vers l'Est, sur des roches éocènes.
Le point le plus élevé de la chaîne est le Gg. Midangan, à la limite de Baguëlen et de Banioumas; il s'élève à l'altitude de 1040 mètres.
Ce terrain est arrosé en grande partie par le Loh oulo et ses affluents. Cette. rivière a sa source à l'Est de Lamouk; elle prend son cours essentiellement vers l'Ouest, par Sëtono, Loneng, Sadang et Poutiangan, passant constamment à travers des roches argileuses tendres ou restant sur la limite de celles-ci et des schistes anciens. Elle perce ensuite ces schistes pour se joindre, au Sud du village de Lohkidang, à la rivière de ce nom; puis elle prend au Sud, à travers des schistes, passe par Karang samboung, traverse un terrain éocène jusqu’au sud de Pénounggalan, pénètre dans les roches miocènes de Kaliguënding et Këboumen et enfin se dirige par la plaine vers la mer.
Les affluents principaux du Loh oulo sont, d'amont en aval:
1. Le Xali Guëbang 1, avec son bras supérieur le Sawa/, qui prend sa source près de Lamouk. Il se réunit au Loh oulo près de Sëtono et forme la limite entre l'extrémité orientale des schistes anciens et le terrain éocène.
2. Le Æalr Loneng, dont l'embouchure est près de Loneng et dont les bras supérieurs naïssent tous au versant méridional de l’arête du Midangan.